Le IPad, suite…

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Je me devais de répliquer à la lettre collective (L’IPad a le dos large) parue ce matin dans la Presse Plus en réaction à mon article sur les tablettes dans les écoles. J’ai l’impression que ces cinq personnes n’ont pas compris mes propos. Ou peut-être cherchaient-ils un bouc émissaire pour justifier leurs certitudes? Voici ma réponse:

Mesdames et Monsieur,

J’ai lu votre réponse, mais avez-vous vraiment lu mon texte ? On peut réellement se poser la question. Avez-vous également lu l’article précédant dans La Presse Plus du 26 novembre qui a inspiré ma réflexion? Mon billet ne se voulait pas polémique…

Mon modeste propos n’avait pas d’autres prétentions que de refléter les inquiétudes de la maman que je suis, notamment sur le temps d’exposition quotidien aux écrans. Je pensais en particulier aux élèves plus jeunes du début du secondaire qui ne savent pas toujours bien gérer leur temps.

Si vous m’avez bien lue, vous avez en principe compris que je ne suis pas contre l’utilisation de la tablette à l’école. Bien au contraire!

Mon texte montre très clairement que je suis ni obtuse, ni passéiste, ni nostalgique, ni contre le progrès. Je suis pour les outils modernes du XXIe siècle comme vous le dites. La tablette en fait partie, mais l’éducation ne se résume pas à un IPad qui serait subitement devenu l’outil universel. Les nombreux commentaires reçus suite à la parution de mon texte me démontrent que beaucoup de professeurs et de parents pensent comme moi.

Vous invoquez de très nombreuses études auxquelles vous vous êtes référées ainsi qu’à une pléthore de spécialistes.  Même notre astronaute préféré est mis à contribution dans votre argumentation! Je ne conteste pas la validité de ces études ni la pertinence des spécialistes consultés, mais je pense que le vécu au quotidien peut apporter d’autres conclusions.

Oui à la tablette dans les écoles! Mais tout est dans la recherche d’un équilibre harmonieux. Trop, c’est comme pas assez! Il est important de reconnaître que des nuances et des divergences d’opinions peuvent aussi exister.

Bien cordialement,

Julie du Page

Trop, c’est comme pas assez!

L’école de mon fils est passée au 100% numérique depuis la rentrée dernière. Chaque enfant possède un IPad et même si nous avons eu à acheter quelques livres  papier, la grande majorité des études se fait sur tablette. Pour un établissement plutôt traditionnel et conformiste, c’est tout un changement !

Il y a quelques années, je me souviens encore d’être allée voir le directeur pour me plaindre de la piètre qualité des photocopies recto verso qu’on donnait aux élèves, notamment pour apprendre la géographie et l’histoire. Nous vivons (nos enfants encore plus) dans un monde d’images. Pour les intéresser et les stimuler, adaptons-nous un peu à leur réalité.  Apprendre le relief et la surface des continents en noir et blanc, pas super comme idée !

Même si le IPad ajoute un côté ludique à l’enseignement de nos enfants, il n’a pas que des qualités. Je trouve navrant de voir mon fils penaud après un examen de géométrie parce qu’il n’a pas su utiliser habilement son rapporteur sur la tablette. « Ben oui maman, déposer un vrai rapporteur d’angle sur un écran tactile, c’est pas évident ! » Effectivement… Dans ce cas, une copie papier aurait été plus pertinente. C’est une question de bon sens.Lire la suite »

C’est non négociable !

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Combien de fois elle a voulu abandonner le piano. Combien de fois j’ai insisté pour qu’elle continue. Tel un perroquet usant de tous les arguments jusqu’à en être bien fatigante, je l’admets…… Il aurait été plus facile de déclarer forfait pour ne plus entendre cet éternel rechignage et avoir la sainte paix ! Ma Biquette a évidemment essayé plus d’une activité. On ne peut pas tout faire et c’est important d’explorer afin d’affiner ses goûts. Exit soccer, ballet, dessin, volley-ball, etc !

La musique apporte tant dans une vie… Il m’arrive encore de m’asseoir au piano au gré de mon humeur. Les parents sont parfois les plus mal placés. Convaincre sa progéniture n’est pas toujours une mince affaire. C’est fou comme le  « message » passe plus facilement venant d’une tierce personne…

Mais le piano pour mes enfants, comment vous dire, c’était non-négociable ! Il me fallait un plan d’attaque et surtout un allié(e)! C’est à ce moment-là que cette chère Marie-Ève est entrée en scène.Lire la suite »

Julie, calme-toi le pompon!

