Une histoire de robe

Il y a parfois des coïncidences amusantes qui font de jolies histoires à raconter. Je suis encore émue par celle-ci…

J’arrive souvent à la fin des classes sur les rotules. Juin me fait le même effet que décembre, le froid en moins, le soleil en plus. C’est sans doute plus évident cette année, après l’étrange période que nous avons vécue et qui a laissé son lot d’amertume et de lassitude…

J’ai dû canaliser mes énergies afin d’arriver au bout de ce maelstrom et conserver mon titre de « préposée au bonheur » de mes enfants. Tout un pari : travail, pandémie, déconfinement, vaccins, examens finaux, remise de diplôme secondaire de ma plus grande, puis… le fameux bal de finissants !

Je me souviens encore vivement du mien et je parie que vous aussi ! Dans bien des cas, n’est-ce pas l’événement le plus marquant de l’adolescence ?

Bien en amont et ne sachant pas ce qu’il adviendrait de la situation, le collège de ma fille avait pris la décision de souligner ce passage. En classe bulle, tout en respectant les mesures sanitaires. C’est mieux que rien et je tiens à les remercier pour cette organisation impeccable !

Bref, inutile de vous dire combien le sujet du bal est revenu plus d’une fois lors de nos repas en famille ! Au début du printemps, ma fille Billie se fit de plus en plus insistante et me remit à l’ordre : une journée magasinage « robe » s’imposait ! »

Je ne me doutais pas combien cet exercice allait être périlleux…Lire la suite »

Une chance qu’on s’a!

 

Quoi de plus agréable que de constater l’évolution des idées et points de vue de nos enfants. J’aime provoquer la discussion avec les miens en abordant des sujets dont le but est d’ouvrir l’horizon…

Mes enfants,

Chaque époque passée a eu ses particularités, ses moments de grandes joies et ses douleurs. C’est pourquoi il est important d’interroger l’Histoire, car elle informe sur le présent en s’appuyant sur le passé. On peut ainsi établir des comparaisons et surtout relativiser. C’est justement là où je veux en venir…

Il y a quelques jours, lors d’une de nos soirées cinéma, j’ai insisté pour que l’on regarde en famille le film « De Gaulle » sur l’appel à la résistance en juin 1940. Vous me trouviez un peu intense et n’avez pas hésité à argumenter mon choix.Lire la suite »

Souriez!

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Souriez! Parce que vous êtes filmés? Peut-être. Mais souriez, surtout, car pour rendre heureux c’est le geste le plus simple à maîtriser, à la portée de tous, même de ceux qui ont perdu leur dentier. Rien de mieux qu’un large sourire pour désamorcer une situation, pour attendrir le collègue de travail grognon ou encore amadouer le constable qui veut nous balancer une contravention! Attention : chronique fleur bleue. Telle une maxime dénichée on ne sait où et larguée en toute sincérité sur les réseaux sociaux, je vous ai pondu une chronique faisant l’apologie de ce geste tout mignon, inné, qu’on devrait mettre en pratique plus souvent (sauf lors de la prise de nos photos de passeport). Oui, oui, je m’adresse aussi à vous les cyniques, ceux qui ont perdu espoir en l’humanité depuis la dernière élection américaine et ceux qui viennent de se faire poser des broches. À vos miroirs!

Montrer mes dents à la caissière de l’épicerie, aux faces de bœuf au volant, aux usagers du métro perdus dans leurs rêveries ou le fil Instagram de leur iPhone me donne une énorme satisfaction. Tiens, au gars de la voirie aussi qui a rangé sa bonne humeur avec sa dernière canette vide de Molson Export, la semaine dernière. J’ai le sentiment d’une petite victoire à chaque sourire décroché en retour. Sourire, c’est comme bâiller. Et cette contagion est bienvenue. Le geste rend accessible,  humanise et fait oublier que le plombier a mal colmaté la fuite d’eau de la salle de bains. Je l’ai essayé à toutes les sauces. Même en face d’un douanier. Même quand je coupe par inadvertance un piéton, derrière mon volant, mon sourire d’excuse fait rapidement oublier à celui que j’ai failli envoyer à l’hôpital qu’il déteste TOUS les conducteurs-ces-gros-pollueurs-de-la-planète.Lire la suite »