Allez les Roses!

C’est probablement par déformation professionnelle que je regarde beaucoup la télévision. Les infos, les fictions québécoises et internationales, les émissions de services et bien sûr, le sport!

Les événements sportifs sont rassembleurs et prennent toutes leur dimension quand ils sont visionnés en direct. Un match des Canadiens en différé n’a qu’un intérêt relatif. La magie est décuplée lorsque l’on a la chance d’assister à une partie et ressentir la frénésie de groupe, la fièvre partisane.

Samedi le 3 mai, c’est avec beaucoup d’émotions et de fierté que j’assisterai au premier match officiel de soccer féminin des Roses de Montréal au Québec! En effet, il y a un an j’ai décidé de me joindre à cette grande aventure en tant qu’investisseuse. Fait plutôt cocasse : c’est mon fils de 17 ans qui m’a encouragée dans cette démarche… Lire la suite »

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

 

Voici mon plus récent papier dans La Presse, bonne lecture!

La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure?

C’est avec impuissance et colère que j’assiste au début du deuxième mandat de Donald Trump. Chaque jour amène son lot de menaces, de provocations à l’endroit de plusieurs pays, même les alliés, de déclarations à l’emporte-pièce, de mensonges éhontés, de scénarios improbables.

Sommes-nous dans une réalité dystopique où l’hégémonie s’accompagne d’un profond mépris de l’autre?J’aimerais faire la politique de l’autruche (à défaut de subir celle de Trump), mais je me dis que nous sommes au début de 2025, en Occident et qu’il est impensable que l’Histoire se déroule ainsi. Et pourtant.

Il y a quelques semaines, Madonna a posté sur Instagram une photo d’elle à ses débuts à New York, une ville dangereuse qui lui promettait tout et rien à la fois.

« Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour j’y vivrais dans une ère où le fascisme serait banal et deviendrait la norme. »  Qui l’eût cru?

 En tant que parents, nous souhaitons tous élever notre progéniture dans une certaine idée de la bienséance et de valeurs de base essentielles; le respect d’autrui, des règles et des usages, l’honnêteté, l’empathie. Et ce, dès la tendre enfance. Nous apprenons à nos enfants le civisme, la tolérance, l’inclusion, l’acceptation de l’autre. Et même si les avis divergent, on leur enseigne l’ouverture d’esprit et l’écoute. Du moins, nous tendons vers cet idéal.

Après tant d’efforts soutenus pour en faire des futurs adultes équilibrés, pondérés, bienveillants, comment leur expliquer que l’homme le plus puissant de la planète et ses sbires, pratiquent une politique d’intimidation, d’humiliation et d’impérialisme axée sur la peur et les rapports de force?

Comment justifier que ce Président et son entourage arrivent à leurs buts les plus perfides à coups de mensonges, de vengeances, d’hypocrisies et de chantages?

Comment ces gens peuvent-ils faire fi de toute dignité en « retournant leur veste » simplement parce que la fin et l’argent justifient tous les moyens immoraux pour accéder au pouvoir et imposer, sans contraintes, des politiques en marge du droit et de la justice?

Comment accepter que plus de la moitié des Américains tolère les « fourberies de Trump »? Où sont les Républicains les moins « trumpistes »? Se taisent-ils par crainte de représailles?

On assiste à un engrenage d’agressivité et de cruauté où les coups les plus impensables sont permis. Au contact de Donald Trump, même la qualité du lexique politique et diplomatique se dégrade.

Tout cela dépasse l’entendement. Il faut malheureusement composer avec ce cataclysme créer pas les États-Unis dont les conséquences risquent d’être déterminantes pour le monde entier. Cette Amérique qui pour nous, Occidentaux et alliés, fut plus souvent qu’autrement une référence, un phare, ne nous montre plus ses lumières. Aujourd’hui, nous perdons une partie de nos repères.

Je vous invite à relire la fable de La Fontaine, Le loup et l’agneau.*

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

Exercer son pouvoir malsain sur le plus faible, en abuser et chercher à le justifier à tout prix.

