Ce n’est qu’un au revoir…

Cette année, le moment des « au revoir » était particulièrement déchirant. Les étreintes furent plus longues que d’habitude, les pleurs plus intenses. Il planait comme une espèce d’urgence à rester dans la douceur de leur bulle afin de suspendre le temps quelques minutes encore. Au cas où… 

La fraicheur soudaine des derniers jours nous rappelle à l’ordre des saisons. L’agréable parenthèse estivale se termine. J’avoue ressentir un mini blues post vacances, le même qui se pointe inévitablement après la fin de semaine du travail… La rentrée est bien souvent synonyme de contraintes et de stress. On doit malheureusement délaisser une certaine liberté qu’on a eu tant de plaisir à goûter. J’ai toujours du mal avec le mot « fin ». Comme si quelque chose m’échappait…Lire la suite »

Y’a pas de soucis!

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Il y a un mot de la langue française que j’aime particulièrement, tant pour son pouvoir évocateur que sa douceur, c’est « insouciance ». Elle est souvent synonyme de jeunesse, de vacances, de souvenirs heureux d’une époque qui ne reviendra pas, celle de la frivolité, de l’inconscience, de la perte de notion du temps.

Le rythme effréné de la vie, les obligations d’adultes sont peu compatibles avec l’insouciance. Bien sûr, qui ne souhaiterait pas être toujours décontracté, calme et serein?

Pour bien des ados, les parents ne sont pas cool. Il est vrai que les responsabilités peuvent  souvent altérer notre indice de zénitude!

Pour nos chers amours, il semble difficile d’imaginer que papa et maman ont déjà été jeunes désinvoltes et cool! Et pourtant s’ils savaient… Mettez-moi du bon Madonna ou du Duran Duran et c’est reparti, presque comme avant!Lire la suite »

Jouer les touristes!

 

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la chronique de Patrick Lagacé du dimanche 28 juillet. Comme lui, je me suis déjà posée la question sur la nécessité de voir les incontournables touristiques, ceux que l’on se sent obligé de visiter lorsqu’on a la chance de voyager. Je déplore l’envahissement de certains lieux par des nuées de touristes et comprends tout à fait les mesures de contingentement et restrictions imposées pour sauvegarder l’intégrité de ces endroits (Venise, Dubrovnik, Barcelone, Muraille de Chine, etc). Je pense néanmoins qu’il serait dommage de se priver de ces œuvres d’art et monuments exceptionnels.

Native de Paris, j’y suis revenue dans la vingtaine et ai vécu des moments exaltants, parfois difficiles, des expériences riches qui ont su me forger le caractère! Étudiante en art dramatique au Cours Florent, je me suis mise à travailler assez rapidement. Les hauts et les bas du métier d’actrice font en sorte qu’il est impératif de savoir gérer ses temps libres. Ma mère inquiète et protectrice me répétait souvent: « L’oisiveté est mère de tous les vices… » Je crois que c’est en partie grâce ou à cause de cette maxime que je suis incapable de ne rien faire. J’ai des défauts, mais pas ceux de la paresse et de l’oisiveté!

Bref, comment combler mes temps libres?Lire la suite »

C’était le 9 mars 1969…

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Je discute beaucoup avec mon père et ce depuis toujours. Je pourrais l’écouter pendant des heures et j’aime particulièrement lorsqu’il évoque ses souvenirs. Comme celui de ce jour important et qui allait changer le cours de sa vie. Il était une fois, le 9 mars 1969…

Il y a 50 ans, j’arrivais de France pour la première fois au Canada. C’était le 9 mars 1969.

J’avais bénéficié d’un sursis jusqu’à la fin de mes études et je devais effectuer mon «service militaire». Il s’agissait d’une obligation pour les jeunes gens de cette époque. Bien sûr, il n’y avait rien de militaire dans ce séjour au Québec qui devait durer deux ans. L’idée d’accueillir de jeunes Français dans les milieux professionnels québécois s’était développée dans la foulée du voyage du Général de Gaulle. À l’inverse, l’Office franco-québécois pour la jeunesse commençait à organiser des stages en France pour de jeunes Québécois.

J’ai eu la chance d’être intégré à la Société Générale de Financement du Québec, la fameuse SGF dont les ambitions économiques étaient grandes spécialement dans les milieux canadiens-français. L’équipe présidée par Jean Deschamps était formidable et enthousiaste. J’ai eu l’occasion d’y côtoyer beaucoup de jeunes hommes qui allaient marquer l’avenir et l’Histoire du Québec. Je pense notamment à Jacques Parizeau, Bernard Landry, Pierre Macdonald, Marcel Pépin et à beaucoup d’autres de cette belle génération de diplômés ambitieux et talentueux.Lire la suite »

« La der des ders »… pour mes petits-enfants…

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Laissez-moi vous mettre en contexte d’un repas familial du vendredi soir où comme d’habitude, nous discutons beaucoup! Mon père évoque l’armistice avec mes enfants et les souvenirs qu’il en a grâce à ses grands-pères qui ont vécu la Première Guerre mondiale. Je lui ai suggéré d’en écrire un texte que j’héberge fièrement sur #julielapie https://juliedupage.com/ . Il est tellement important de se souvenir… Voici la lettre de papi à ses petits-enfants… Bonne lecture, Julie

 

Billie, Adrien, Augustin, Rose, vous vivez en France et au Canada, des pays qui, aujourd’hui 11 novembre, célèbrent le centenaire de la fin de la guerre de 14-18. Même si ensemble on discute souvent Histoire et famille, nous n’avons jamais vraiment parlé de vos arrières-arrières-grands-pères français nés au XIXe siècle !

Ils étaient mes grands-pères et en 1914 sont allés combattre l’armée allemande comme des millions de Français. Ils se sont bien battus avec leur uniforme de Poilu et leur fusil Lebel équipé d’une horrible baillonnette. Ils ont vécu l’enfer des tranchées de Verdun. Plusieurs fois décorés, ils ont reçu La Croix de Guerre pour leur bravoure. Petit garçon il m’arrivait de les questionner. Ils parlaient de leur devoir, de leur honneur et de l’amour de la Patrie. Ils évitaient d’évoquer ces années d’horreur où ils ont vu mourir tant de compagnons. La vie avait repris son cours, mais je pouvais percevoir qu’ils étaient marqués à jamais.

La guerre a été gagnée, mais à quel prix ! Des millions de morts, civils et militaires, des blessés dans leur chair et dans leur âme, des orphelins, des familles anéanties, des villes et des villages complètement détruits. Une génération gâchée et des survivants qui mettront des vies entières pour tenter de se remettre debout.

Avec l’armistice signé le 11 novembre 1918 on disait que c’était «  la der des ders », la dernière des dernières ! On ne la qualifiait pas encore de Première Guerre mondiale parce qu’on ne pouvait imaginer que 21 ans plus tard commencerait la deuxième.Lire la suite »