« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » Jean de la Fontaine *

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Dans ces temps incertains et bancals, j’ai besoin d’essayer de trouver un certain ordre, un semblant d’équilibre. Cela parait étrange, mais depuis le début de ce confinement je n’arrête pas de récurer, d’organiser, de classer frénétiquement. Ma maison n’aura jamais été aussi propre, dommage que vous ne puissiez venir prendre un verre!

Avec cette crise majeure, les émissions d’informations sont les plus prisées et tel un rendez-vous télévisuel fixe, j’attends avec impatience les points de presse de notre Premier ministre, Monsieur François Legault et de son équipe. Ils ont toute mon admiration car ils savent être à la fois rassurants, empathiques, clairs et précis.  Je suis bien d’accord avec l’humoriste Adib Alkhalidey; moi aussi j’aurais envie d’appeler Monsieur Legault « papa »! C’est l’homme de la situation, toutes allégeances politiques confondues, n’est-on pas fiers qu’il soit notre capitaine?

Cet isolement permet de faire le point et remet en perspective de nombreux aspects, notamment celui des libertés individuelles ici bousculées et entravées. Bien que notre société très individualiste ait du mal à l’accepter, nous sommes néanmoins tous en train de réévaluer notre façon de communiquer, d’échanger avec les autres, de gérer le stress lié à cette catastrophe et d’employer notre temps.

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À l’aube de 2020, peut-on tout dire?

 

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Lorsque mon mari est entré dans ma vie, il avait l’impression que ma famille et moi nous nous disputions à table.

«Mais non, on n’est pas fâchés on discute simplement! »

Il a dû s’habituer au ton passionné de nos conversations. Ces échanges de point de vue se terminent toujours dans la bonne humeur et sans rancune! Nos opinions parfois diamétralement opposées ne nous empêchent jamais de respecter nos différences. C’est comme une règle évidente, non-écrite.

J’ai encore en mémoire mes cours de philo et particulièrement ceux sur la dialectique grecque qui résonnent d’une façon très moderne: « avoir des opinions différentes et chercher à se convaincre mutuellement au moyen d’arguments valables » : thèse, antithèse et synthèse. Je pose, j’oppose et je compose.

Je lisais récemment une entrevue de l’artiste française Charlotte Gainsbourg dans The Guardian. Elle faisait le triste constat qu’aujourd’hui on ne peut plus dire grand-chose. «Tout est si politiquement correct, si ennuyeux, si prévisible”.

Son père, Serge Gainsbourg, grand provocateur serait de nos jours assurément censuré.

Et parfois, on ne peut plus faire grand chose non plus! L’animatrice Ellen DeGeneres a dû se justifier d’avoir assisté à un match de football. « Pourquoi une démocrate gaie de Hollywood est-elle assise à côté d’un ex-président républicain? » Tout simplement parce qu’elle est amie avec Monsieur George Bush ainsi qu’avec beaucoup de gens qui ne partagent pas ses idées.

– Et comme elle le dit : « On est tous différents et je pense qu’on a oublié que c’est ok. »

Ne vous arrive-t-il jamais de vous auto-censurer en choisissant d’aborder des sujets inoffensifs comme la météo par exemple, pour être certain d’atteindre le point de consensus plutôt que le point de rupture?

En dehors de nos familles et amis proches, peut-on tout dire et exprimer notre pensée librement, sans être jugé sévèrement ou assimilé à un électron libre? Les mentalités ont fort heureusement évolué. Mais tous sujets et enjeux sociétaux peuvent être dérangeants. Cela dépend de l’ouverture d’esprit avec lesquels on les approche.

Dans un billet où j’ai prôné et encouragé ouvertement la diversité corporelle, j’ai été taxée par certains de « grossophobe ». Cherchez l’erreur!Lire la suite »

Ne jouez pas avec mes sentiments!

 

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Il y a quatre ans, une nouvelle bouleversante est venue ébranler notre petit cocon familial. Petit à petit, nous nous sommes reconstruits puis l’idée d’accueillir un chien s’est imposée. Afin de recoller comme il le faut nos petits cœurs ébranlés qui avaient tant pleuré.

Tel un roi, Boogie est arrivé dans notre famille pour notre plus grand bonheur! Nous avons tous craqué pour cet adorable Cockapoo! Cette petite boule d’amour si thérapeutique comprend et ressent tout. Il ne lui manque que la parole, j’exagère à peine! Gaga vous dites? Vous avez raison, ce petit chien est très gâté et cajolé. Il m’arrive même de faire consciemment un peu d’anthropomorphisme…

La maman poule que je suis auprès de mes enfants l’est également avec son chien, toute proportion gardée bien sûr! Après tout, Boogie est un petit être qui dépend de nous et pour lequel je m’inquiète quand il ne va pas bien.

J’ai fait de nombreuses visites chez le vétérinaire, notamment pour des otites à répétition, allergies à on ne sait quoi, etc. Une histoire sans fin… Chaque fois, je suis renversée par les coûts faramineux liés à ces visites. La moindre prestation est payante, je n’ose plus demander quoi que ce soit!Lire la suite »

S’il y avait eu erreur médicale?

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’enquête révélatrice de la Presse faite sur les erreurs médicales. Cette série d’articles et de statistiques très bien documentés met en lumière des cas d’erreurs, de négligence et d’incompétence. La divulgation de ces histoires si injustes a touché chez moi une corde sensible, celle de la colère et de l’indignation et fit remonter à ma mémoire une période difficile.

Cet événement a laissé des traces dans mon inconscient puisque aujourd’hui encore, je ne pénètre pas dans un milieu hospitalier sans ressentir une vive appréhension et le réflexe d’être sans cesse sur mes gardes.

J’étais alors enceinte de mon deuxième enfant. La grossesse se déroulait à priori normalement et je vaquais allègrement à mes nombreuses occupations familiales et professionnelles. Le vent tourna, le verdict tomba : à vingt-six semaines, on m’annonça un diagnostic de placenta praevia complet. C’est seulement 1% des grossesses.Lire la suite »

J’ai longtemps pensé que mon anniversaire était le 6 septembre et pourtant c’est le 6 octobre…

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Pour moi, le 6 septembre n’est pas une date ordinaire ni une journée comme les autres. C’est l’ancienne date de mon anniversaire ! Oui, ce n’est pas une blague ! Rassurez-vous, ça ne relève pas du paranormal ! Jusqu’à l’âge de 8 ans, je me réveillais le matin du 6 septembre, excitée comme une puce, le sourire fendu jusqu’aux oreilles ! Les festivités se poursuivaient puisque la veille c’était l’anniversaire de mariage de mes parents, le lendemain celui de mon père et ça tombait souvent autour du long week-end de la fête du Travail! Je n’ai pas trop changé, encore maintenant tout est prétexte à faire la fête !

Et puis un jour, en voiture sur le chemin de l’école, papa m’annonça d’un ton calme et rassurant que j’étais née un mois plus tard, soit le 6 octobre !Lire la suite »