50 ans, ainsi va ma vie!

Ce n’est pas tant le chiffre qui m’a donné le vertige, mais la vitesse supersonique à laquelle je l’ai atteint! « Hier encore j’avais 20 ans… »

Certains souvenirs sont tellement vifs que j’ai du mal à réaliser qu’ils soient si lointains sur ma ligne de vie. Il y en a d’autres pour lesquelles j’aimerais avoir la mémoire qui flanche et ne plus me souvenir très bien.… Mais bon.

Le temps semble toujours s’accélérer et cette cadence incessante m’effraie. Elle me ramène à mes doutes et à mes insécurités. C’est là que l’affolement s’installe, momentanément.

J’avoue que l’idée de mes 50 ans m’a procuré quelques palpitations et moments d’angoisse. Je ne parle pas ici de coquetterie sur les signes de l’âge, mais plutôt de remises en question profondes: suis-je sur mon X, en adéquation avec mes convictions? Mes objectifs sont-ils atteints? Devrais-je précipiter certains rêves?

Respire Julie, respire…

Il m’arrive de m’interroger à ce que serait ma vie si mes choix avaient été différents. Le fameux « et si » est un terrain redoutable, notamment à certaines périodes plus fragiles où je préfère garder des oeillères et éviter cette avenue. Qui n’a pas quelques regrets?

Peut-être est-ce parce que nous vivons dans une ère de performance obligatoire, mais j’ai longtemps été obsédée par le fait de « rentabiliser » absolument mon temps. J’avais même développé une sorte d’intransigeance à l’idée de le perdre d’une manière ou d’une autre avec un mauvais film, un livre insipide, une rencontre décevante, un week-end raté, etc.

Je commence heureusement à m’affranchir de cette réalité étourdissante et si contraignante même si j’ai longtemps cru que c’était ma nature profonde. Un mélange de sagesse, de quête absolue de bonheur, d’expériences et de pandémie m’a appris à voir les choses autrement.

J’ai réalisé avoir trop souvent manqué d’indulgence envers moi-même et j’ai compris que la bienveillance dont je fais preuve envers les autres, je pouvais et devais l’avoir aussi à mon égard. Oh, que j’ai sprinté et pédalé! Bien sûr, il m’est arrivé de flâner, jamais sans culpabilité…

C’est justement en flânant que le corps et l’esprit se régénèrent et que l’on arrive à prendre du recul sur soi. Arrêter le temps pour se donner un moment de réflexion indispensable. J’apprivoise petit à petit le lâcher-prise et maitrise de mieux en mieux l’art de ne pas tout contrôler…

La vie est surprenante par sa complexité. Elle est parfois tout et son contraire et saisir ses multiples nuances relève du défi. Ce sont toutes ces strates qui en font sa grandeur. J’aime penser qu’il existe forcément une façon d’y percevoir le bonheur et mon instinct ne m’a jamais trahie. Tout est une question de perception.

Je suis la somme de ces expériences vécues, bonnes ou mauvaises qui m’ont fait grandir, de ces personnes rencontrées avec lesquelles j’ai évolué. Certaines m’accompagnent encore, d’autres ont cédé la place à de nouvelles amitiés que je chéris. Je mesure ma grande chance d’être si bien entourée.

Plus que jamais, la femme, la mère, l’épouse, l’amie, la collègue que je suis est portée par un besoin viscéral de connaitre, de créer et d’être stimulée.

J’ai une irrésistible envie de vivre et d’aimer pleinement!

Fougueuse comme à 20 ans et heureusement, mieux aguerrie.

Ainsi va ma vie!

#thisis50

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Crédit photo Julie en blanc: Sébastien Sauvage

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