« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » Jean de la Fontaine *

IMG_3754

Dans ces temps incertains et bancals, j’ai besoin d’essayer de trouver un certain ordre, un semblant d’équilibre. Cela parait étrange, mais depuis le début de ce confinement je n’arrête pas de récurer, d’organiser, de classer frénétiquement. Ma maison n’aura jamais été aussi propre, dommage que vous ne puissiez venir prendre un verre!

Avec cette crise majeure, les émissions d’informations sont les plus prisées et tel un rendez-vous télévisuel fixe, j’attends avec impatience les points de presse de notre Premier ministre, Monsieur François Legault et de son équipe. Ils ont toute mon admiration car ils savent être à la fois rassurants, empathiques, clairs et précis.  Je suis bien d’accord avec l’humoriste Adib Alkhalidey; moi aussi j’aurais envie d’appeler Monsieur Legault « papa »! C’est l’homme de la situation, toutes allégeances politiques confondues, n’est-on pas fiers qu’il soit notre capitaine?

Cet isolement permet de faire le point et remet en perspective de nombreux aspects, notamment celui des libertés individuelles ici bousculées et entravées. Bien que notre société très individualiste ait du mal à l’accepter, nous sommes néanmoins tous en train de réévaluer notre façon de communiquer, d’échanger avec les autres, de gérer le stress lié à cette catastrophe et d’employer notre temps.

Lire la suite »

Aux grands maux, les grands moyens ?

 

1800X-Voyages-en-avion-droits-et-recours

À travers leur Histoire, jamais les humains ne se sont autant déplacés sur la Planète, ce qui augmente les risques de contagion de façon exponentielle.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis avec intérêt et appréhension l’évolution du COVID-19.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la docteure Theresa Tam ou le directeur national de la santé publique au Québec, Horacio Arruda rappelent que le risque de propagation du coronavirus au Canada et au Québec est toujours faible, mais on sent tout de même un léger vent de panique à l’horizon. La paranoïa se transmet plus vite qu’un virus… On l’a vu avec ce couple de Québec et leur bébé de 21 mois qui présentait des symptômes de rhume alors qu’il avait été examiné par un médecin le matin même. La petite famille « indésirable » n’a jamais pu décoller pour Paris.

Selon le site de la santé publique du gouvernement du Canada, à la question « y a-t-il un risque de contracter le COVID-19 si je touche une surface qui a pu être contaminée ? », voici ce qu’on y trouve: “En général, les coronavirus ont une faible capacité de survie sur les surfaces et se propagent généralement par des gouttelettes respiratoires projetées lors d’une toux ou d’un éternuement. Dans le cas du COVID-19, les chercheurs poursuivent activement leurs recherches afin d’en apprendre plus sur le mode de transmission.”

On y indique également les mesures de prévention de base, notamment nettoyer et désinfecter fréquemment les surfaces couramment touchées…

Ce n’est pas faute de moyens, force est de constater que les milliers de chercheurs à travers le monde n’ont pas encore trouvé la clé du problème.

Nous sommes à quelques jours de la relâche dans la plupart des écoles du Québec. De nombreuses familles vont partir en voyage afin d’échapper à la grisaille de l’hiver et faire le plein de vitamine D. Lire la suite »

Et moi, qu’est-ce que je dis à mes enfants ?

ACS_0455 3

Je ne suis pas une jovialiste aux lunettes roses, mais une sincère optimiste. Il faut se lever de bonne heure pour m’abattre, me décourager et la plupart du temps, je suis convaincue qu’il y a solution à tout problème. Pourtant, mon enthousiasme habituel fait défaut sur un sujet qui me rend particulièrement anxieuse : les conséquences du réchauffement de la planète. Ma lucidité m’empêche d’être rassurante auprès de miens et de trouver les mots justes. Je suis dans une impasse, qu’est-ce que je dis à mes enfants ?

« Habituellement, maman a toujours un plan B, mais là elle n’en trouve pas ? »

Je n’ai pas la prétention d’être une citoyenne irréprochable, on peut toujours s’améliorer. Depuis plus de dix ans, mes habitudes familiales en matière d’écologie ont nettement évolué : conscientisation, recyclage, compost, voiture électrique, diminution de la consommation d’eau et j’en passe. Mais l’enjeu n’est malheureusement plus là. Nos petits gestes quotidiens écolos, si louables soient-ils, ne sont plus que des coups d’épée dans l’eau. Nous sommes passés de la bonne conscience « soft et gentille » des bacs bleus et verts de recyclage à une réalité brutale, alarmante et anxiogène.  Lire la suite »