Julie, calme-toi le pompon!

 

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C’est à se demander si c’est mon fils Augustin ou moi qui s’apprête à passer les examens d’admission au secondaire ! Pourtant j’ai déjà vécu la procédure avec mon aînée, mais il faut croire que je ne m’y fais pas! Le 14 octobre midi les jeux seront faits, nous pourrons alors tous souffler!

Tout a débuté sur un terrain de soccer au mois de mai il y a quatre ans alors que j’encourageais l’équipe de mon fils. Une maman est venue me demander si j’avais engagé un prof afin de préparer ma fille aux tests d’entrée en secondaire en octobre prochain. En général, je suis de nature organisée, mais là je n’avais pas encore anticipé ou même envisagé la chose. Pourquoi un tuteur quand les résultats scolaires sont satisfaisants? Est-ce vraiment nécessaire ? Je pensais simplement acheter les livres de révisions, superviser le tout, merci bonsoir!

Cette copine m’expliqua avec beaucoup d’enthousiasme que la plupart des enfants prennent des cours, parfois même six mois à l’avance. “L’été sera malheureusement hypothéqué”, me dit-elle, “ce n’est plus comme dans « notre temps », la compétition est féroce, le niveau des bonnes écoles privées est élevé, etc.” À mon “époque”, on pensait à l’examen d’entrée la veille! Nos parents n’avaient pas l’anxiété branchée sur le 220! Il faut dire que les écoles privées étaient peut-être moins convoitées…

Bref, cette mère m’avait assommée avec ses propos alarmistes et pendant une minute, j’eus l’impression qu’elle faisait référence à l’entrée d’une université du calibre de Harvard, McGill ou Cambridge et non d’une école secondaire… Pincez-moi je rêve!

J’ai mené ma petite enquête et me suis aperçue avec désarroi que cette maman n’avait pas tout à fait tort. Même les amies de ma fille en discutaient entre elles et se montaient la tête ! À croire qu’il y a complot des tuteurs et tutrices du Québec ! Bref, j’ai flanché moi aussi, prise dans ce tourbillon… malsain! « Allo, allo, tutrice demandée svp ! » Me voilà encore à traverser ce processus avec mon garçon et je trouve ça complètement fou!

Je suis tout de même bien fière de lui comme je l’étais de ma Biquette. De son plein gré et en plus de ses devoirs réguliers de 6e année, il a voulu commencer les révisions avec une tutrice formidable beaucoup plus patiente et pédagogue que moi. La bonne nouvelle dans tout cela? Il n’a presque plus le temps de jouer à Fortnite! (voir mon autre billet) https://juliedupage.com/2018/08/18/fortnite-pu-capable/)

Je continue néanmoins de penser que cette pression que l’on met sur nos enfants est beaucoup trop forte et que l’enjeu n’existe pas. On est loin de jouer sa vie à 11 ans! Pour nous parents performants de la génération X, c’est un réel défi que de pondérer nos attentes envers eux. Ne sommes-nous pas les pires dans ces histoires à vouloir forcément ce qu’il y a de mieux et à exercer une pression, même latente? Est-ce une compétition entre parents? Je suis sidérée et affligée par les nombreux articles (encore cette semaine dans La Presse Plus) que je lis sur le stress de performance, l’anxiété, les troubles somatoformes chez les enfants et ados…

Qu’arriverait-il si mon fils échouait ses examens du week-end? Il irait tout simplement dans une autre école. Et ce ne serait pas plus grave que ça ! Malgré tout, je dois humblement avouer qu’il m’arrive encore d’avoir à me répéter ceci: « Julie, respire et calme-toi le pompon! 

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