À toi, p’tit con!

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P’tit con, c’est à toi que je m’adresse! Tu m’as croisée sur l’autoroute 15 en direction de Laval la semaine dernière. C’était le début de l’après-midi, il faisait très beau et pour une des rares fois depuis longtemps, nous pouvions presque croire que la belle saison était arrivée. Une sorte de frénésie du printemps qui donne des ailes! L’hibernation imposée et l’engourdissement qui m’ont habitée tout l’hiver ont soudainement laissé place à une énergie folle, une renaissance que seuls les habitants des pays nordiques peuvent comprendre.

J’avais troqué ma radio parlée pour de la musique pop et entraînante. Celle d’Angèle, cette artiste belge que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps, tu connais? Je fredonnais sa chanson, « Tout oublier » dont les paroles me donnent une pêche d’enfer: « le spleen n’est plus à la mode, c’est pas compliqué d’être heureux. C’est simple, si tu voulais tu le s’rais… »!

C’est vrai, parfois un simple rayon de soleil printanier, chaud et lumineux peut rendre heureux! Pas plus compliqué que ça! Je me sentais légère et de bonne humeur! Quelques jours plus tard je recommencerais un tournage, j’avais comme on dit le sourire étampé dans le visage! Tu as failli tout gâcher et faire basculer mon précieux bonheur… Pas seulement le mien d’ailleurs.Lire la suite »

C’était le 9 mars 1969…

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Je discute beaucoup avec mon père et ce depuis toujours. Je pourrais l’écouter pendant des heures et j’aime particulièrement lorsqu’il évoque ses souvenirs. Comme celui de ce jour important et qui allait changer le cours de sa vie. Il était une fois, le 9 mars 1969…

Il y a 50 ans, j’arrivais de France pour la première fois au Canada. C’était le 9 mars 1969.

J’avais bénéficié d’un sursis jusqu’à la fin de mes études et je devais effectuer mon «service militaire». Il s’agissait d’une obligation pour les jeunes gens de cette époque. Bien sûr, il n’y avait rien de militaire dans ce séjour au Québec qui devait durer deux ans. L’idée d’accueillir de jeunes Français dans les milieux professionnels québécois s’était développée dans la foulée du voyage du Général de Gaulle. À l’inverse, l’Office franco-québécois pour la jeunesse commençait à organiser des stages en France pour de jeunes Québécois.

J’ai eu la chance d’être intégré à la Société Générale de Financement du Québec, la fameuse SGF dont les ambitions économiques étaient grandes spécialement dans les milieux canadiens-français. L’équipe présidée par Jean Deschamps était formidable et enthousiaste. J’ai eu l’occasion d’y côtoyer beaucoup de jeunes hommes qui allaient marquer l’avenir et l’Histoire du Québec. Je pense notamment à Jacques Parizeau, Bernard Landry, Pierre Macdonald, Marcel Pépin et à beaucoup d’autres de cette belle génération de diplômés ambitieux et talentueux.Lire la suite »

Pourquoi moi?

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Il y a quelques mois, un parti m’a approchée pour connaître mon intérêt dans une implication en politique active. Cet appel m’a fait l’effet d’une bombe ! Prise dans les embouteillages de Montréal j’ai raccroché et n’ai pu m’empêcher de pousser un : « Ah ben tabarnouch, pincez-moi où sont les caméras cachées ! » Je rêve de grands rôles à la télé et au cinéma, on m’appelait pour me proposer celui de député de comté dans la vraie vie ! Quelle surprise !

Mon père s’est toujours impliqué en politique pour les Français de l’étranger. Ma grand-mère a été l’une des premières femmes diplômées de l’École des Sciences Politiques de Paris. Oui, dans ma famille la politique provinciale, nationale ou internationale est importante et se retrouve fréquemment au cœur de débats animés !

Mais de là à faire le saut dans ce domaine !

Curieuse et flattée par cette proposition surprenante, je suis allée rencontrer les gens du parti. Je me suis présentée à ce rendez-vous pleine de doutes. Il devait forcément y avoir erreur sur la personne, ils le réaliseraient bien vite! Les formules de politesse usuelles faites, je n’ai pu m’empêcher de leur demander: « pourquoi moi ? »Lire la suite »

L’herbe est plus verte chez toi et la neige plus blanche chez moi!

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J’ai connu Gabriella il y a 15 ans à Los Angeles. Tout comme moi, elle venait de s’installer là-bas et nous sommes rapidement devenues amies, voire complices. Le soleil de La La Land est trompeur, cette ville peut être dure, cruelle et ô combien factice. Je me suis souvent sentie seule, mais la présence d’amis comme elle, son futur mari et d’autres me donnait l’impression de recréer une petite famille. Un peu de baume au cœur…

Puis les aléas nous ont séparées, elle et moi. Mariages, enfants, mon retour à Montréal, son déménagement à Miami, etc. La vie quoi !

La semaine dernière, j’étais en Floride avec mes enfants pour la relâche. C’est facile de tricher avec Facebook et de croire que l’on reste en contact avec les gens, mais j’avais envie de reconnecter “pour vrai” avec mon amie. Le temps passe si vite…

Par texto en cinq minutes, nous avions convenu de nous rencontrer le lendemain dans un restaurant de Miami avec nos enfants. C’est aussi simple que ça !Lire la suite »

Invisibobble ou l’irrésistible ascension d’une simple idée!

IMG_1807À 24 ans, elle est à la tête d’une compagnie internationale et j’ai eu le plaisir de la rencontrer !

L’histoire de Sophie Trelles-Tvede est amusante, originale et sa réussite peut servir de modèle. Danoise par son père, Espagnole par sa mère, Sophie a vécu sa jeunesse en Suisse allemande. À 18 ans, elle intègre une « Business School » en Angleterre, mais s’intéresse davantage à la fête et aux Vodka Red Bull qu’à ses études !

Un soir, elle est invitée à un party dont le thème est le « mauvais goût » ou « bad taste party ». Quasiment prête, attifée comme l’as de pique et outrageusement maquillée, elle réalise qu’il lui manque quelque chose d’original à se mettre sur la tête. Eurêka ! Elle aperçoit le fil du vieux téléphone mural du dortoir, décide de le prendre et se le nouer dans les cheveux ! Ce nouvel accessoire a eu beaucoup de succès auprès de ses amies ! Le lendemain matin, elle constate qu’elle n’a presque pas de faux-plis agaçants, ni ce mal de tête que donne fréquemment les élastiques traditionnels. Sophie savait qu’elle tenait quelque chose de prometteur, il suffit parfois d’une bonne idée ! Invisibobble était né !Lire la suite »