Action de grâce… remercier quoi au juste?

L’Action de grâce au temps de la Covid, en zone rouge n’aura pas le même sens que d’habitude. Célébrer les récoltes autour d’un bon repas qui ne sera pas partagé, lui donne un goût amer. Comment peut-on rendre grâce des bonheurs reçus en 2020? J’ai beau chercher, je n’en vois pas tant. Une année à mettre au rancart et à oublier! La liste des doléances est longue…

Les mesures gouvernementales annoncées en début de semaine m’ont fait redoubler d’ardeur et d’arguments auprès de mes ados pour les encourager. La mission des parents devient de plus en plus compliquée.

L’une pleurait à l’idée d’aller à l’école seulement un jour sur deux. C’est une dernière année de secondaire qui devrait être une apothéose. Elle sera malheureusement bien chamboulée et loin des attentes d’une future graduée.Lire la suite »

J’ai la mèche courte!

Si vous me connaissez un peu, me suivez sur les réseaux sociaux et lisez mes billets, vous savez combien je suis quelqu’un qui cherche à être dans l’équilibre et la nuance. Est-ce parce que je suis du signe de la balance? Je tente toujours de comprendre et de respecter l’opinion de l’autre même si elle se situe à des années-lumière de ma vision. C’est d’ailleurs primordial dans la façon dont j’élève mes enfants. Les jugements à l’emporte-pièce et discours manichéens, très peu pour moi! Je m’en méfie car dans bien des cas ils ne démontrent pas une très grande ouverture d’esprit…

Est-ce la grisaille de ce début d’automne frisquet, l’idée du défi 28 jours qui sera sans doute prolongé et les prédictions inquiétantes des experts sur la deuxième vague? Bref, cette semaine fut mouvementée émotionnellement à bien des égards. Ce maelstrom a ébranlé ma tolérance et mon humeur. J’ai la mèche courte, moi qui suis d’habitude si pondérée… Il y a des situations où il est très difficile de voir objectivement les deux côtés de la médaille et de modérer ses ardeurs… je suis en colère!Lire la suite »

On ne dit pas non à un ami d’enfance…

C’est un peu le propre des jeunes à l’adolescence de se croire invincibles. Après eux, le déluge! Les catastrophes, les drames, les malchances, ce sont pour les autres! Et pourtant, la réalité est parfois différente…

J’ai eu la chance de vivre une enfance heureuse. Je réalise combien je suis encore portée par ces souvenirs agréables, notamment ceux que je partageais avec ma précieuse bande d’amis à la campagne, dans la région de Magog.

Un douloureux événement est venu bousculer nos douces illusions d’adolescence. Il y eut un « avant » et un « après ». Brutalement, notre insouciance allait être ébranlé. Nous avons pris conscience de la fragilité de la vie et surtout du bonheur qui ne tient parfois qu’à un fil. Lire la suite »

Ce n’est qu’un au revoir…

Cette année, le moment des « au revoir » était particulièrement déchirant. Les étreintes furent plus longues que d’habitude, les pleurs plus intenses. Il planait comme une espèce d’urgence à rester dans la douceur de leur bulle afin de suspendre le temps quelques minutes encore. Au cas où… 

La fraicheur soudaine des derniers jours nous rappelle à l’ordre des saisons. L’agréable parenthèse estivale se termine. J’avoue ressentir un mini blues post vacances, le même qui se pointe inévitablement après la fin de semaine du travail… La rentrée est bien souvent synonyme de contraintes et de stress. On doit malheureusement délaisser une certaine liberté qu’on a eu tant de plaisir à goûter. J’ai toujours du mal avec le mot « fin ». Comme si quelque chose m’échappait…Lire la suite »

Ma chère Mitsou, pour ton 50ème anniversaire…

J’ai fait la connaissance de Mitsou le 31 décembre 2003. On dit souvent que dans la vie, il faut s’entourer de gens positifs. En voyant Mits la première fois en cette veille du jour de l’an, j’ai bien compris qu’elle faisait partie de cette équipe-là; celle des gens lumineux dont l’énergie vous attire.

Comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai suivi les débuts de Mitsou, la chanteuse. C’était un véritable phénomène populaire au Québec! Depuis plus de 16 ans, je côtoie cette femme fascinante et magnétique. Celle qui est en évolution constante, s’est réinventée mille fois et ose tout le temps. Comment fait-elle pour avoir une telle énergie? Je me le demande encore!

À la mi-août, je lui ai fait part de mon projet. À quelques jours de son 50e anniversaire, j’avais envie de l’interviewer de façon différente et d’aller ailleurs.

« Mais tu me connais déjà tellement » m’a-t-elle répondu!

Contrairement à ce qu’on peut penser, Mitsou n’est pas tout à fait un grand livre ouvert. Derrière ce grand soleil, il y a aussi des zones d’ombres, des doutes, des sujets plus difficiles à aborder. Mais surtout, il y a un désir de s’affranchir de certaines peurs, de se libérer et de s’accepter. Un jour à la fois, en toute humilité. C’est aussi ça avoir 50 ans…

Nous étions chez elle à siroter un café au lait. C’est une femme émue qui s’est assise en face de moi.

« Ça me touche que tu fasses ça Julie… »

Ses beaux grands yeux bleus se sont remplis d’eau…

J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire cette entrevue que j’en ai eu à la faire! Moi aussi, j’ai découvert Mitsou autrement. Je la remercie pour sa confiance et sa générosité…

 

J- Mitsou, tu viens d’une famille d’artistes, tu as ça dans le sang! Tu tournais déjà comme comédienne, mais pourquoi as-tu eu envie de devenir chanteuse? Qu’est-ce qui t’animait à ce moment-là?

M- En fait, vers l’âge de 13 ans j’ai été un peu déçue. Je tournais le personnage d’Anouck Jacquemin dans Terre Humaine à Radio-Canada et j’ai décidé de me faire couper les cheveux très courts style Véronique Béliveau. Le p’tit look « punkette », ça n’a pas passé au niveau de la production. Peu à peu mon personnage s’est dissout et ça m’avait choquée. J’étais déjà très attirée par la musique, je commençais à admirer, entre autres, David Bowie qui était à la fois chanteur et acteur. Je me suis dit que peut-être le métier de comédienne, ce n’était pas ce que je voulais. Les chanteurs semblaient avoir plus de pouvoir sur la direction artistique qu’ils prenaient et ça, ça m’attirait!

J- Donc c’est un peu grâce à Bowie que tu es devenue chanteuse?Lire la suite »