Le temps d’une chanson

Je ne me souviens pas de moments où la musique n’a pas été présente dans ma vie. Elle a un pouvoir évocateur immense et peut, en quelques secondes, raviver nos souvenirs les plus lointains.

Spontanément, je pense à la musique des années 1980, dont je ne me lasse jamais et qui a accompagné mes premiers partys cools d’adolescente. Ou aux cantiques de Noël que ma grand-mère Rita entonnait au piano de sa belle voix de soprano. C’est le Concerto no 1 pour piano et orchestre de Tchaïkovski que papa mettait à tue-tête le dimanche matin quand il jugeait que la grasse matinée de ses filles avait assez duré. Et lorsque maman montait le son de Barbra Streisand, je savais qu’elle s’apprêtait à cuisiner en grand !Lire la suite »

Plus fort que tout!

 

Il est dans l’ordre des choses que nos enfants s’émancipent à l’adolescence et qu’ils préfèrent  chiller  avec les ami(es). Les movie nights à répétition avec papa-maman, gracieuseté de la pandémie, je les ai savourés. Je savais pertinemment que ce petit plaisir coupable me faisait gagner du temps sur du temps emprunté.

Nous élevons nos enfants pour en faire des êtres débrouillards, indépendants, autonomes et armés pour la vie.

Mon coeur de maman voit néanmoins venir le temps d’une époque qui changera tôt ou tard. Secrètement, j’appréhende le moment où ils se détacheront un peu trop et encore plus celui où ils quitteront le nid familial.

Jamais je ne l’exprime ouvertement de peur de perdre mon statut de maman cool pour celui de maman fatigante. Je ne voudrais surtout pas que mes ados aient une autre raison d’exercer leurs mimiques d’exaspération et les fameux roulements des yeux, si caractéristiques d’un fossé de génération.

Une récente soirée d’hiver m’a redonné espoir; mon fils de 16 ans m’a fait verser une larme de  pure tendresse…Lire la suite »

Une histoire de robe

Il y a parfois des coïncidences amusantes qui font de jolies histoires à raconter. Je suis encore émue par celle-ci…

J’arrive souvent à la fin des classes sur les rotules. Juin me fait le même effet que décembre, le froid en moins, le soleil en plus. C’est sans doute plus évident cette année, après l’étrange période que nous avons vécue et qui a laissé son lot d’amertume et de lassitude…

J’ai dû canaliser mes énergies afin d’arriver au bout de ce maelstrom et conserver mon titre de « préposée au bonheur » de mes enfants. Tout un pari : travail, pandémie, déconfinement, vaccins, examens finaux, remise de diplôme secondaire de ma plus grande, puis… le fameux bal de finissants !

Je me souviens encore vivement du mien et je parie que vous aussi ! Dans bien des cas, n’est-ce pas l’événement le plus marquant de l’adolescence ?

Bien en amont et ne sachant pas ce qu’il adviendrait de la situation, le collège de ma fille avait pris la décision de souligner ce passage. En classe bulle, tout en respectant les mesures sanitaires. C’est mieux que rien et je tiens à les remercier pour cette organisation impeccable !

Bref, inutile de vous dire combien le sujet du bal est revenu plus d’une fois lors de nos repas en famille ! Au début du printemps, ma fille Billie se fit de plus en plus insistante et me remit à l’ordre : une journée magasinage « robe » s’imposait ! »

Je ne me doutais pas combien cet exercice allait être périlleux…Lire la suite »

Les superhéros, c’est dans les bandes dessinées!

Vous êtes nombreux à me demander pourquoi j’écris un peu moins ces dernières semaines sur Julie La Pie.

La réponse est simple: l’inspiration est plus difficile dans le contexte actuel. Même si j’ai un million davis sur bien des sujets chauds dactualité et de société, je pratique une forme de réserve. De l’autocensure, me direz-vous? Oui, probablement pour me préserver.

Nous sommes dans une ère délicate qui requiert le consensus. Il est téméraire d’aborder certains sujets qui exigent la nuance.

La vie en temps de pandémie est somme toute assez morne, voire très plate! On a vite fait le tour de la question, on tourne en rond. J’ai beau chercher, il n’y a rien de bien trépidant, rien d’enivrant… Cette situation préoccupante s’éternise et fragilise tout ceux qu’elle concerne. Janvier, pandémie, confinement, couvre-feu, restrictions, présentielle, distancielle, vaccins, une dose, deux doses, alouette! Comment trouver un peu de lumière dans ce parcours ardu? Malgré tout, je garde espoir…Lire la suite »

On ne dit pas non à un ami d’enfance…

C’est un peu le propre des jeunes à l’adolescence de se croire invincibles. Après eux, le déluge! Les catastrophes, les drames, les malchances, ce sont pour les autres! Et pourtant, la réalité est parfois différente…

J’ai eu la chance de vivre une enfance heureuse. Je réalise combien je suis encore portée par ces souvenirs agréables, notamment ceux que je partageais avec ma précieuse bande d’amis à la campagne, dans la région de Magog.

Un douloureux événement est venu bousculer nos douces illusions d’adolescence. Il y eut un « avant » et un « après ». Brutalement, notre insouciance allait être ébranlé. Nous avons pris conscience de la fragilité de la vie et surtout du bonheur qui ne tient parfois qu’à un fil. Lire la suite »