Le temps d’une chanson

Je ne me souviens pas de moments où la musique n’a pas été présente dans ma vie. Elle a un pouvoir évocateur immense et peut, en quelques secondes, raviver nos souvenirs les plus lointains.

Spontanément, je pense à la musique des années 1980, dont je ne me lasse jamais et qui a accompagné mes premiers partys cools d’adolescente. Ou aux cantiques de Noël que ma grand-mère Rita entonnait au piano de sa belle voix de soprano. C’est le Concerto no 1 pour piano et orchestre de Tchaïkovski que papa mettait à tue-tête le dimanche matin quand il jugeait que la grasse matinée de ses filles avait assez duré. Et lorsque maman montait le son de Barbra Streisand, je savais qu’elle s’apprêtait à cuisiner en grand !Lire la suite »

Plus fort que tout!

 

Il est dans l’ordre des choses que nos enfants s’émancipent à l’adolescence et qu’ils préfèrent  chiller  avec les ami(es). Les movie nights à répétition avec papa-maman, gracieuseté de la pandémie, je les ai savourés. Je savais pertinemment que ce petit plaisir coupable me faisait gagner du temps sur du temps emprunté.

Nous élevons nos enfants pour en faire des êtres débrouillards, indépendants, autonomes et armés pour la vie.

Mon coeur de maman voit néanmoins venir le temps d’une époque qui changera tôt ou tard. Secrètement, j’appréhende le moment où ils se détacheront un peu trop et encore plus celui où ils quitteront le nid familial.

Jamais je ne l’exprime ouvertement de peur de perdre mon statut de maman cool pour celui de maman fatigante. Je ne voudrais surtout pas que mes ados aient une autre raison d’exercer leurs mimiques d’exaspération et les fameux roulements des yeux, si caractéristiques d’un fossé de génération.

Une récente soirée d’hiver m’a redonné espoir; mon fils de 16 ans m’a fait verser une larme de  pure tendresse…Lire la suite »

Hommage à nos mères


J’ai rencontré Bicha à l’âge de 11 ans. C’était la première journée du secondaire et j’ai su très vite qu’on serait amies pour la vie. Elle d’origine vietnamienne, moi française, nous avons toutes les deux été élevées dans une double culture et une transmission du savoir patrimonial. Nous nous sommes d’ailleurs retrouvées plus d’une fois en France, mais le voyage au Vietnam dont nous rêvons tant ne s’est pas encore concrétisé. Je ne perds pas espoir !

Malgré nos vies chargées et nos rendez-vous trop rares, la conversation téléphonique hebdomadaire fait partie des traditions auxquelles nous ne dérogeons pas. Je m’épanche plus facilement, elle met un peu plus de temps, mais la connivence est indéniable.

Cette journée-là, Bicha racontait qu’elle voulait planifier un atelier culinaire avec sa mère afin d’apprendre à faire les bánh tôm. Il s’agit des fameuses crevettes en beignet de patate douce et la simple évocation de cette recette émoustilla mes papilles !

À l’adolescence, Bicha organisait chaque année une soirée vietnamienne pour son anniversaire. Sa maman cuisinait pendant des jours et ces moments exotiques et gargantuesques font encore partie de mes plus belles expériences gustatives. Il y en avait tellement, nous avions tous la chance de repartir avec un « doggy bag » ce qui faisait le plus grand bonheur de nos familles !

« Je comprendrais très bien que tu veuilles être seule avec ta maman, mais j’aimerais beaucoup venir aussi! »Lire la suite »

Quand Monsieur Boogie s’ennuie…

Suite du texte où je donnais la parole à Monsieur Boogie!  https://juliedupage.com/2020/04/09/une-vie-de-chien/

Bonjour, c’est moi Monsieur Boogie!

Ma maitresse adorée répète haut et fort combien je suis le « plus mignon et le plus gentil »! Elle a souvent raison, j’ai donc fini par la croire! N’y voyez aucunement une forme de complaisance de ma part, je ne veux tout simplement pas la contrarier! Force est d’admettre que je suis son toutou préféré! En voilà une bonne chose de réglée!

Il y a des moments dans la vie où l’on ne réalise pas toute sa chance. C’est la conclusion à laquelle j’en suis arrivé après 18 mois de cette foutue pandémie.

Elle fut certes pénible, continue de l’être et je compatis vivement avec vous, humains. Mais pour nous canins, c’était une autre histoire!

Et dire que le bonheur était juste là… Je le touchais du bout de ma patte! C’est maintenant que je le réalise…Lire la suite »

Une histoire de robe

Il y a parfois des coïncidences amusantes qui font de jolies histoires à raconter. Je suis encore émue par celle-ci…

J’arrive souvent à la fin des classes sur les rotules. Juin me fait le même effet que décembre, le froid en moins, le soleil en plus. C’est sans doute plus évident cette année, après l’étrange période que nous avons vécue et qui a laissé son lot d’amertume et de lassitude…

J’ai dû canaliser mes énergies afin d’arriver au bout de ce maelstrom et conserver mon titre de « préposée au bonheur » de mes enfants. Tout un pari : travail, pandémie, déconfinement, vaccins, examens finaux, remise de diplôme secondaire de ma plus grande, puis… le fameux bal de finissants !

Je me souviens encore vivement du mien et je parie que vous aussi ! Dans bien des cas, n’est-ce pas l’événement le plus marquant de l’adolescence ?

Bien en amont et ne sachant pas ce qu’il adviendrait de la situation, le collège de ma fille avait pris la décision de souligner ce passage. En classe bulle, tout en respectant les mesures sanitaires. C’est mieux que rien et je tiens à les remercier pour cette organisation impeccable !

Bref, inutile de vous dire combien le sujet du bal est revenu plus d’une fois lors de nos repas en famille ! Au début du printemps, ma fille Billie se fit de plus en plus insistante et me remit à l’ordre : une journée magasinage « robe » s’imposait ! »

Je ne me doutais pas combien cet exercice allait être périlleux…Lire la suite »