Je réalise un rêve de petite fille…

Voilà une semaine qui se termine bien! 35 ans plus tard, je réalise un rêve de petite fille…

J’ai connu Guillaume à l’âge de 8 ans. Nos parents possédaient une maison à la campagne et nous passions des étés mémorables au bord de celui que j’appelle encore “mon lac”, le Memphrémagog. De purs moments de joie, de bonheur et d’insouciance. Nous pouvions l’être encore à cette époque…

Guillaume et moi étions inséparables et même les petites chicanes de bande d’amis n’ont jamais eu raison de notre connivence. Nous appartenions indéniablement à la même équipe!

Que ce soit en balade à vélo, en disputant un match de tennis ou étendus dans l’herbe à nous prélasser au soleil, nous parlions tout le temps! Ça n’a pas changé aujourd’hui. Nous refaisions le monde et nous nous projetions dans l’avenir. Rien n’arrêtait nos rêves les plus fous.

Les après-midis pluvieux se passaient au son de la bonne musique des années 80, sous la véranda chez Guillaume! C’est là que je lui ai proposé ce pacte et que nous nous sommes fait cette promesse… Je voulais devenir actrice, il souhaitait travailler dans le domaine de la mode. Je deviendrais sa muse à l’instar de Hubert de Givenchy avec sa chère Audrey Hepburn. Comme dans la chanson d’Aznavour, “Je me voyais déjà en haut de l’affiche” arborant fièrement une robe signée “Guillaume”!

Au tout début de notre vingtaine, nous vivions dans le 6e arrondissement de Paris, à quelques rues l’un de l’autre. Sa présence non loin de moi me rassurait. Combien de fois nous sommes-nous encouragés à persister dans la jungle parisienne? C’était une période exploratoire, formatrice, excitante, mais ô combien difficile.Lire la suite »

Précieux souvenirs d’enfance…

Julie DuPage 

Je suis parfois nostalgique des ces moments d’insouciance où la seule règle était de rentrer avant la tombée de la nuit. C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie d’écrire ce texte il y a quelques temps. Pour ne jamais oublier ces précieux souvenirs d’enfance…  

“Vive les vacances, au diable les pénitences, on met l’école en feu et les soeurs dans l’milieu!” C’était autour du 23 juin, la fin des classes. Maman nous attendait, ma soeur et moi à la sortie. Nous chantions, nous sautions de joie et d’excitation. Il faisait beau et déjà chaud. “Au temps, suspend ton vol” comme le disait Lamartine. Il aurait pu s’arrêter là, le temps, tellement j’étais transportée et heureuse à l’idée de ces 2 longs mois d’été…

Nous partions à Magog, la voiture de maman chargée à bloc puisque nous allions nous y installer pour toute la période estivale. J’avais 9 ans, et j’étais déjà folle de lecture. J’aimais particulièrement les aventures de Martine, et là, précisément, je me sentais être l’héroïne de “Martine part à la campagne”!

Ma grand-mère et mon arrière- grand-mère, que j’appelais respectivement “mamie” et “grand-maman”, nous rejoindraient très vite. C’était un véritable déménagement!

Quatre générations de femmes sous le même toit, c’était intense en émotions! Mon père qui travaillait la semaine nous honorait de sa présence le week-end. C’était notre pacha! Et nous étions si heureuses de le revoir…

Petit à petit, les amis arrivaient aussi. Nous avions tellement de choses à nous raconter car très souvent, nous nous étions dit au revoir l’été précédent.Lire la suite »