S’il y avait eu erreur médicale?

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’enquête révélatrice de la Presse faite sur les erreurs médicales. Cette série d’articles et de statistiques très bien documentés met en lumière des cas d’erreurs, de négligence et d’incompétence. La divulgation de ces histoires si injustes a touché chez moi une corde sensible, celle de la colère et de l’indignation et fit remonter à ma mémoire une période difficile.

Cet événement a laissé des traces dans mon inconscient puisque aujourd’hui encore, je ne pénètre pas dans un milieu hospitalier sans ressentir une vive appréhension et le réflexe d’être sans cesse sur mes gardes.

J’étais alors enceinte de mon deuxième enfant. La grossesse se déroulait à priori normalement et je vaquais allègrement à mes nombreuses occupations familiales et professionnelles. Le vent tourna, le verdict tomba : à vingt-six semaines, on m’annonça un diagnostic de placenta praevia complet. C’est seulement 1% des grossesses.Lire la suite »

Cinq petites heures…

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Il y a quelques semaines, mes parents sont allés rendre visite à ma sœur et à mes neveux qui habitent en France. Le lendemain de leur arrivée, mon père ne se sentait pas très bien et avait du mal à reprendre son souffle.

Papa est une force de la nature, il est de cette génération de Baby Boomers qui ne se plaint jamais ! Le voir dans cet état n’était pas habituel, ma sœur Clara a immédiatement téléphoné au Samu (service d’aide médical urgente). À la seule mention de l’âge de mon père et du récent vol d’avion, le Samu n’a pris aucune chance et a aussitôt dépêché SOS Médecins sur place. Trente minutes plus tard, mon père faisait un électrocardiogramme qui semblait normal, mais l’écoute des ses poumons et sa toux n’étaient pas bonnes. Le docteur à domicile souhaitait valider ses impressions par des examens plus poussés. Avec une ordonnance, il a envoyé papa à l’hôpital.

Les services hospitaliers ont pris le relais avec radiographie des poumons et prises de sang. Un autre médecin a analysé le dossier mais un doute persistait, celui d’une embolie pulmonaire. Les risques sont effectivement plus élevés après un long vol d’avion. Dans l’incertitude, un spécialiste fut consulté et un scanner des poumons a été effectué. Tous doutes finalement et heureusement écartés, papa avait une grosse infection des bronches et des poumons, une broncho-pneumonie. On lui administra d’emblée une première dose d’antibiotiques puis il repartit chez ma sœur mal en point et fiévreux, mais néanmoins soulagé du diagnostic.

Le plus étonnant dans cette histoire ? Lire la suite »