Jouer les touristes!

 

Capture d’écran 2019-08-07 à 6.04.02 PM (5)

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la chronique de Patrick Lagacé du dimanche 28 juillet. Comme lui, je me suis déjà posée la question sur la nécessité de voir les incontournables touristiques, ceux que l’on se sent obligé de visiter lorsqu’on a la chance de voyager. Je déplore l’envahissement de certains lieux par des nuées de touristes et comprends tout à fait les mesures de contingentement et restrictions imposées pour sauvegarder l’intégrité de ces endroits (Venise, Dubrovnik, Barcelone, Muraille de Chine, etc). Je pense néanmoins qu’il serait dommage de se priver de ces œuvres d’art et monuments exceptionnels.

Native de Paris, j’y suis revenue dans la vingtaine et ai vécu des moments exaltants, parfois difficiles, des expériences riches qui ont su me forger le caractère! Étudiante en art dramatique au Cours Florent, je me suis mise à travailler assez rapidement. Les hauts et les bas du métier d’actrice font en sorte qu’il est impératif de savoir gérer ses temps libres. Ma mère inquiète et protectrice me répétait souvent: « L’oisiveté est mère de tous les vices… » Je crois que c’est en partie grâce ou à cause de cette maxime que je suis incapable de ne rien faire. J’ai des défauts, mais pas ceux de la paresse et de l’oisiveté!

Bref, comment combler mes temps libres?Lire la suite »

Partir en croisade!

Facetune_12-07-2019-19-36-17 (1)

 

C’est décidé, je ne ferai pas la police tout l’été comme l’année dernière! Je vais faire mieux; en période estivale, j’entends exercer sans scrupules mon pouvoir suprême et appliquerai une dictature anti-numérique, rien de moins! Je m’explique…

Si vous avez des enfants, particulièrement des garçons de 9 à 14 ans, peut-être vivez-vous la même chose…

Les vacances à peine commencées, mon fils encore ensuqué du réveil matinal n’a qu’une idée en tête, retrouver tablette, écran, jeux vidéo, téléphone afin de connecter avec ses amis virtuels. Quelle perte de temps!

Mon indulgence des premiers jours de congé s’est rapidement transformée en écoeurantite aiguë! Pincez-moi je rêve! Il est hors de question de revivre le copié-collé de l’été 2018! Rivaliser continuellement avec Fornite, les streamers insignifiants, Clash Royal, YouTube et cie? NON MERCI!Lire la suite »

Fortnite, pu capable !

fornite

Mon Augustin,

Dans une semaine l’école recommence, bientôt l’insouciance des grandes vacances et la perte de notion du temps cédera la place à la routine. Je n’ose à peine l’évoquer car je connais trop bien cette petite boule à l’estomac qui immanquablement s’installe à la fin août. La petite Julie la Pie n’est jamais bien loin… Comme toi j’ai adoré mon été, ces moments à la fois simples et parfaits en famille, ces instants magiques où l’on touche le bonheur du bout des doigts. Malgré cette douceur estivale, il y a une ombre au tableau. Un nuage, un bémol de huit lettres… Tu me vois venir ? Il s’appelle Fortnite !

Tu as passé beaucoup de temps dehors à t’amuser avec ta sœur, les copains, les cousins et c’est formidable ! Mais que faisais-tu à peine l’œil ouvert ou dès que tu rentrais à la maison ?

Telle une obsession, Fortnite ! Quand ce n’est pas sur la PS4, c’est sur la tablette. Quand ceux-ci sont confisqués, tu trouves le moyen de chiper mon téléphone ou de t’installer sur mon ordinateur. Bref quand ton centre d’intérêt est d’être le dernier survivant sur une île déserte, le mien est de faire la police et de m’inquiéter! Pas cool de répéter sans cesse et de parler dans le vide ! J’en ai eu marre de ce bras de fer et j’ai voulu connaître mon « ennemi » à fond ! Non, non ne roule pas les yeux et essaie simplement de saisir mon point de vue.

Il y a quelques jours, je lisais un billet très intéressant dans la revue « Science & Vie ». Pour qu’il y ait un tel engouement à ce « battle royale », que 150 millions de joueurs soient conquis depuis moins d’un an et que la compagnie Epic Games ait franchi le cap du 1 milliard de dollars avec ce jeu, il y a forcément une recette à ce succès ! Quel exploit !

