Impressions d’automne/hiver

IMPRESSION JULIE

Chaque année c’est la même histoire; j’ai du mal à me faire à l’idée que la belle saison cède sa place à l’automne. Voyons ce n’est pas possible, pas déjà! Adieu lumière, chaleur, fleurs, insouciance et petits verres de rosé…

Peut-on recommencer l’été svp, je n’étais pas prête?

Les mois de septembre et octobre sont souvent magnifiques, mais comment les apprécier à leur juste valeur alors que je sais ce qui me pend au bout du nez? Vous l’aurez compris, l’hiver est pour moi un passage obligé difficile! Ma bonne volonté et mon enthousiasme pour la neige et la saison froide sont vains! Imaginez mon choc et mon humeur cette semaine! Une tempête de neige un 11 novembre, vraiment? Rassurez-vous, ne serait-ce que pour mes enfants, je finis toujours par me calmer le pompon et l’accepter…

Cependant, je me rends compte que l’automne est une période transitoire et nécessaire à mon équilibre. Petit à petit je ralentis le rythme énergique de l’été afin de me recentrer. Je peux enfin me poser et prendre le temps.

C’est d’ailleurs dans ces moments que je suis la plus créative. Je peux également m’enorgueillir d’être une « pas pire » cuisinière (rappelez-moi de vous parler de mon pot-au-feu un de ces jours). Je fais le rattrapage en rafale de nombreuses téléséries et dévore des quantités de bouquins. L’automne est aussi synonyme de maison bien organisée; j’aime ranger, classer, faire de la place et donner au suivant. Madame Blancheville n’est jamais bien loin!

Récemment, alors qu’il pleuvait des cordes et que la météo prévoyait des flocons, j’ai décidé de sortir du placard les bonnets, mitaines, foulards, manteaux chauds de la famille. C’est là que j’ai redécouvert un carton que j’avais à l’époque précieusement remisé : une « boîte à trésors »…Lire la suite »

Janvier le terrible!

Si j’avais à choisir un mot pour qualifier le mois de janvier, j’utiliserais “réflexion”. Ce premier mois de l’année me fait chaque fois le même effet; celui d’une parenthèse ou d’une bulle nécessaire, mais étouffante. Un long lendemain de veille qui dure 31 jours où je me convaincs d’entamer ce nouveau cycle sur de bonnes bases. C’est dans cet état d’esprit de première de classe un peu fatigante que je décide de dormir encore plus, de manger encore mieux, de faire une cuisine plus variée pour ma petite famille, de ne pas boire une goutte d’alcool (maudit Dry January), de m’entraîner plus fort, de rester davantage à la maison, de tout réorganiser…

Cette hibernation consciente me donne l’impression d’être en “pénitence” tout janvier et d’attendre impatiemment février, où l’espoir renait, pour avoir du fun et revenir à une vie certes réglée, (pas le choix) mais ô combien plus palpitante! Comme si ce moment en “veilleuse” était inévitablement un passage obligé.

Il faut dire que notre cher hiver n’aide pas beaucoup. Ses caprices et sautes d’humeur (changements climatiques obligent) rendent le quotidien bien pénible… “On l’a pas facile” comme dirait l’autre, particulièrement cette semaine…Lire la suite »

À qui la mitaine?

HANDS HEART SHAPE SNOW

Pendant le temps des fêtes, avez-vous vu ou revu le film “Love Actually”? Je ne peux m’empêcher de sourire et de repenser à une anecdote familiale liée à ce classique du cinéma britannique. En effet, il y a quelques années je voulais le faire découvrir à mes enfants encore assez petits. Je ne me souvenais que vaguement de l’histoire, mais j’avais encore en tête l’agréable plaisir qu’il m’avait procuré. “A feel good movie”, parfait pour une soirée d’hiver.

Nous étions tous les quatre collés-collés sur le canapé, quelques bougies créaient une atmosphère tamisée, chaleureuse, le feu crépitait et une jolie petite neige tombait. L’ambiance idéale…

Dans ce film choral, nous suivons différents personnages dont les histoires s’entrecroisent et notamment celle de John et Judy que j’avais visiblement occultée et dont la pertinence n’est pas évidente. Je m’attendais à une soirée tout public! En fait, “Love Actually” n’est pas du tout un film de famille puisque ce couple interprète des doublures lumière de film porno qui simulent, de façon timide, (mais quand même) des scènes de sexe. Oh là, là! “Couvrez ce sein que je ne saurais voir!”Lire la suite »

L’herbe est plus verte chez toi et la neige plus blanche chez moi!

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J’ai connu Gabriella il y a 15 ans à Los Angeles. Tout comme moi, elle venait de s’installer là-bas et nous sommes rapidement devenues amies, voire complices. Le soleil de La La Land est trompeur, cette ville peut être dure, cruelle et ô combien factice. Je me suis souvent sentie seule, mais la présence d’amis comme elle, son futur mari et d’autres me donnait l’impression de recréer une petite famille. Un peu de baume au cœur…

Puis les aléas nous ont séparées, elle et moi. Mariages, enfants, mon retour à Montréal, son déménagement à Miami, etc. La vie quoi !

La semaine dernière, j’étais en Floride avec mes enfants pour la relâche. C’est facile de tricher avec Facebook et de croire que l’on reste en contact avec les gens, mais j’avais envie de reconnecter “pour vrai” avec mon amie. Le temps passe si vite…

Par texto en cinq minutes, nous avions convenu de nous rencontrer le lendemain dans un restaurant de Miami avec nos enfants. C’est aussi simple que ça !Lire la suite »

La guerre de la tuque

par Isabelle Massé

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L’hiver s’en vient. Les pneus à crampons sont posés, les meubles de la terrasse sont en état d’hibernation, le calfeutrage des fenêtres est fait et les manteaux sont sortis de l’armoire à boules à mites. Il ne me reste qu’à pratiquer ma technique pour visser une tuque sur ma tête. Car on n’entre pas huit kilos de cheveux sous un bonnet avec nonchalance!

Vous avez remarqué?  J’ai les frisous joyeux et exaltés. Lire la suite »