 

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C’est à se demander si c’est mon fils Augustin ou moi qui s’apprête à passer les examens d’admission au secondaire ! Pourtant j’ai déjà vécu la procédure avec mon aînée, mais il faut croire que je ne m’y fais pas! Le 14 octobre midi les jeux seront faits, nous pourrons alors tous souffler!

Tout a débuté sur un terrain de soccer au mois de mai il y a quatre ans alors que j’encourageais l’équipe de mon fils. Une maman est venue me demander si j’avais engagé un prof afin de préparer ma fille aux tests d’entrée en secondaire en octobre prochain. En général, je suis de nature organisée, mais là je n’avais pas encore anticipé ou même envisagé la chose. Pourquoi un tuteur quand les résultats scolaires sont satisfaisants? Est-ce vraiment nécessaire ? Je pensais simplement acheter les livres de révisions, superviser le tout, merci bonsoir!

Cette copine m’expliqua avec beaucoup d’enthousiasme que la plupart des enfants prennent des cours, parfois même six mois à l’avance. “L’été sera malheureusement hypothéqué”, me dit-elle, “ce n’est plus comme dans « notre temps », la compétition est féroce, le niveau des bonnes écoles privées est élevé, etc.” À mon “époque”, on pensait à l’examen d’entrée la veille! Nos parents n’avaient pas l’anxiété branchée sur le 220! Il faut dire que les écoles privées étaient peut-être moins convoitées…

Bref, cette mère m’avait assommée avec ses propos alarmistes et pendant une minute, j’eus l’impression qu’elle faisait référence à l’entrée d’une université du calibre de Harvard, McGill ou Cambridge et non d’une école secondaire… Pincez-moi je rêve!

J’ai mené ma petite enquête et me suis aperçue avec désarroi que cette maman n’avait pas tout à fait tort. Même les amies de ma fille en discutaient entre elles et se montaient la tête ! À croire qu’il y a complot des tuteurs et tutrices du Québec ! Bref, j’ai flanché moi aussi, prise dans ce tourbillon… malsain! « Allo, allo, tutrice demandée svp ! » Me voilà encore à traverser ce processus avec mon garçon et je trouve ça complètement fou!Lire la suite »

Cher Monsieur Aznavour…

 

CHARLES AZNAVOUR

Ce matin j’étais en tournage et revenue dans ma loge, j’ai appris la triste nouvelle de la mort de Charles Aznavour. Johanne ma maquilleuse avait bien remarqué mes yeux un peu rouges… Quelques larmes versées pour celui qui accompagne mes joies, mes peines et mes doutes depuis si longtemps…

Enfant, combien de fois je me suis réveillée aux sons de Brassens, Brel, Barbara, Douai, Ferré, Aznavour que mes parents faisaient jouer sur le 33 tours de la maison. Contrairement à d’autres chanteurs français de l’époque qui demandent une bonne dose d’optimisme pour les écouter sans brailler (coucou Monsieur Ferré), Aznavour n’est jamais déprimant, loin de là. Juste extrêmement émouvant. Il a toujours été mon préféré. Ses mélodies sont accrocheuses et ses textes poignants décrivent une réalité parfois dure qui donne l’impression d’être aux premières loges d’une histoire et même d’en faire partie. À travers ses chansons, il a une capacité à nous plonger en quelques phrases dans un monde « cinématographique » à l’acuité si juste.

Parmi toutes ces magnifiques chansons, il y a en a une, peut-être moins connue, qui demeure ma favorite. « Non je n’ai rien oublié » évoque tant de choses pour moi et reprend des thèmes qui me sont si chers : le temps qui passe, les rendez-vous manqués, les choix de vie, les coups du destin…

Édith Piaf lui avait dit « qu’il ne ferait jamais rien avec ses chansons ». Et pourtant… Plusieurs professeurs de musique critiquaient son timbre de voix et le déconseillaient de chanter. Et pourtant… Son physique n’était pas un atout à l’époque des chanteurs « belles gueules » comme Yves Montand. Et pourtant…Lire la suite »