Et moi, qu’est-ce que je dis à mes enfants ?

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Je ne suis pas une jovialiste aux lunettes roses, mais une sincère optimiste. Il faut se lever de bonne heure pour m’abattre, me décourager et la plupart du temps, je suis convaincue qu’il y a solution à tout problème. Pourtant, mon enthousiasme habituel fait défaut sur un sujet qui me rend particulièrement anxieuse : les conséquences du réchauffement de la planète. Ma lucidité m’empêche d’être rassurante auprès de miens et de trouver les mots justes. Je suis dans une impasse, qu’est-ce que je dis à mes enfants ?

« Habituellement, maman a toujours un plan B, mais là elle n’en trouve pas ? »

Je n’ai pas la prétention d’être une citoyenne irréprochable, on peut toujours s’améliorer. Depuis plus de dix ans, mes habitudes familiales en matière d’écologie ont nettement évolué : conscientisation, recyclage, compost, voiture électrique, diminution de la consommation d’eau et j’en passe. Mais l’enjeu n’est malheureusement plus là. Nos petits gestes quotidiens écolos, si louables soient-ils, ne sont plus que des coups d’épée dans l’eau. Nous sommes passés de la bonne conscience « soft et gentille » des bacs bleus et verts de recyclage à une réalité brutale, alarmante et anxiogène.  Lire la suite »

Cinq petites heures…

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Il y a quelques semaines, mes parents sont allés rendre visite à ma sœur et à mes neveux qui habitent en France. Le lendemain de leur arrivée, mon père ne se sentait pas très bien et avait du mal à reprendre son souffle.

Papa est une force de la nature, il est de cette génération de Baby Boomers qui ne se plaint jamais ! Le voir dans cet état n’était pas habituel, ma sœur Clara a immédiatement téléphoné au Samu (service d’aide médical urgente). À la seule mention de l’âge de mon père et du récent vol d’avion, le Samu n’a pris aucune chance et a aussitôt dépêché SOS Médecins sur place. Trente minutes plus tard, mon père faisait un électrocardiogramme qui semblait normal, mais l’écoute des ses poumons et sa toux n’étaient pas bonnes. Le docteur à domicile souhaitait valider ses impressions par des examens plus poussés. Avec une ordonnance, il a envoyé papa à l’hôpital.

Les services hospitaliers ont pris le relais avec radiographie des poumons et prises de sang. Un autre médecin a analysé le dossier mais un doute persistait, celui d’une embolie pulmonaire. Les risques sont effectivement plus élevés après un long vol d’avion. Dans l’incertitude, un spécialiste fut consulté et un scanner des poumons a été effectué. Tous doutes finalement et heureusement écartés, papa avait une grosse infection des bronches et des poumons, une broncho-pneumonie. On lui administra d’emblée une première dose d’antibiotiques puis il repartit chez ma sœur mal en point et fiévreux, mais néanmoins soulagé du diagnostic.

Le plus étonnant dans cette histoire ? Lire la suite »