Le IPad, suite…

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Je me devais de répliquer à la lettre collective (L’IPad a le dos large) parue ce matin dans la Presse Plus en réaction à mon article sur les tablettes dans les écoles. J’ai l’impression que ces cinq personnes n’ont pas compris mes propos. Ou peut-être cherchaient-ils un bouc émissaire pour justifier leurs certitudes? Voici ma réponse:

Mesdames et Monsieur,

J’ai lu votre réponse, mais avez-vous vraiment lu mon texte ? On peut réellement se poser la question. Avez-vous également lu l’article précédant dans La Presse Plus du 26 novembre qui a inspiré ma réflexion? Mon billet ne se voulait pas polémique…

Mon modeste propos n’avait pas d’autres prétentions que de refléter les inquiétudes de la maman que je suis, notamment sur le temps d’exposition quotidien aux écrans. Je pensais en particulier aux élèves plus jeunes du début du secondaire qui ne savent pas toujours bien gérer leur temps.

Si vous m’avez bien lue, vous avez en principe compris que je ne suis pas contre l’utilisation de la tablette à l’école. Bien au contraire!

Mon texte montre très clairement que je suis ni obtuse, ni passéiste, ni nostalgique, ni contre le progrès. Je suis pour les outils modernes du XXIe siècle comme vous le dites. La tablette en fait partie, mais l’éducation ne se résume pas à un IPad qui serait subitement devenu l’outil universel. Les nombreux commentaires reçus suite à la parution de mon texte me démontrent que beaucoup de professeurs et de parents pensent comme moi.

Vous invoquez de très nombreuses études auxquelles vous vous êtes référées ainsi qu’à une pléthore de spécialistes.  Même notre astronaute préféré est mis à contribution dans votre argumentation! Je ne conteste pas la validité de ces études ni la pertinence des spécialistes consultés, mais je pense que le vécu au quotidien peut apporter d’autres conclusions.

Oui à la tablette dans les écoles! Mais tout est dans la recherche d’un équilibre harmonieux. Trop, c’est comme pas assez! Il est important de reconnaître que des nuances et des divergences d’opinions peuvent aussi exister.

Bien cordialement,

Julie du Page

La vie privée existe-t-elle encore ?

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En 2018, est-ce un leurre d’utiliser l’expression « vie privée » ? N’est-elle pas déjà tellement malmenée? Depuis longtemps, prenons l’exemple des cartes de crédit, débit, points bonis, des téléphones intelligents ou même des caméras partout dans la ville. Il y a une ingérence omniprésente et impudique dans nos vies. Tout peut être su, vu, analysé et retracé. Même l’ermite qui résiste subit cette intrusion à son insu. Une des alternatives sera-t-elle d’adhérer à un service de messagerie ultra sécurisée et encryptée comme Proton Mail basé en Suisse ?

C’est bien évidemment le cas avec tous les réseaux sociaux et en particulier avec Facebook. Tout membre de la confrérie FB qui fait acte d’allégeance (sans bien tout comprendre d’ailleurs) cède une partie de son anonymat et s’expose lourdement. D’où l’importance de l’utiliser avec parcimonie et discernement. Tout est stocké et demeure « ad vitam aeternam ». C’est un sujet que j’aborde fréquemment avec mes enfants qui seront les utilisateurs de demain… Pas le droit aux conneries qui resteront indélébiles ! C’était quand même plus simple avant…

Ce préambule établi, je m’interroge sur l’étonnement de certains médias concernant l’affaire Cambridge Analytica. Sommes-nous si naïfs ? Facebook est sans aucun doute la pointe de l’iceberg. La porosité du Net est notoire et les exemples de fuites importantes sont nombreux : grandes chaînes commerciales, banques, institutions gouvernementales, etc. Rien n’est gratuit et à la moindre application que nous téléchargeons, nous cédons nos données et nos droits. Nous louangeons les super algorithmes, mais ils se retournent aussi contre nous en nous imposant des choix et en nous manipulant. Il y a lieu de s’insurger, bien sûr, mais pas de jouer à l’ « étonné(e) ». Pas en 2018 !

Pourquoi Monsieur Zuckerberg conserve-t-il toutes nos données alors qu’il s’agit d’un réseau social ?Lire la suite »