Jeux d’enfants (ouch!)

Voici le nouveau billet de mon amie Isabelle! Bonne lecture!

par Isabelle Massé

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Il y a probablement un temps pour arrêter de jouer. Je ne parle pas d’une heure où il faut ranger les jouets pour aller se coucher. Mais d’un âge où l’on doit accepter que faire des acrobaties, du trapèze ou le Goliath à La Ronde n’est généralement pas fait pour des quarantenaires sportifs du dimanche. Que l’on n’a plus son coeur d’enfant. Au propre, pas au figuré. Que ça peut vite s’accompagner d’une foulure, d’un rendez-vous chez l’ostéopathe ou d’une prise de Gravol pour contrer un mal de coeur.

Je ne parle pas de jogger ni de nager ni de grimper notre montagne préférée à l’automne en s’extasiant devant les couleurs vives des feuillus, mais de bondir sans s’arrêter sur un trampoline ou de se plier à une séance de Twister avec des enfants de 9 ans. Je vous écris présentement le dos presque barré, après une heure de trampoline chez iSaute. Ai-je fait des flips en chantant Allegria, comme mes deux garçons, pendant deux heures? Non, que des sauts de débutants. Mais bon… Mes membres qui n’étaient pas partants, ont résisté au plaisir de bondir et m’ont rappelé que je n’étais pas née au tournant du millénaire. Pourtant, déjà mon corps m’avait signalé, il y a deux semaines, que je ne supportais plus les sensations fortes de certains manèges, lors d’une sortie familiale à La Ronde, et que je ne suis pas la casse-cou d’une équipe de Red Bull Extreme.

Moi, j’ai encore 14 ans dans ma tête, mais mes muscles et mes os, probablement 59. Petite, je grimpais aux arbres les yeux fermés, je me prenais pour Nadia Comaneci et une «garnotte» de ballon-chasseur par le gars le plus fort de la classe ne m’anéantissait pas. J’étais aussi la Usain Bolt de mon école. La Fusée, comme me surnommait mon prof d’éduc. J’étais tomboy et fière de l’être. D’énormes cicatrices aux genoux le prouvent. Mais toute bonne chose a une fin faut croire! Surtout pour une personne qui ne s’entraîne plus, ne se gave pas de protéines Ben Weider et qui ne fait pas du sport intense, une priorité! Aujourd’hui, je ne peux même plus ouvrir un pot de confiture pour cause de poignets chétifs. La tâche revient à mon fils de 12 ans.

Il y a quelques jours, devant les chorégraphies hyper techniques et émouvantes du spectacle des Grands Ballet Canadiens, Stabat Mater, j’ai dit «ouch» plus d’une fois, entre deux émerveillements. Je m’imagine de moins en moins à la place des danseurs, au fil du temps. Non, ce n’est pas facile de faire des pointes, en conservant un sourire plein de dents, pendant 60 secondes!

Mais j’essaie encore de me faire croire que jeunesse ne passe pas! Par orgueil, sûrement. Pour ralentir le cours normal de la vie aussi. Pour épater mes enfants. Intérieurement, pour tricher sur mon âge. Pourquoi les choses devraient-elles changer?
Tranquillement, doit-on laisser le gros fun à ses enfants seulement ? Je vous envie si vous pouvez encore faire des sauts en parachute ou courser en Go-kart sans devoir vous absenter du bureau le lendemain. De mon côté, je dois m’avouer vaincue. Mes membres ont une date de péremption. Désormais, je vais me consacrer à fond aux jeux de société pour muscler… mon cerveau !

Isabelle Massé

Hey la Balance, sors de ce corps !

Julie Dupage -1133 fl

Je ne crois pas à l’astrologie et encore moins aux signes du zodiaque. En fait, ça ne m’intéresse pas vraiment. Mais force est d’admettre qu’en bonne Balance du 6 octobre que je suis, j’hésite beaucoup ! Mon hésitation est diamétralement opposée à l’importance des décisions que j’ai à prendre, c’est-à-dire que plus c’est niaiseux, nono et anodin, plus je tergiverse.

Tenez, pas plus tard qu’hier, j’étais à la pharmacie pour m’acheter une brosse à dents. Avez-vous déjà remarqué le choix qui s’offre à nous ? La douceur, la souplesse, l’inclinaison des poils pour un brossage plus efficace et moins de plaque… Sans oublier les couleurs ! Est-ce que j’avais envie d’une rose ou d’une bleue, ma couleur favorite ? Et pourquoi ne pas sortir de ma zone de confort et choisir une orange ! Oups, elles existent en deux tons, c’est chouette ça aussi ! Je n’étais pas sortie de l’auberge ! Bref, j’ai dû perdre au moins 10 minutes de mon précieux temps !