Je ne peux pas imaginer que la plus grande démocratie au monde continuera d’agir de la sorte. Ces excès de pouvoir aberrants sont décriés à travers le monde. Pensons à Gaza-by-the-beach ou le sort de l’Ukraine…

La loi du plus fort, est-ce notre avenir et celui de nos enfants? Souhaitons un peu de conscience et de douceur dans ce monde de brutes.

 

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-02-27/un-peu-de-douceur-dans-ce-monde-de-brutes.php

https://lesvoixdelapoesie.ca/lire/poemes/le-loup-et-lagneau

Mes 10 coups de coeur à St-Tropez

Mon amour pour la Provence-Côte d’Azur ne date pas d’hier. Mes premiers mots de bébé, c’est avec l’accent chantant de Marseille que je les ai prononcés. Papa avait été muté là-bas et maman m’emmenait souvent en balade vers Cassis ou Bandol.

C’est pourtant des années plus tard que j’ai vraiment découvert la Côte en tournant à Fréjus-St-Raphael le personnage de Juliette dans  Extrême limite , une série populaire pour jeunes. Que de scènes filmées dans le  somptueux massif de l’Estérel! Puis il y a eu les tournages de Sous le Soleil  à St-Tropez.

Chaque fois que je retourne en France, on m’aborde encore en mentionnant ces séries qui repassent sporadiquement dans toute la francophonie. Ça m’émeut toujours de constater combien ces émissions ont accompagné l’adolescence de bien des gens…

J’ai l’impression que la vie me ramène systématiquement sur la Côte d’Azur. En effet, mon contrat d’égérie québécoise avec la prestigieuse Maison Lancôme m’a fait redécouvrir Grasse et leur merveilleux Domaine de la Rose. Un endroit magique, un havre de paix où on y pratique une polyculture raisonnée et biologique. La star, c’est la rose Centifolia qu’on retrouve, entre autres, dans le parfum La Vie est Belle.Lire la suite »

Le déclic amoureux

Depuis toujours, je discute avec mon père, notamment sur son amour de la culture française et québécoise.  Je pourrais l’écouter pendant des heures et j’aime particulièrement lorsqu’il évoque certains souvenirs. Comme celui du 9 mars 1969, ce jour important qui allait changer le cours de sa vie. Papa arrivait de France pour la première fois au Canada.

À sa grande surprise, le Québec qu’il découvrait était très anglophone. Que ce soit dans le milieu des affaires ou dans la vie quotidienne. Papa se rappelle que dans les grands magasins comme Morgan ou Simpson, les vendeurs étaient pour la plupart unilingues anglais et s’adressaient à lui en anglais.

– S’ils parlaient français, ils ne faisaient pas beaucoup d’efforts pour le montrer!

Les choses ont-elles changé en plus de 50 ans? Les statistiques et études disent que le cœur de Montréal ne bat plus en français et qu’il y a un recul majeur de la langue française au Québec, notamment auprès des jeunes générations.

Je pourrais faire de cette chronique un pamphlet politique, mais ce n’est pas mon propos. Il est vrai qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’on revienne sur le débat français-anglais. Il suffit d’ailleurs de vivre à Montréal pour se rendre compte combien les deux solitudes existent toujours, selon les quartiers dans lesquels on évolue.

Heureusement, il arrive parfois que les deux solitudes se rencontrent et qu’il se passe quelque chose de lumineux…Lire la suite »

Le temps d’une chanson

Je ne me souviens pas de moments où la musique n’a pas été présente dans ma vie. Elle a un pouvoir évocateur immense et peut, en quelques secondes, raviver nos souvenirs les plus lointains.

Spontanément, je pense à la musique des années 1980, dont je ne me lasse jamais et qui a accompagné mes premiers partys cools d’adolescente. Ou aux cantiques de Noël que ma grand-mère Rita entonnait au piano de sa belle voix de soprano. C’est le Concerto no 1 pour piano et orchestre de Tchaïkovski que papa mettait à tue-tête le dimanche matin quand il jugeait que la grasse matinée de ses filles avait assez duré. Et lorsque maman montait le son de Barbra Streisand, je savais qu’elle s’apprêtait à cuisiner en grand !Lire la suite »