Fortnite est fondé sur les dernières connaissances en psychologie cognitive, c’est-à-dire que des experts l’ont créé pour que le « gamer » comme toi ait un effet d’addiction et de désir.Lire la suite »

Et si on se regardait un vieux film?

HOBBS

Il n’y a rien de plus agréable et satisfaisant que de voir mes enfants jouer dehors, notre été est parfait pour ça ! Aussitôt sortis du lit, ils enfilent shorts ou maillot et une autre journée d’insouciance et de plaisir commence…

Nous sommes à la campagne au même endroit décrit dans mon texte « Souvenirs d’enfance ». La tradition se poursuit avec Billie et Augustin, la magie opère encore… Du temps de qualité, des choses simples et saines qui font du bien.

Nos soirées se terminent souvent par un jeu de société ou une partie de cartes sous la véranda. Parfois, un film en famille. C’est sans doute une déformation professionnelle, mais j’aime bien faire découvrir à mes p’tits loups certains classiques ou films cultes. Il y a autre chose que des blockbusters américains à effets spéciaux, n’est-ce pas ? Vous pensez que les vôtres n’aimeront que les films récents ? Je vous mets au défi, vous m’en donnerez des nouvelles !

Voici une petite sélection de films légers à regarder un soir d’été:

THE PARENT TRAP ou « La fiancée de papa »

Film des Studios Walt Disney 1961, tiré du roman allemand, « Deux pour une ». Hayley Mills, cette jeune actrice anglaise est formidable dans le rôle des jumelles qui se retrouvent au camp de vacances. Elles ont été séparées après le divorce de leurs parents et ne savent pas qu’elles sont soeurs ! L’une vit à Boston avec sa mère, l’autre en Californie avec son père. Quand Sharon et Susan le réalisent, elles décident d’échanger leurs places et de réunir à nouveau les parents. Mais pour cela, il faudra se débarrasser de Vicky, la jeune arriviste prête à tout pour épouser le papa fortuné…  Délicieuse comédie, pas trop démodée ! Billie et Augustin préfèrent cette version originale au « remake » avec Lindsay Lohan !

PARENT TRAP

 

LA GLOIRE DE MON PÈRE & LE CHÂTEAU DE MA MÈRE (1990)

D’après l’œuvre de Marcel Pagnol. Premier et deuxième tome de son autobiographie romancée, « Souvenirs d’enfance ». Dans « La gloire de mon père », Marcel Pagnol raconte son enfance et en particulier un été où sa famille et lui ont décidé de quitter Marseille et d’aller passer les vacances dans une bastide à la montagne. Le jeune Marcel tombe amoureux des collines, de la végétation sauvage, des massifs de roche, des odeurs du maquis… Un merveilleux film plein de tendresse sur l’enfance, l’insouciance des grandes vacances, la découverte, la liberté. Pour les amoureux de la Provence et ceux qui comme moi sont toujours nostalgiques de la fin de l’été.Lire la suite »

Mais d’où viennent les expressions?

image

 

Petit billet léger et ludique à lire les doigts de pieds en éventail, si possible au bord d’une piscine, d’un lac ou allongé dans l’herbe!

J’ai un plaisir fou à utiliser des expressions dans mon langage de tous les jours. Ce qui fait beaucoup rire mes enfants ! Les phrases semblent plus colorées et les idées, tellement plus imagées. Je fais un savoureux mélange des genres grâce à ma double nationalité : Québécoise par ma mère, Française par mon père. Je ratisse même du côté de la Suisse avec leur fameux  « Y’a pas le feu au lac ! »

Mais d’où viennent-elles ces expressions ? Quelles sont leurs origines ? Quelle est la petite histoire de la chienne à Jacques ou des bidous? Pourquoi c’est quétaine ou c’est une autre paire de manches? Derrière ces expressions se cachent des traditions, des légendes et du folklore.   Évidemment inutile de préciser que tout n’est pas coulé dans le béton ! En voici un petit résumé.

La chienne à Jacques

J’adore cette expression ! Qui est Jacques, qui est sa chienne ? Expression du bas du fleuve datant du 19e siècle. Jacques Aubert était un célibataire endurci et vivait avec sa chienne qui avait une maladie et avait perdu tout son poil. Pour qu’elle n’ait pas froid, Jacques lui mettait de vieux chandails usés. Donc quand on voulait se moquer de quelqu’un de mal attifé, on disait qu’il était habillé comme la chienne à Jacques !

C’est quétaineLire la suite »