Impressions d’automne

IMPRESSION JULIE

Chaque année c’est la même histoire; j’ai du mal à me faire à l’idée que la belle saison cède sa place à l’automne. Voyons ce n’est pas possible, pas déjà! Adieu lumière, chaleur, fleurs, insouciance et petits verres de rosé…

Peut-on recommencer l’été svp, je n’étais pas prête?

Les mois de septembre et octobre sont souvent magnifiques, mais comment les apprécier à leur juste valeur alors que je sais ce qui me pend au bout du nez? Vous l’aurez compris, l’hiver est pour moi un passage obligé difficile! Ma bonne volonté et mon enthousiasme pour la neige et la saison froide sont vains! Ne serait-ce que pour mes enfants, je finis toujours par me calmer le pompon et l’accepter!

Cependant, je me rends compte que l’automne est une période transitoire et nécessaire à mon équilibre. Petit à petit je ralentis le rythme énergique de l’été afin de me recentrer. Je peux enfin me poser et prendre le temps.

C’est d’ailleurs dans ces moments que je suis la plus créative. Je peux également m’enorgueillir d’être une « pas pire » cuisinière (rappelez-moi de vous parler de mon pot-au-feu un de ces jours). Je fais le rattrapage en rafale de nombreuses téléséries et dévore des quantités de bouquins. L’automne est aussi synonyme de maison bien organisée; j’aime ranger, classer, faire de la place et donner au suivant. Madame Blancheville n’est jamais bien loin!

Récemment, alors qu’il pleuvait des cordes et que la météo prévoyait des flocons, j’ai décidé de sortir du placard les bonnets, mitaines, foulards, manteaux chauds de la famille. C’est là que j’ai redécouvert un carton que j’avais à l’époque précieusement remisé : une « boîte à trésors »…Lire la suite »

À qui la mitaine?

HANDS HEART SHAPE SNOW

Pendant le temps des fêtes, avez-vous vu ou revu le film “Love Actually”? Je ne peux m’empêcher de sourire et de repenser à une anecdote familiale liée à ce classique du cinéma britannique. En effet, il y a quelques années je voulais le faire découvrir à mes enfants encore assez petits. Je ne me souvenais que vaguement de l’histoire, mais j’avais encore en tête l’agréable plaisir qu’il m’avait procuré. “A feel good movie”, parfait pour une soirée d’hiver.

Nous étions tous les quatre collés-collés sur le canapé, quelques bougies créaient une atmosphère tamisée, chaleureuse, le feu crépitait et une jolie petite neige tombait. L’ambiance idéale…

Dans ce film choral, nous suivons différents personnages dont les histoires s’entrecroisent et notamment celle de John et Judy que j’avais visiblement occultée et dont la pertinence n’est pas évidente. Je m’attendais à une soirée tout public! En fait, “Love Actually” n’est pas du tout un film de famille puisque ce couple interprète des doublures lumière de film porno qui simulent, de façon timide, (mais quand même) des scènes de sexe. Oh là, là! “Couvrez ce sein que je ne saurais voir!”Lire la suite »

Retrouver la magie de Noël

Chaque année je me fais la même réflexion; je ne profite pas du mois de décembre. Non seulement il passe si vite, mais j’ai l’impression d’une course effrénée, d’une sorte d’urgence incontrôlée pour maximiser le temps! Tout faire pour clore l’année comme il le faut, même ce qui n’est pas nécessaire!

En pleine heure de pointe, quelle folle idée d’aller porter une vieille jupe chez la couturière? Ben parce que « tant qu’à faire » pis c’est Noël! Si jamais l’envie me prenait de la mettre au bout de trois ans… Niaiseux comme ça, je vous épargne les autres exemples! Fatigue et essoufflement garantis…

Et si je ralentissais un peu la cadence pour apprécier le temps des Fêtes? Je suis à la campagne, la maison est finalement calme. Les lumières sont tamisées et l’ambiance chaleureuse. Je suis allongée sur le canapé, la jetée jusqu’au nez et j’admire l’arbre de Noël qui brille majestueusement. Je ne veux ni musique, ni télé, ni bruit. Simplement me poser quelques instants et entrer dans ma bulle afin de retrouver la magie de Noël…

