Juste un peu de soleil!

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Il suffit d’un peu de soleil pour oublier le climat rude des derniers mois. Je suis assise dehors pour écrire ces quelques lignes et malgré la morosité des nouvelles des dernières semaines qui m’affectent et me troublent encore, je me sens bien.

Les cardinaux semblent avoir retrouvé le chemin de mon jardin et au-delà de leur magnifique robe rouge, ils savent me charmer par leur chant. De la musique à mes oreilles… Monsieur Boogie mon fidèle chien lézarde au soleil, mais interrompt constamment sa sieste, trop émoustillé par les nouveaux sons du printemps.

J’entends les rires d’enfants au parc et le va-et-vient des balançoires mal huilées. Je surprends des bribes de conversations de gens qui passent à pied ou à vélo. Je sens les premiers effluves de BBQ. Mes voisins sont tous dehors et pour la première fois depuis ce long hiver, nous prenons le temps de converser. Comment vont les enfants? Quoi de neuf? Des plans pour l’été? Allez, un p’tit verre de rosé?

Il y a de la vie dans l’air, du dynamisme, de l’insouciance et de la légèreté. Ça fait du bien! Je trouve surtout rassurant de me dire qu’il est vrai qu’après la pluie vient le beau temps! Que ce soit en métaphore ou pas…

Bonne semaine à tous!

Danger: cocos de Pâques!

Isabelle Massé est une amie chère, j’aime son humour et suis toujours heureuse qu’elle partage un billet sur #julielapie! Je vous souhaite un très bon week-end pascal! Julie Xx

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Les traditions, c’est important. Il paraît… On ne sait trop pourquoi, mais on s’y accroche comme les photographes à Céline Dion pendant un défilé de mode à Paris. Je parle ici des petites activités familiales qui s’apparentent à la routine. Pas à la transmission du savoir, de la langue, des habiletés pour allumer un feu ou construire un igloo.

Dans ma famille, ces petites traditions ou occasions, programmées chaque année, sont sacrées et inscrites de notre sang dans l’agenda. Au risque de voir quelques membres bouder à l’écoute d’un commentaire légèrement dissident du genre « Pourrait-on changer de resto cette année pour la fête des Pères? ». Vous l’aurez compris, à la fête des Mères, nous nous réunissons toujours au même resto haïtien dans Cartierville. Pour celle des pères, on a souvent élu domicile à une adresse italienne de Saint-Bruno. À Noël, celui qui remet en question le montant consacré à l’échange de cadeaux risque de se faire savonner la langue.

Pourquoi on tend à conduire jusqu’à la même cabane à sucre année après année alors qu’il en existe des dizaines près de la maison ou du chalet? Pourquoi jette-t-on son dévolu et son bikini sur le même tout-inclus à Cuba, au lieu de lorgner d’autres plages et pina colada? Pourquoi le beau-frère tient-il mordicus à son Guide de l’auto de l’année, sous le sapin, depuis 1996? Un psy à cinq cennes me répondrait que, malgré son désir de découvrir de nouvelles contrées lointaines et d’ouvrir de nouveaux livres de recettes, l’être humain s’accroche à ses bons souvenirs et ses repères sécurisants.Lire la suite »

À toi, p’tit con!

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P’tit con, c’est à toi que je m’adresse! Tu m’as croisée sur l’autoroute 15 en direction de Laval la semaine dernière. C’était le début de l’après-midi, il faisait très beau et pour une des rares fois depuis longtemps, nous pouvions presque croire que la belle saison était arrivée. Une sorte de frénésie du printemps qui donne des ailes! L’hibernation imposée et l’engourdissement qui m’ont habitée tout l’hiver ont soudainement laissé place à une énergie folle, une renaissance que seuls les habitants des pays nordiques peuvent comprendre.

J’avais troqué ma radio parlée pour de la musique pop et entraînante. Celle d’Angèle, cette artiste belge que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps, tu connais? Je fredonnais sa chanson, « Tout oublier » dont les paroles me donnent une pêche d’enfer: « le spleen n’est plus à la mode, c’est pas compliqué d’être heureux. C’est simple, si tu voulais tu le s’rais… »!

C’est vrai, parfois un simple rayon de soleil printanier, chaud et lumineux peut rendre heureux! Pas plus compliqué que ça! Je me sentais légère et de bonne humeur! Quelques jours plus tard je recommencerais un tournage, j’avais comme on dit le sourire étampé dans le visage! Tu as failli tout gâcher et faire basculer mon précieux bonheur… Pas seulement le mien d’ailleurs.Lire la suite »

Être femme…

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Il y des rencontres marquantes, celle avec Aimée en est une. Voici un billet que j’ai écrit il y a un an exactement. Pour les commémorations des 25 ans du génocide rwandais, j’ai eu envie de partager à nouveau avec vous mon coup de cœur pour cette femme au parcours dur et atypique…

Depuis trois ans je m’assois toutes les semaines sur sa chaise et nous parlons. Même si j’ai de la lecture ou du travail à faire, Aimée trouve toujours le moyen de me distraire et de m’intéresser par ses propos pertinents. Elle parle beaucoup, jamais pour ne rien dire et les sujets sont très variés. Nous passons aisément de la politique à la littérature, la cause des femmes, la mode, etc. Comme Julie La Pie, Aimée est curieuse et notre heure de conversation devient un incontournable de ma semaine. En plus de tout ça, elle fait de magnifiques « brushing » ce qui n’est pas banal non plus ! VaVa Voom !

Aimée a 28 ans et vient du Rwanda. Elle ne passe pas inaperçue, grande, exubérante, souriante et féminine jusqu’au bout des doigts !

Depuis plusieurs mois, elle travaillait assidûment à l’écriture d’une histoire avec son amoureux. Ne dit-on pas que nous portons tous un livre en soi ? Le projet prit de l’importance et un jour le nom de l’éditeur Gallimard fut évoqué. J’étais si heureuse pour elle !

À la fin février, Aimée me tendit fièrement le carton d’invitation de son lancement. Bien sûr, elle pouvait compter sur moi !

Comme d’habitude elle sécha mes cheveux, mais semblait agitée et nerveuse. Elle parlait tellement vite que les mots et les phrases se bousculaient. Est-ce que j’avais bien compris ce qu’elle tentait de me dire ?

« Moi qui suis une femme trans ? Oui ma chérie, tu as très bien entendu ! »Lire la suite »

Good old days!

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Le week-end dernier pour son anniversaire, j’avais proposé à mon fils Augustin d’inviter à la campagne cinq de ses amis. Au programme, randonnées en plein air, ping-pong, fou rires et surtout leur passion presque exclusive, les jeux vidéo !

Après deux heures et demie de routes enneigées et glissantes en raison d’une ultime tempête sournoise, nous sommes finalement arrivés à bon port. Les arbres courbés sous le poids de la lourde neige printanière formaient une haie d’honneur. À la fin mars, cette beauté perd  quand même un peu de sa magie!

Il était près de 20 heures et je me mettais rapidement à la préparation du repas pour sustenter mes affamés qui s’impatientaient. Tout à coup, j’aperçus au loin des gerbes d’étincelles suivies d’une pétarade. Lire la suite »