Des apparences trompeuses…

 

 

Il m’arrive souvent d’imaginer la vie des gens que je croise brièvement. Bien que je ne ne les connaissent pas, je les observe et parfois une démarche, un sourire, un regard, un timbre de voix me donne envie de construire un personnage et de leur inventer une histoire. Déformation professionnelle sans doute.

On ne soupçonne jamais vraiment ce que les gens vivent, encore moins ce qu’ils ressentent.

Cette foutue pandémie et ces confinements à répétition n’ont fait qu’exacerber cela. On se sent loin des autres, reclus dans un climat ô combien anxiogène.

L’histoire que je m’apprête à vous raconter est vraie. Si j’avais eu à inventer la vie de cette femme, je n’aurais jamais parié sur cette version-là. Pourtant, c’est la réalité. Des mois plus tard, j’y repense encore…Lire la suite »

Julie, calme-toi le pompon!

 

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C’est à se demander si c’est mon fils Augustin ou moi qui s’apprête à passer les examens d’admission au secondaire ! Pourtant j’ai déjà vécu la procédure avec mon aînée, mais il faut croire que je ne m’y fais pas! Le 14 octobre midi les jeux seront faits, nous pourrons alors tous souffler!

Tout a débuté sur un terrain de soccer au mois de mai il y a quatre ans alors que j’encourageais l’équipe de mon fils. Une maman est venue me demander si j’avais engagé un prof afin de préparer ma fille aux tests d’entrée en secondaire en octobre prochain. En général, je suis de nature organisée, mais là je n’avais pas encore anticipé ou même envisagé la chose. Pourquoi un tuteur quand les résultats scolaires sont satisfaisants? Est-ce vraiment nécessaire ? Je pensais simplement acheter les livres de révisions, superviser le tout, merci bonsoir!

Cette copine m’expliqua avec beaucoup d’enthousiasme que la plupart des enfants prennent des cours, parfois même six mois à l’avance. “L’été sera malheureusement hypothéqué”, me dit-elle, “ce n’est plus comme dans « notre temps », la compétition est féroce, le niveau des bonnes écoles privées est élevé, etc.” À mon “époque”, on pensait à l’examen d’entrée la veille! Nos parents n’avaient pas l’anxiété branchée sur le 220! Il faut dire que les écoles privées étaient peut-être moins convoitées…

Bref, cette mère m’avait assommée avec ses propos alarmistes et pendant une minute, j’eus l’impression qu’elle faisait référence à l’entrée d’une université du calibre de Harvard, McGill ou Cambridge et non d’une école secondaire… Pincez-moi je rêve!

J’ai mené ma petite enquête et me suis aperçue avec désarroi que cette maman n’avait pas tout à fait tort. Même les amies de ma fille en discutaient entre elles et se montaient la tête ! À croire qu’il y a complot des tuteurs et tutrices du Québec ! Bref, j’ai flanché moi aussi, prise dans ce tourbillon… malsain! « Allo, allo, tutrice demandée svp ! » Me voilà encore à traverser ce processus avec mon garçon et je trouve ça complètement fou!Lire la suite »