24 décembre, mon jour préféré. J’ai sept ans et comme chaque année papa commente le parcours du père Noël autour du monde. Sa longue tournée est déjà terminée en Australie puis en Asie. Est-il peut-être déjà passé en France chez les cousins et s’apprête-t-il à traverser l’Atlantique pour se diriger vers le Québec ?  Ma sœur et moi venons de regarder Astérix à Ciné-Cadeau, maman veut que nous allions nous coucher afin de pouvoir réveillonner. Je suis trop excitée pour dormir, mon cœur bat la chamade ! Je résiste au sommeil de peur de rater quelque chose, mais en vain…Lire la suite »

« La der des ders »… pour mes petits-enfants…

The final sortie WWI version

Laissez-moi vous mettre en contexte d’un repas familial du vendredi soir où comme d’habitude, nous discutons beaucoup! Mon père évoque l’armistice avec mes enfants et les souvenirs qu’il en a grâce à ses grands-pères qui ont vécu la Première Guerre mondiale. Je lui ai suggéré d’en écrire un texte que j’héberge fièrement sur #julielapie https://juliedupage.com/ . Il est tellement important de se souvenir… Voici la lettre de papi à ses petits-enfants… Bonne lecture, Julie

 

Billie, Adrien, Augustin, Rose, vous vivez en France et au Canada, des pays qui, aujourd’hui 11 novembre, célèbrent le centenaire de la fin de la guerre de 14-18. Même si ensemble on discute souvent Histoire et famille, nous n’avons jamais vraiment parlé de vos arrières-arrières-grands-pères français nés au XIXe siècle !

Ils étaient mes grands-pères et en 1914 sont allés combattre l’armée allemande comme des millions de Français. Ils se sont bien battus avec leur uniforme de Poilu et leur fusil Lebel équipé d’une horrible baillonnette. Ils ont vécu l’enfer des tranchées de Verdun. Plusieurs fois décorés, ils ont reçu La Croix de Guerre pour leur bravoure. Petit garçon il m’arrivait de les questionner. Ils parlaient de leur devoir, de leur honneur et de l’amour de la Patrie. Ils évitaient d’évoquer ces années d’horreur où ils ont vu mourir tant de compagnons. La vie avait repris son cours, mais je pouvais percevoir qu’ils étaient marqués à jamais.

La guerre a été gagnée, mais à quel prix ! Des millions de morts, civils et militaires, des blessés dans leur chair et dans leur âme, des orphelins, des familles anéanties, des villes et des villages complètement détruits. Une génération gâchée et des survivants qui mettront des vies entières pour tenter de se remettre debout.

Avec l’armistice signé le 11 novembre 1918 on disait que c’était «  la der des ders », la dernière des dernières ! On ne la qualifiait pas encore de Première Guerre mondiale parce qu’on ne pouvait imaginer que 21 ans plus tard commencerait la deuxième.Lire la suite »

Précieux souvenirs d’enfance…

Julie DuPage 

Je suis parfois nostalgique des ces moments d’insouciance où la seule règle était de rentrer avant la tombée de la nuit. C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie d’écrire ce texte il y a quelques temps. Pour ne jamais oublier ces précieux souvenirs d’enfance…  

“Vive les vacances, au diable les pénitences, on met l’école en feu et les soeurs dans l’milieu!” C’était autour du 23 juin, la fin des classes. Maman nous attendait, ma soeur et moi à la sortie. Nous chantions, nous sautions de joie et d’excitation. Il faisait beau et déjà chaud. “Au temps, suspend ton vol” comme le disait Lamartine. Il aurait pu s’arrêter là, le temps, tellement j’étais transportée et heureuse à l’idée de ces 2 longs mois d’été…

Nous partions à Magog, la voiture de maman chargée à bloc puisque nous allions nous y installer pour toute la période estivale. J’avais 9 ans, et j’étais déjà folle de lecture. J’aimais particulièrement les aventures de Martine, et là, précisément, je me sentais être l’héroïne de “Martine part à la campagne”!

Ma grand-mère et mon arrière- grand-mère, que j’appelais respectivement “mamie” et “grand-maman”, nous rejoindraient très vite. C’était un véritable déménagement!

Quatre générations de femmes sous le même toit, c’était intense en émotions! Mon père qui travaillait la semaine nous honorait de sa présence le week-end. C’était notre pacha! Et nous étions si heureuses de le revoir…

Petit à petit, les amis arrivaient aussi. Nous avions tellement de choses à nous raconter car très souvent, nous nous étions dit au revoir l’été précédent.Lire la suite »