Si j’ai le malheur d’aller dans un restaurant au menu imposant, Lire la suite »

La cuisine de Justine

par Justine Joyal

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette fille pétillante et allumée! Passionnée de cuisine, de l’art de la table et des médias, elle s’est fait connaître récemment grâce à sa participation remarquée à la compétition culinaire MasterChef Canada où elle a terminé au 6e rang. Diplomée du HEC du double BAC en Marketing et Gestion de projet, elle est à la tête de sa petite entreprise de services traiteur et de chef à domicile. À 24 ans, elle poursuit son ambition de devenir une influenceuse du monde culinaire.  Je vous présente Justine Joyal!

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« J’ai toujours observé les femmes autour de moi. Beaucoup m’ont forgée et influencée. Certaines ont notamment fait naître chez moi le désir de me perdre dans ma cuisine, d’ouvrir les livres, d’imaginer des recettes, d’y concocter des festins, tout comme des repas rapides de semaine.
Comme ça l’est pour plusieurs familles, la cuisine est le centre névralgique de ma maison. Tout s’y passe : discussions familiales, célébrations, disputes et autres négociations. Comme un boomerang revient invariablement à son lanceur, on finit toujours par s’y rassembler, autour de l’ilot, un verre (ou deux!) à la main, lors des fêtes de famille ou entre amis.
La cuisine est au coeur de mon existence. Là où le vent est doux et le temps est clair au milieu de l’ouragan qu’a été ma vie et mon cœur, il y a encore pas si longtemps. À 18 ans, je me suis fait prendre dans les filets d’un partenaire au comportement abusif. Mon coeur a été soufflé par une tempête affective malsaine. Et je suis sortie amochée de cette relation. Exit l’amour propre et l’estime de soi!
Heureusement, ma passion pour la cuisine m’a sauvée. À cette époque, je m’enfermais seule dans ma cuisine et je refaisais mon monde un plat à la fois. Tranquillement, les deux mains dans les artichauts, les pâtisseries et le curcuma, j’ai regagné une confiance longtemps perdue.
C’est dans cette optique que j’ai décidé de me lancer dans la plus belle expérience de ma vie. Je me suis inscrite à la compétition culinaire nationale télévisée MasterChef Canada, au printemps dernier. Pour prouver à tout le monde et, surtout, à Lui, que je n’étais plus la fleur abimée qu’il avait victimisée. À la fin, c’est à moi que j’ai prouvé que j’étais grande et talentueuse. J’ai terminé 6ème, me suis surpassée et ai eu la chance de m’accomplir lors de situations surhumaines.
Cette réalisation reste la plus importante pour moi. Je suis devenue femme. Je me suis épanouie grâce à la compétition et à la cuisine. À 24 ans, cette pièce de la maison est désormais mon centre de gravité. Rendez-vous chaque mois sur Julie la Pie pour une de mes recettes inédites! »

Justine

J’ai dit non, plus jamais !

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Non, plus jamais ! Ce sont les mots que j’ai prononcés lorsque j’ai amené ma chienne Olga chez le vétérinaire. C’était la fin, 15 ans, malade, plus de dents, une cataracte et j’en passe, la pauvre ne ressemblait plus à l’adorable petit Yorkshire que j’étais allée chercher à Chartres. Mais l’amour rend aveugle et j’ai versé de chaudes larmes pour cette petite bête qui avait partagé ma vie de jeune adulte, entre Paris, Los Angeles et Montréal. « Non plus jamais, maman a trop de peine ! » ai-je dit aux enfants. Quelques années plus tard, j’ai changé d’idée…

Il y a presque deux ans, une nouvelle fracassante est venue ébranler notre petit cocon familial. Petit à petit, nous nous sommes reconstruits, puis l’idée d’accueillir un chien est revenue sur le sujet. Pour recoller, comme il le faut, nos petits cœurs ébranlés qui avaient tant pleuré. Lire la suite »

Appelez-moi Debbie

par Isabelle Massé

Très fière de vous présenter mon amie et nouvelle collaboratrice, Isabelle Massé. C’est probablement la plus drôle… et aussi la plus pessimiste! Je vous laisse la découvrir!

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Je me présente: Isabelle Massé, amie de Julie, nouvelle collaboratrice et journaliste à La Presse depuis l’époque où les Spice Girls chantaient Wannabe. Mais appelez-moi Debbie Downer. Vous savez, comme ces filles qui voient tout ce qui pourrait aller mal et dérailler dans la vie ? Qui rappellent à tous que la foudre peut nous tomber dessus lorsqu’on rame au beau milieu d’un lac, que la maison peut brûler en allumant les chandelles d’un gâteau d’anniversaire ou qu’un ours peut se pointer dans la tale de framboises qu’on est en train de cueillir? Avec moi, le verre n’est ni à moitié plein ni à moitié vide. Mais carrément vide!Lire la suite »