
Elle trouve le moyen d’être drôle, même lorsque le ciel lui tombe sur la tête. Elle montre qu’on peut avoir du panache (merci au coussin de chalet) même quand la maladie décime tous les poils qu’on a sur le coco. Qu’on peut narguer la Grande Faucheuse lorsque celle-ci ose nous tendre la main.
Il y a huit mois, l’auteure (télé, littérature) et professeure Caroline Allard a reçu le coup de poing que toute fille souhaite esquiver dans la vie: un diagnostic de cancer du sein. Caroline n’est pas une intime. Même si elle a côtoyé professionnellement mon chum producteur et réalisateur, nous nous croisons rarement. Combien de fois s’est-elle roulée en boule, pétrifiée, pour pleurer toutes les larmes de son corps? Combien de temps s’est-elle allongée pour se remettre des six chimios qui l’ont lessivée? L’amie Facebook que je suis ne le saura jamais vraiment. Car Caroline, qui a choisi de témoigner de sa maladie (la comédienne Anick Lemay a aussi récemment dévoilé son cancer dans Urbania) a l’attitude d’une patiente qui a le piton collé sur les réseaux sociaux. Qui, à l’image de ses textes de jadis sur son blogue Chroniques d’une mère indigne, rigole de cette tangente qu’a pris sa vie sur Facebook, s’amuse à raconter le laid, ce qui pue, se dégrade, se décompose, s’échappe de son corps, bref ce qui rend sa maladie pénible. Lire la suite »