Ce n’est qu’un au revoir…

Cette année, le moment des « au revoir » était particulièrement déchirant. Les étreintes furent plus longues que d’habitude, les pleurs plus intenses. Il planait comme une espèce d’urgence à rester dans la douceur de leur bulle afin de suspendre le temps quelques minutes encore. Au cas où… 

La fraicheur soudaine des derniers jours nous rappelle à l’ordre des saisons. L’agréable parenthèse estivale se termine. J’avoue ressentir un mini blues post vacances, le même qui se pointe inévitablement après la fin de semaine du travail… La rentrée est bien souvent synonyme de contraintes et de stress. On doit malheureusement délaisser une certaine liberté qu’on a eu tant de plaisir à goûter. J’ai toujours du mal avec le mot « fin ». Comme si quelque chose m’échappait…Lire la suite »

Laisser passer l’orage

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Par moments, je ressens le besoin de faire une pause d’une journée ou deux dans la lecture de mes journaux tellement les nouvelles sont consternantes et dures. Ce n’est pas faire l’autruche. Je préserve simplement mon équilibre dans ce maesltom, prends du recul pour ne pas être trop affectée et me donne un « break ». Un peu de douceur dans ce monde si brutal…Lire la suite »

Y’a pas de soucis!

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Il y a un mot de la langue française que j’aime particulièrement, tant pour son pouvoir évocateur que sa douceur, c’est « insouciance ». Elle est souvent synonyme de jeunesse, de vacances, de souvenirs heureux d’une époque qui ne reviendra pas, celle de la frivolité, de l’inconscience, de la perte de notion du temps.

Le rythme effréné de la vie, les obligations d’adultes sont peu compatibles avec l’insouciance. Bien sûr, qui ne souhaiterait pas être toujours décontracté, calme et serein?

Pour bien des ados, les parents ne sont pas cool. Il est vrai que les responsabilités peuvent  souvent altérer notre indice de zénitude!

Pour nos chers amours, il semble difficile d’imaginer que papa et maman ont déjà été jeunes désinvoltes et cool! Et pourtant s’ils savaient… Mettez-moi du bon Madonna ou du Duran Duran et c’est reparti, presque comme avant!Lire la suite »

Tradition suédoise

Julie DuPageChaque année depuis longtemps, je pratique cette tradition suédoise découverte lors d’un voyage en Scandinavie dans ma vingtaine, juste avant les fêtes de Noël. Mes enfants pensent que je suis une peu bizarre, mais qu’à cela ne tienne ce ne sera pas la première fois!

En janvier, il s’agit de faire sortir l’année terminée par la porte arrière. Si elle a été bonne, lui dire au revoir avec douceur et gratitude. Par contre, si l’année s’est révélée difficile, on la sort à coups de pieds dans le c…  Le balai est de mise et il est important (toujours selon la coutume) d’exprimer ses sentiments à voix haute. D’où le jugement et roulement d’yeux de ma progéniture gênée par l’attitude surprenante leur « moman » !

Ensuite, par la porte de l’entrée, on accueille en grande pompe avec décorum et comme il se doit la nouvelle année, tel un invité prestigieux qu’on aimerait mettre de notre bord! « S’il-te-plaît 2020, soit heureuse et chanceuse! »

Si la coutume vous intéresse et comme moi n’avez pas peur du ridicule, sachez que vous avez jusqu’au 31 janvier! Vous ne perdrez rien à essayer et gagnerez peut-être un fou rire salutaire, qui sait!

Je n’ai rien à redire de 2019 que j’ai laissé partir avec un brin de nostalgie… Je suis excitée par 2020, je la sens bien!Lire la suite »

À l’aube de 2020, peut-on tout dire?

 

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Lorsque mon mari est entré dans ma vie, il avait l’impression que ma famille et moi nous nous disputions à table.

«Mais non, on n’est pas fâchés on discute simplement! »

Il a dû s’habituer au ton passionné de nos conversations. Ces échanges de point de vue se terminent toujours dans la bonne humeur et sans rancune! Nos opinions parfois diamétralement opposées ne nous empêchent jamais de respecter nos différences. C’est comme une règle évidente, non-écrite.

J’ai encore en mémoire mes cours de philo et particulièrement ceux sur la dialectique grecque qui résonnent d’une façon très moderne: « avoir des opinions différentes et chercher à se convaincre mutuellement au moyen d’arguments valables » : thèse, antithèse et synthèse. Je pose, j’oppose et je compose.

Je lisais récemment une entrevue de l’artiste française Charlotte Gainsbourg dans The Guardian. Elle faisait le triste constat qu’aujourd’hui on ne peut plus dire grand-chose. «Tout est si politiquement correct, si ennuyeux, si prévisible”.

Son père, Serge Gainsbourg, grand provocateur serait de nos jours assurément censuré.

Et parfois, on ne peut plus faire grand chose non plus! L’animatrice Ellen DeGeneres a dû se justifier d’avoir assisté à un match de football. « Pourquoi une démocrate gaie de Hollywood est-elle assise à côté d’un ex-président républicain? » Tout simplement parce qu’elle est amie avec Monsieur George Bush ainsi qu’avec beaucoup de gens qui ne partagent pas ses idées.

– Et comme elle le dit : « On est tous différents et je pense qu’on a oublié que c’est ok. »

Ne vous arrive-t-il jamais de vous auto-censurer en choisissant d’aborder des sujets inoffensifs comme la météo par exemple, pour être certain d’atteindre le point de consensus plutôt que le point de rupture?

En dehors de nos familles et amis proches, peut-on tout dire et exprimer notre pensée librement, sans être jugé sévèrement ou assimilé à un électron libre? Les mentalités ont fort heureusement évolué. Mais tous sujets et enjeux sociétaux peuvent être dérangeants. Cela dépend de l’ouverture d’esprit avec lesquels on les approche.

Dans un billet où j’ai prôné et encouragé ouvertement la diversité corporelle, j’ai été taxée par certains de « grossophobe ». Cherchez l’erreur!Lire la suite »