Oscars, ces discours inoubliables

J’ai toujours été fascinée par les Oscars ! Déjà petite fille, je demandais à mon père d’enregistrer la cérémonie sur cassette VHS, puis je repassais en boucle les moments forts, émouvants, drôles. Et je rêvais… Les robes, les grands rôles, Hollywood… Combien de fois ai-je répété des remerciements, seule devant le miroir… Dimanche soir, je serai encore au rendez-vous!

Les discours, une épreuve pour les stars et presqu’un art en soi. Certains passent aux oubliettes, d’autres marquent l’histoire à jamais ! Entre les rires et les larmes, un tourbillon d’émotions et une façon unique de se démarquer… En voici une toute petite sélection:

Dans la catégorie « Discours incontournable »

On ne peut passer à côté de celui de Robin Williams en 1998 pour « Good Will Hunting». Il commence son discours en disant : « C’est probablement la première fois que je suis sans voix ! » Assez drôle quand on connaît le personnage ! Puis il enchaîne avec des blagues, comme celle où il demande à Ben Affleck et à Matt Damon, les réalisateurs du film, de voir leur carte d’identité. Il souligne l’amour pour sa femme puis termine avec un mot pour son papa au ciel… À voir,  d’autant qu’il n’y en aura malheureusement plus…

https://www.youtube.com/watch?v=q6Egi5V_jNU

 

Dans la catégorie « Girl Power »

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Dans la catégorie « Les plus fous », les nommés 

-Roberto Benigni pour « La vie est belle » 1999, meilleur film étranger

-Cuba Gooding Jr pour « Jerry Maguire » 1997, meilleur acteur second rôle

Mon coup de coeur à Roberto Benigni !Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce moment d’anthologie ! Le réalisateur hurle de joie, devient fou, bondit d’un fauteuil à l’autre et livre un discours chargé d’émotion, d’exubérance.  Notez le mélange approximatif d’italien et d’anglais ! On ne comprend pratiquement rien, mais le bonheur est au rendez-vous !

https://www.youtube.com/watch?v=8cTR6fk8frs

 

Dans la catégorie « Oh mon dieu, je n’y crois pas pis j’arrête pas de brailler », les nommées sont 

-Halle Berry, Oscar de la meilleure actrice pour « Monster Ball » en 2002

-Gwyneth Paltrow, Oscar de la meilleure actrice en 1999 pour « Shakespeare in love »

Je choisis Halle Berry ! Choix déchirant, mais qui s’impose puisque Halle Berry est devenue la première femme noire à gagner un Oscar. Il aura fallu attendre 74 ans ! Sidney Poitier avait également été le premier homme noir à gagner en 1967 pour le film « Le lys des champs », et avait fait d’ailleurs un très joli discours maîtrisé et concis. Halle a du mal à reprendre son souffle. On croit qu’elle va défaillir, tente de reprendre ses esprits, puis dresse la liste des femmes noires qui ont pavé la voie avant elle… Absolument poignant. Un grand moment d’émotion !

2002 était une grande année pour les Afro-américains puisque Denzel Washington avait également gagné meilleur acteur pour « Training Day ».

https://www.youtube.com/watch?v=llgL7mGYVTI

 

Dans la catégorie « La grâce incarnée »

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Meryl Streep gagne en 2012 l’Oscar de  la meilleure actrice pour le film « Iron Lady » où elle joue Margaret Thatcher. Superbe discours! Pourquoi ? Parce que c’est un savant mélange d’émotion bien sentie, de classe,  d’élégance et d’humour, particulièrement en début de remerciements. Il faut dire qu’après trois Oscars et je ne sais combien de récompenses, elle connaît la chanson ! En 2018, Meryl Streep a reçu sa 21ème nomination pour le film « The Post ». Quelle grande actrice!

https://www.youtube.com/watch?v=rTpaaiPKFw4

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Je réalise un rêve de petite fille…

Voilà une semaine qui se termine bien! 35 ans plus tard, je réalise un rêve de petite fille…

J’ai connu Guillaume à l’âge de 8 ans. Nos parents possédaient une maison à la campagne et nous passions des étés mémorables au bord de celui que j’appelle encore “mon lac”, le Memphrémagog. De purs moments de joie, de bonheur et d’insouciance. Nous pouvions l’être encore à cette époque…

Guillaume et moi étions inséparables et même les petites chicanes de bande d’amis n’ont jamais eu raison de notre connivence. Nous appartenions indéniablement à la même équipe!

