Jeunes femmes, attention!

Je ne suis pas du genre alarmiste, mais quand mon amie m’a raconté ce qui était arrivée à sa fille, j’en ai eu des frissons. J’ai tout de suite pensé à ma Biquette, à ses copines, à ma nièce, à ma voisine…

Elles auraient pu, elles aussi, être les victimes d’une histoire semblable dont les conséquences sont loins d’être anodines.

Cette soirée-là fin avril, quatre ambulances ont été appelées juste dans un petit périmètre entre l’avenue St-Laurent et Duluth. Quatre jeunes femmes étaient sorties pour s’amuser, danser en boite et en sont reparties, bien malgré elles, droguées au GHB, communément appelée la drogue du viol ou du vol.Lire la suite »

À Hollywood, tout est faux!

Pour sa 94e cérémonie et après deux ans de pandémie, les Oscars allaient enfin revêtir ses plus beaux atours. Déjà petite fille, je demandais à mon père de les enregistrer et me repassais en boucle les moments forts, drôles, émouvants sur cassette VHS. Je rêvais de ces stars aux grands rôles, de leur élégance dans de sublimes tenues, de leur vie magique…

Des années plus tard, cette passion pour les Oscars et Hollywood m’amena à consulter plusieurs livres sur le sujet. Derrière les paillettes, il y a un bien triste revers et c’est à la lecture de ces ouvrages que j’ai commencé à y voir plus clair.

C’est surtout les trois années passées à Los Angeles qui ont terni l’image que je m’en faisais. Ma fascination absolue s’en est allée. Malgré tout, je ne rate jamais cette grande soirée glamour, même si je sais que tout est artificiel, fabriqué et superficiel. À Hollywood, tout est faux.

Depuis longtemps

Derrière le « glitz et le glam » les studios de l’âge d’or d’Hollywood contrôlaient tout et notamment les futures stars, prêtes à n’importe quoi, même à vendre leur âme au diable pour devenir célèbres et « make it big ».Lire la suite »

Le bien et le mal

 

 

J’aime quand la semaine se termine par des moments privilégiés de retrouvailles. C’est pourquoi je me faisais une joie à l’idée de ce repas en tête à tête avec ma meilleure amie! La soirée fut très réussie, mais elle aurait pu mal commencer…

Il faut être bien vigilant pour conduire un soir de première neige. Les réflexes ne sont pas tout à fait aiguisés. J’allais lentement et suivais un bus de la ville qui visiblement avait de la difficulté à gravir la montée glissante du viaduc Rockland.

J’ai dû changer de voie, ce qui n’a visiblement pas plu à l’homme qui conduisait la voiture derrière moi. Sa colère était telle qu’il n’a pas arrêté de klaxonner et de se rapprocher de mon pare-chocs avec ses pleins phares! Une fureur hystérique!

J’ai eu droit à cette menace pendant plusieurs rues, jusqu’à l’arrivée chez ma copine. Une dizaine de minutes dangereuses, stressantes et surtout, interminables…Lire la suite »

Je ne suis pas un mouton noir…

Lagréable parenthèse estivale sachève et la fraicheur matinale nous rappelle à l’ordre. La récréation est presque terminée. Je ressens ce mini blues de la rentrée et les contraintes qui l’accompagnent. Hier enfant et aujourd’hui adulte, cette même impression se pointe inévitablement autour de la fin de semaine du travail.  Cette légèreté que l’on  a goûtée avec appétit et plaisir, saura-t-elle se repointer le nez ?

« Dis, quand reviendras-tu ? Au moins le sais-tu? »*

Dans le contexte pandémique qui nen finit pas de finir, on peut objectivement se poser la question. Le mauvais rêve se poursuit et l’épée de Damoclès plane toujours. Depuis 18 mois, une éternité, nos vies sont rythmées au gré des ondulations aquatiques. Entre deux vagues, un ressac pour reprendre son souffle, puis une autre vague…Lire la suite »

À l’aube de 2020, peut-on tout dire?

 

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Lorsque mon mari est entré dans ma vie, il avait l’impression que ma famille et moi nous nous disputions à table.

«Mais non, on n’est pas fâchés on discute simplement! »

Il a dû s’habituer au ton passionné de nos conversations. Ces échanges de point de vue se terminent toujours dans la bonne humeur et sans rancune! Nos opinions parfois diamétralement opposées ne nous empêchent jamais de respecter nos différences. C’est comme une règle évidente, non-écrite.

J’ai encore en mémoire mes cours de philo et particulièrement ceux sur la dialectique grecque qui résonnent d’une façon très moderne: « avoir des opinions différentes et chercher à se convaincre mutuellement au moyen d’arguments valables » : thèse, antithèse et synthèse. Je pose, j’oppose et je compose.

Je lisais récemment une entrevue de l’artiste française Charlotte Gainsbourg dans The Guardian. Elle faisait le triste constat qu’aujourd’hui on ne peut plus dire grand-chose. «Tout est si politiquement correct, si ennuyeux, si prévisible”.

Son père, Serge Gainsbourg, grand provocateur serait de nos jours assurément censuré.

Et parfois, on ne peut plus faire grand chose non plus! L’animatrice Ellen DeGeneres a dû se justifier d’avoir assisté à un match de football. « Pourquoi une démocrate gaie de Hollywood est-elle assise à côté d’un ex-président républicain? » Tout simplement parce qu’elle est amie avec Monsieur George Bush ainsi qu’avec beaucoup de gens qui ne partagent pas ses idées.

– Et comme elle le dit : « On est tous différents et je pense qu’on a oublié que c’est ok. »

Ne vous arrive-t-il jamais de vous auto-censurer en choisissant d’aborder des sujets inoffensifs comme la météo par exemple, pour être certain d’atteindre le point de consensus plutôt que le point de rupture?

En dehors de nos familles et amis proches, peut-on tout dire et exprimer notre pensée librement, sans être jugé sévèrement ou assimilé à un électron libre? Les mentalités ont fort heureusement évolué. Mais tous sujets et enjeux sociétaux peuvent être dérangeants. Cela dépend de l’ouverture d’esprit avec lesquels on les approche.

Dans un billet où j’ai prôné et encouragé ouvertement la diversité corporelle, j’ai été taxée par certains de « grossophobe ». Cherchez l’erreur!Lire la suite »