Ce n’est qu’un au revoir…

Cette année, le moment des « au revoir » était particulièrement déchirant. Les étreintes furent plus longues que d’habitude, les pleurs plus intenses. Il planait comme une espèce d’urgence à rester dans la douceur de leur bulle afin de suspendre le temps quelques minutes encore. Au cas où… 

La fraicheur soudaine des derniers jours nous rappelle à l’ordre des saisons. L’agréable parenthèse estivale se termine. J’avoue ressentir un mini blues post vacances, le même qui se pointe inévitablement après la fin de semaine du travail… La rentrée est bien souvent synonyme de contraintes et de stress. On doit malheureusement délaisser une certaine liberté qu’on a eu tant de plaisir à goûter. J’ai toujours du mal avec le mot « fin ». Comme si quelque chose m’échappait…

Le week-end  dernier, mes enfants étaient en FaceTime avec leurs cousins de France, déjà repartis chez eux, de l’autre côté de l’océan. Je les entendais rire aux éclats en se remémorant le bel été qu’ils ont finalement passés ensemble… Je n’ai pu m’empêcher d’écouter avec amusement leur conversation animée. De la musique à mes oreilles! 

Dans le contexte actuel de la pandémie, les chances étaient assez minces de revoir la famille de l’étranger pour les grandes vacances. La patience n’est-elle pas une vertu? Après de longs mois d’incertitude et une quarantaine stricte, le bonheur des retrouvailles au Québec entre cousins étaient inespérées et magiques! 

La seule consigne de l’été: rattraper le temps et profiter pleinement de chaque moment! Les quatre mousquetaires ne se sont pas fait prier pour savourer, plus que jamais, l’instant présent.

Malheureusement, toute bonne chose a une fin… Il n’y a rien comme de rêver aux prochaines vacances pour chasser le spleen de la séparation. Après l’été, les enfants s’amusent, depuis toujours, à échafauder des plans futurs et calculent le temps avant le prochain rendez-vous de Noël: 125 dodos, 3000 heures ou 180 000 minutes! 

La bande des quatre n’est pas dupe et comprend bien les enjeux de la situation particulière que nous vivons.  Cette épée de Damoclès, ce climat d’incertitude qui nous affecte tous à différents niveaux. Cet ennemi invisible qui a métamorphosé nos vies…

Les cousins pourront-ils se retrouver pour les fêtes de fin d’année? Devront-ils patienter jusqu’aux prochaines vacances d’été? Un an, c’est bien trop long! 

Beaucoup de questions peu de réponses, mais une certitude: il faut toujours cultiver les émotions positives liés aux souvenirs heureux. Elles restent gravées dans la mémoire et aident à garder le sourire, l’espoir et un coeur léger…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.