Janvier le terrible!

Si j’avais à choisir un mot pour qualifier le mois de janvier, j’utiliserais “réflexion”. Ce premier mois de l’année me fait chaque fois le même effet; celui d’une parenthèse ou d’une bulle nécessaire, mais étouffante. Un long lendemain de veille qui dure 31 jours où je me convaincs d’entamer ce nouveau cycle sur de bonnes bases. C’est dans cet état d’esprit de première de classe un peu fatigante que je décide de dormir encore plus, de manger encore mieux, de faire une cuisine plus variée pour ma petite famille, de ne pas boire une goutte d’alcool (maudit Dry January), de m’entraîner plus fort, de rester davantage à la maison, de tout réorganiser…

Cette hibernation consciente me donne l’impression d’être en “pénitence” tout janvier et d’attendre impatiemment février, où l’espoir renait, pour avoir du fun et revenir à une vie certes réglée, (pas le choix) mais ô combien plus palpitante! Comme si ce moment en “veilleuse” était inévitablement un passage obligé.

Il faut dire que notre cher hiver n’aide pas beaucoup. Ses caprices et sautes d’humeur (changements climatiques obligent) rendent le quotidien bien pénible… “On l’a pas facile” comme dirait l’autre, particulièrement cette semaine…Lire la suite »

Retrouver la magie de Noël

Chaque année je me fais la même réflexion; je ne profite pas du mois de décembre. Non seulement il passe si vite, mais j’ai l’impression d’une course effrénée, d’une sorte d’urgence incontrôlée pour maximiser le temps! Tout faire pour clore l’année comme il le faut, même ce qui n’est pas nécessaire!

En pleine heure de pointe, quelle folle idée d’aller porter une vieille jupe chez la couturière? Ben parce que « tant qu’à faire » pis c’est Noël! Si jamais l’envie me prenait de la mettre au bout de trois ans… Niaiseux comme ça, je vous épargne les autres exemples! Fatigue et essoufflement garantis…

Et si je ralentissais un peu la cadence pour apprécier le temps des Fêtes? Je suis à la campagne, la maison est finalement calme. Les lumières sont tamisées et l’ambiance chaleureuse. Je suis allongée sur le canapé, la jetée jusqu’au nez et j’admire l’arbre de Noël qui brille majestueusement. Je ne veux ni musique, ni télé, ni bruit. Simplement me poser quelques instants et entrer dans ma bulle afin de retrouver la magie de Noël…

24 décembre, mon jour préféré. J’ai sept ans et comme chaque année papa commente le parcours du père Noël autour du monde. Sa longue tournée est déjà terminée en Australie puis en Asie. Est-il peut-être déjà passé en France chez les cousins et s’apprête-t-il à traverser l’Atlantique pour se diriger vers le Québec ?  Ma sœur et moi venons de regarder Astérix à Ciné-Cadeau, maman veut que nous allions nous coucher afin de pouvoir réveillonner. Je suis trop excitée pour dormir, mon cœur bat la chamade ! Je résiste au sommeil de peur de rater quelque chose, mais en vain…Lire la suite »

Mais d’où viennent les expressions?

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Petit billet léger et ludique à lire les doigts de pieds en éventail, si possible au bord d’une piscine, d’un lac ou allongé dans l’herbe!

J’ai un plaisir fou à utiliser des expressions dans mon langage de tous les jours. Ce qui fait beaucoup rire mes enfants ! Les phrases semblent plus colorées et les idées, tellement plus imagées. Je fais un savoureux mélange des genres grâce à ma double nationalité : Québécoise par ma mère, Française par mon père. Je ratisse même du côté de la Suisse avec leur fameux  « Y’a pas le feu au lac ! »

Mais d’où viennent-elles ces expressions ? Quelles sont leurs origines ? Quelle est la petite histoire de la chienne à Jacques ou des bidous? Pourquoi c’est quétaine ou c’est une autre paire de manches? Derrière ces expressions se cachent des traditions, des légendes et du folklore.   Évidemment inutile de préciser que tout n’est pas coulé dans le béton ! En voici un petit résumé.

La chienne à Jacques

J’adore cette expression ! Qui est Jacques, qui est sa chienne ? Expression du bas du fleuve datant du 19e siècle. Jacques Aubert était un célibataire endurci et vivait avec sa chienne qui avait une maladie et avait perdu tout son poil. Pour qu’elle n’ait pas froid, Jacques lui mettait de vieux chandails usés. Donc quand on voulait se moquer de quelqu’un de mal attifé, on disait qu’il était habillé comme la chienne à Jacques !

C’est quétaineLire la suite »

Cinq petites heures…

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Il y a quelques semaines, mes parents sont allés rendre visite à ma sœur et à mes neveux qui habitent en France. Le lendemain de leur arrivée, mon père ne se sentait pas très bien et avait du mal à reprendre son souffle.

Papa est une force de la nature, il est de cette génération de Baby Boomers qui ne se plaint jamais ! Le voir dans cet état n’était pas habituel, ma sœur Clara a immédiatement téléphoné au Samu (service d’aide médical urgente). À la seule mention de l’âge de mon père et du récent vol d’avion, le Samu n’a pris aucune chance et a aussitôt dépêché SOS Médecins sur place. Trente minutes plus tard, mon père faisait un électrocardiogramme qui semblait normal, mais l’écoute des ses poumons et sa toux n’étaient pas bonnes. Le docteur à domicile souhaitait valider ses impressions par des examens plus poussés. Avec une ordonnance, il a envoyé papa à l’hôpital.

Les services hospitaliers ont pris le relais avec radiographie des poumons et prises de sang. Un autre médecin a analysé le dossier mais un doute persistait, celui d’une embolie pulmonaire. Les risques sont effectivement plus élevés après un long vol d’avion. Dans l’incertitude, un spécialiste fut consulté et un scanner des poumons a été effectué. Tous doutes finalement et heureusement écartés, papa avait une grosse infection des bronches et des poumons, une broncho-pneumonie. On lui administra d’emblée une première dose d’antibiotiques puis il repartit chez ma sœur mal en point et fiévreux, mais néanmoins soulagé du diagnostic.

Le plus étonnant dans cette histoire ? Lire la suite »

À vous mes enfants,

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Pour ce beau week-end de la Fête des Mères, c’est moi qui ai eu envie de vous faire une petite surprise…

Au début de leur mariage, papi et mamie vivaient en France. Papi avait été muté dans une petite ville du sud près de Marseille et travaillait beaucoup. Mamie s’ennuyait de sa famille au Québec, de ses amies, de ses repères. Puis je suis née et mamie recréa ce qu’elle avait avec sa propre mère et ce que sa mère avait avec la sienne, c’est-à-dire une osmose, une connivence totale. Toute ma vie, j’ai ressenti son rôle protecteur, bienveillant, jamais étouffant. Beaucoup d’amour et juste assez de liberté pour assouvir mes rêves et me donner des ailes !

Mamie m’aura beaucoup appris (papi aussi bien sûr!) entre autres la valeur du travail bien fait, ainsi que celle de l’amitié si chère à ses yeux. Pour mille et une raisons, elle a toujours été une source d’inspiration, de force et d’énergie! Toutes grandes décisions de ma vie nécessitent ses précieux conseils, il ne se passe pas une seule journée sans que nous ayons le besoin viscéral de nous parler, même brièvement. J’ai l’immense privilège d’avoir un formidable modèle de mère. Je veux être à la hauteur pour que vous soyez aussi fiers de votre maman que je le suis de la mienne…Lire la suite »