Que ce soit en balade à vélo, en disputant un match de tennis ou étendus dans l’herbe à nous prélasser au soleil, nous parlions tout le temps! Ça n’a pas changé aujourd’hui. Nous refaisions le monde et nous nous projetions dans l’avenir. Rien n’arrêtait nos rêves les plus fous.

Les après-midis pluvieux se passaient au son de la bonne musique des années 80, sous la véranda chez Guillaume! C’est là que je lui ai proposé ce pacte et que nous nous sommes fait cette promesse… Je voulais devenir actrice, il souhaitait travailler dans le domaine de la mode. Je deviendrais sa muse à l’instar de Hubert de Givenchy avec sa chère Audrey Hepburn. Comme dans la chanson d’Aznavour, “Je me voyais déjà en haut de l’affiche” arborant fièrement une robe signée “Guillaume”!

Au tout début de notre vingtaine, nous vivions dans le 6e arrondissement de Paris, à quelques rues l’un de l’autre. Sa présence non loin de moi me rassurait. Combien de fois nous sommes-nous encouragés à persister dans la jungle parisienne? C’était une période exploratoire, formatrice, excitante, mais ô combien difficile.Lire la suite »

#MoiAussi

Julie moiausi

On m’avait dit que Paris était une jungle. On m’avait prévenue… À 18 ans, sur l’invitation d’un grand agent parisien, je débarquais dans la Ville Lumière. Très jeune je voulais être actrice, et le film « La gifle »  avec Isabelle Adjani fût l’un des déclencheurs de cette passion. Je dévorais les films les uns après les autres, même s’ils n’étaient pas de mon âge. Kusturika, Almodovar, Wilder, Kazan, Truffaut, etc. Le même phénomène se produisait avec les livres. Cette envie d’incarner des personnages, de vivre une vie qui ne serait jamais la mienne. Ce désir viscéral d’être parfois tout et son contraire, tantôt douce et fragile, tantôt forte et puissante… J’étais profondément attirée par ces différentes nuances.

Je me suis retrouvée seule au début des années 90 dans mon petit studio de la rue Princesse, le cœur gonflé à bloc et la tête pleine d’espoir. L’avenir m’appartenait, j’y croyais plus que jamais ! Mais à quel prix…Lire la suite »

J’ai dit non, plus jamais !

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Non, plus jamais ! Ce sont les mots que j’ai prononcés lorsque j’ai amené ma chienne Olga chez le vétérinaire. C’était la fin, 15 ans, malade, plus de dents, une cataracte et j’en passe, la pauvre ne ressemblait plus à l’adorable petit Yorkshire que j’étais allée chercher à Chartres. Mais l’amour rend aveugle et j’ai versé de chaudes larmes pour cette petite bête qui avait partagé ma vie de jeune adulte, entre Paris, Los Angeles et Montréal. « Non plus jamais, maman a trop de peine ! » ai-je dit aux enfants. Quelques années plus tard, j’ai changé d’idée…

Il y a presque deux ans, une nouvelle fracassante est venue ébranler notre petit cocon familial. Petit à petit, nous nous sommes reconstruits, puis l’idée d’accueillir un chien est revenue sur le sujet. Pour recoller, comme il le faut, nos petits cœurs ébranlés qui avaient tant pleuré. Lire la suite »

Pour le meilleur et pour le pire

Lui et moi, on a tout fait à l’envers. Aucune logique. Les chances de réussite étaient minces… On s’est rencontrés et BOUM! Le 17 avril 2004, j’épousais Andrew pour le meilleur et pour le pire. Nous nous connaissions depuis 5 mois et j’étais déjà enceinte de notre Biquette d’amour. De la folie? Oh que ma vie allait changer!

À l’époque, j’habitais Los Angeles et j’étais venu tourner la série, « Lance et Compte, La Reconquête », à Montréal.  Ce qui devait arriver arriva,  lors de la dernière journée de tournage, je faisais la connaissance de mon chéri.

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