Le temps d’une chanson

Je ne me souviens pas de moments où la musique n’a pas été présente dans ma vie. Elle a un pouvoir évocateur immense et peut, en quelques secondes, raviver nos souvenirs les plus lointains.

Spontanément, je pense à la musique des années 1980, dont je ne me lasse jamais et qui a accompagné mes premiers partys cools d’adolescente. Ou aux cantiques de Noël que ma grand-mère Rita entonnait au piano de sa belle voix de soprano. C’est le Concerto no 1 pour piano et orchestre de Tchaïkovski que papa mettait à tue-tête le dimanche matin quand il jugeait que la grasse matinée de ses filles avait assez duré. Et lorsque maman montait le son de Barbra Streisand, je savais qu’elle s’apprêtait à cuisiner en grand !Lire la suite »

Laisser entrevoir l’espoir

 

Récemment, un journaliste a fait appel à moi pour sa chronique hebdomadaire. Il désirait connaître les émissions québécoises qui avaient marqué mon enfance. L’idée m’a amusée et spontanément j’ai répondu : Franfreluche !

J’ai encore le vif souvenir de cette poupée qui racontait des contes et légendes aux enfants. Ce qui me fascinait par-dessus tout, c’est qu’elle arrivait à entrer physiquement dans le grand livre pour changer le cours d’une histoire qui ne lui plaisait pas afin que le dénouement soit plus juste, équitable ou heureux.

Ne rêve-t-on pas tous d’un monde comme ça?

Cette émission jeunesse a façonné la petite fille que j’étais et le besoin de faire le bien autour de moi. Encore aujourd’hui, je reste fascinée par le thème du destin et des choix que l’on pose à la croisée des chemins.

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Plus fort que tout!

 

Il est dans l’ordre des choses que nos enfants s’émancipent à l’adolescence et qu’ils préfèrent  chiller  avec les ami(es). Les movie nights à répétition avec papa-maman, gracieuseté de la pandémie, je les ai savourés. Je savais pertinemment que ce petit plaisir coupable me faisait gagner du temps sur du temps emprunté.

Nous élevons nos enfants pour en faire des êtres débrouillards, indépendants, autonomes et armés pour la vie.

Mon coeur de maman voit néanmoins venir le temps d’une époque qui changera tôt ou tard. Secrètement, j’appréhende le moment où ils se détacheront un peu trop et encore plus celui où ils quitteront le nid familial.

Jamais je ne l’exprime ouvertement de peur de perdre mon statut de maman cool pour celui de maman fatigante. Je ne voudrais surtout pas que mes ados aient une autre raison d’exercer leurs mimiques d’exaspération et les fameux roulements des yeux, si caractéristiques d’un fossé de génération.

Une récente soirée d’hiver m’a redonné espoir; mon fils de 16 ans m’a fait verser une larme de  pure tendresse…Lire la suite »

Une histoire qui me tient à coeur

Février, c’est le mois du cœur. Il y a encore beaucoup trop d’inégalités entre les hommes et les femmes et en 2023, ces écarts se font toujours sentir dans plusieurs domaines, notamment celui de la santé cardiaque et cérébrale des femmes.

Je le sais, car je m’intéresse grandement à ce sujet depuis plus de 10 ans. Depuis que ma cardiologue, Dre Rivard, m’a annoncé que je devais subir une opération du cœur par cathéter pour des extrasystoles, une forme d’arythmie.

Je vivais avec cette condition depuis l’adolescence, mais elle s’est intensifiée après ma deuxième grossesse. Les changements hormonaux y étaient sans doute pour quelque chose, mais chaque fois que je consultais, on minimisait mes propos et on y accordait peu d’importance.  Je relatais mes symptômes, posais des questions, en vain. J’avais l’impression de faire perdre du temps.

-« Ce n’est rien », « on n’en sait pas trop sur les extrasystoles, c’est très courant et plutôt féminin », « ce n’est pas vraiment grave », etc.

Peut-être pas grave, mais je ressortais tout de même avec des médicaments bêtasbloquants, ce qui n’est pas anodin!

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50 ans, ainsi va ma vie!

Ce n’est pas tant le chiffre qui m’a donné le vertige, mais la vitesse supersonique à laquelle je l’ai atteint! « Hier encore j’avais 20 ans… »

Certains souvenirs sont tellement vifs que j’ai du mal à réaliser qu’ils soient si lointains sur ma ligne de vie. Il y en a d’autres pour lesquelles j’aimerais avoir la mémoire qui flanche et ne plus me souvenir très bien.… Mais bon.

Le temps semble toujours s’accélérer et cette cadence incessante m’effraie. Elle me ramène à mes doutes et à mes insécurités. C’est là que l’affolement s’installe, momentanément.

J’avoue que l’idée de mes 50 ans m’a procuré quelques palpitations et moments d’angoisse.Lire la suite »