Allez les Roses!

C’est probablement par déformation professionnelle que je regarde beaucoup la télévision. Les infos, les fictions québécoises et internationales, les émissions de services et bien sûr, le sport!

Les événements sportifs sont rassembleurs et prennent toutes leur dimension quand ils sont visionnés en direct. Un match des Canadiens en différé n’a qu’un intérêt relatif. La magie est décuplée lorsque l’on a la chance d’assister à une partie et ressentir la frénésie de groupe, la fièvre partisane.

Samedi le 3 mai, c’est avec beaucoup d’émotions et de fierté que j’assisterai au premier match officiel de soccer féminin des Roses de Montréal au Québec! En effet, il y a un an j’ai décidé de me joindre à cette grande aventure en tant qu’investisseuse. Fait plutôt cocasse : c’est mon fils de 17 ans qui m’a encouragée dans cette démarche… Lire la suite »

Le déclic amoureux

Depuis toujours, je discute avec mon père, notamment sur son amour de la culture française et québécoise.  Je pourrais l’écouter pendant des heures et j’aime particulièrement lorsqu’il évoque certains souvenirs. Comme celui du 9 mars 1969, ce jour important qui allait changer le cours de sa vie. Papa arrivait de France pour la première fois au Canada.

À sa grande surprise, le Québec qu’il découvrait était très anglophone. Que ce soit dans le milieu des affaires ou dans la vie quotidienne. Papa se rappelle que dans les grands magasins comme Morgan ou Simpson, les vendeurs étaient pour la plupart unilingues anglais et s’adressaient à lui en anglais.

– S’ils parlaient français, ils ne faisaient pas beaucoup d’efforts pour le montrer!

Les choses ont-elles changé en plus de 50 ans? Les statistiques et études disent que le cœur de Montréal ne bat plus en français et qu’il y a un recul majeur de la langue française au Québec, notamment auprès des jeunes générations.

Je pourrais faire de cette chronique un pamphlet politique, mais ce n’est pas mon propos. Il est vrai qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’on revienne sur le débat français-anglais. Il suffit d’ailleurs de vivre à Montréal pour se rendre compte combien les deux solitudes existent toujours, selon les quartiers dans lesquels on évolue.

Heureusement, il arrive parfois que les deux solitudes se rencontrent et qu’il se passe quelque chose de lumineux…Lire la suite »

Espoir, quand tu nous tiens…

Chaque année, le même effet se produit; cette petite heure de lumière en plus fait une différence sur mon humeur! La douceur s’installe petit à petit, la nature s’éveille, l’horizon s’ouvre finalement à nouveau…

Depuis le début de la pandémie, chaque lueur d’espoir a son importance. Je m’y rattache comme à une bouée afin de conserver ma place de capitaine/préposée au bonheur de ma tribu.

Il n’empêche que j’ai parfois besoin de chasser le spleen et l’inquiétude qui s’invitent sournoisement la nuit. Ils sont nocifs et ne font pas honneur à la fille positive et joviale que je suis. Quand une telle chose se produit, je fais automatiquement diversion. J’ouvre alors un livre et me plonge dans un autre univers qui apaise mes tourments…Lire la suite »

Ce n’est qu’un au revoir…

Cette année, le moment des « au revoir » était particulièrement déchirant. Les étreintes furent plus longues que d’habitude, les pleurs plus intenses. Il planait comme une espèce d’urgence à rester dans la douceur de leur bulle afin de suspendre le temps quelques minutes encore. Au cas où… 

La fraicheur soudaine des derniers jours nous rappelle à l’ordre des saisons. L’agréable parenthèse estivale se termine. J’avoue ressentir un mini blues post vacances, le même qui se pointe inévitablement après la fin de semaine du travail… La rentrée est bien souvent synonyme de contraintes et de stress. On doit malheureusement délaisser une certaine liberté qu’on a eu tant de plaisir à goûter. J’ai toujours du mal avec le mot « fin ». Comme si quelque chose m’échappait…Lire la suite »

Ma chère Mitsou, pour ton 50ème anniversaire…

J’ai fait la connaissance de Mitsou le 31 décembre 2003. On dit souvent que dans la vie, il faut s’entourer de gens positifs. En voyant Mits la première fois en cette veille du jour de l’an, j’ai bien compris qu’elle faisait partie de cette équipe-là; celle des gens lumineux dont l’énergie vous attire.

Comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai suivi les débuts de Mitsou, la chanteuse. C’était un véritable phénomène populaire au Québec! Depuis plus de 16 ans, je côtoie cette femme fascinante et magnétique. Celle qui est en évolution constante, s’est réinventée mille fois et ose tout le temps. Comment fait-elle pour avoir une telle énergie? Je me le demande encore!

À la mi-août, je lui ai fait part de mon projet. À quelques jours de son 50e anniversaire, j’avais envie de l’interviewer de façon différente et d’aller ailleurs.

« Mais tu me connais déjà tellement » m’a-t-elle répondu!

Contrairement à ce qu’on peut penser, Mitsou n’est pas tout à fait un grand livre ouvert. Derrière ce grand soleil, il y a aussi des zones d’ombres, des doutes, des sujets plus difficiles à aborder. Mais surtout, il y a un désir de s’affranchir de certaines peurs, de se libérer et de s’accepter. Un jour à la fois, en toute humilité. C’est aussi ça avoir 50 ans…

Nous étions chez elle à siroter un café au lait. C’est une femme émue qui s’est assise en face de moi.

« Ça me touche que tu fasses ça Julie… »

Ses beaux grands yeux bleus se sont remplis d’eau…

J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire cette entrevue que j’en ai eu à la faire! Moi aussi, j’ai découvert Mitsou autrement. Je la remercie pour sa confiance et sa générosité…

 

J- Mitsou, tu viens d’une famille d’artistes, tu as ça dans le sang! Tu tournais déjà comme comédienne, mais pourquoi as-tu eu envie de devenir chanteuse? Qu’est-ce qui t’animait à ce moment-là?

M- En fait, vers l’âge de 13 ans j’ai été un peu déçue. Je tournais le personnage d’Anouck Jacquemin dans Terre Humaine à Radio-Canada et j’ai décidé de me faire couper les cheveux très courts style Véronique Béliveau. Le p’tit look « punkette », ça n’a pas passé au niveau de la production. Peu à peu mon personnage s’est dissout et ça m’avait choquée. J’étais déjà très attirée par la musique, je commençais à admirer, entre autres, David Bowie qui était à la fois chanteur et acteur. Je me suis dit que peut-être le métier de comédienne, ce n’était pas ce que je voulais. Les chanteurs semblaient avoir plus de pouvoir sur la direction artistique qu’ils prenaient et ça, ça m’attirait!

J- Donc c’est un peu grâce à Bowie que tu es devenue chanteuse?Lire la suite »