11 septembre 2001

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Demandez aux gens de la génération de mes parents et les plus âgés ce qu’ils faisaient le 20 juillet 1969 quand Neil Armstrong fut le 1er homme à marcher sur la Lune. Le monde entier célébrait la grandeur américaine et le pari fou amorcé par Kennedy était gagné ! Ils se souviennent tous de ce qu’ils faisaient ce jour-là, alors que pour ceux de ma génération, c’est le triste 11 septembre 2001

J’habitais Paris et mes amis américains, Giorgio et Francesca Moroder, m’avaient demandé si je pouvais luncher avec un de leur ami anglais en visite dans la Ville lumière. J’habitais le 6e arrondissement et lui ai donné rendez-vous tout près, aux Deux Magots. Eddy était producteur de musique, un homme passionnant aux histoires amusantes. Very proper, very British indeed ! Ce déjeuner fut très agréable et vers 15H nous nous sommes dit au revoir.Lire la suite »

Souvenirs d’un mentor autodidacte et curieux

Vous vous souvenez de cet homme derrière les émissions à gags Surprise sur Prise ? Tout a commencé grâce à lui, Marcel Béliveau! « Est-ce que ça te tente de piéger Monsieur Alain Delon? »

J’avais 19 ans et Marcel savait que je partais m’installer à Paris. Il m’avait proposé de travailler sur ses productions pour faire un peu d’argent. C’est pour cette raison que j’ai piégé plusieurs vedettes françaises, et entre autres, Monsieur Alain Delon.

C’était un vendredi soir à Neuilly-sur-Seine, banlieue chic parisienne. Nous avions rendez-vous dans l’appartement d’un producteur intéressé à travailler avec Delon. C’était un grand repas avec plusieurs convives, dont un petit garçon muni d’une oreillette qui « jouait » au surdoué de service et qui répondait à toutes les questions posées. Alain était fasciné par ce génie, mais ne savait pas encore qu’il y avait des gens en régie qui fournissaient toutes les réponses.

Je me souviens avoir très mal dormi la veille du gag puisque mon rôle était d’incarner une jeune écervelée, pour ne pas dire une idiote, qui interrompait sans cesse la conversation pour dire des niaiseries ! Oh boy! Moi, grande fan de cet acteur mythique aux nombreux films cultes, comment allais-je faire ? Mon orgueil en prendrait un sacré coup ! L’idée me tétanisait…

La présence de Monsieur Delon était si forte que j’ai cru me liquéfier quand il est entré dans la pièce. Le temps aurait pu s’arrêter là, mais j’avais un boulot à faire, balancer des âneries!

Le gag s’est très bien déroulé, mais ne fut malheureusement jamais diffusé. Alain Delon s’y était opposé prétextant le cheveu gras… Pourtant, il aurait mérité qu’on le découvre sous cet angle, non pas à cause du cheveu gras, mais bien parce qu’il émanait de lui quelque chose d’authentique, de vrai.Lire la suite »

Jouer les touristes!

 

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la chronique de Patrick Lagacé du dimanche 28 juillet. Comme lui, je me suis déjà posée la question sur la nécessité de voir les incontournables touristiques, ceux que l’on se sent obligé de visiter lorsqu’on a la chance de voyager. Je déplore l’envahissement de certains lieux par des nuées de touristes et comprends tout à fait les mesures de contingentement et restrictions imposées pour sauvegarder l’intégrité de ces endroits (Venise, Dubrovnik, Barcelone, Muraille de Chine, etc). Je pense néanmoins qu’il serait dommage de se priver de ces œuvres d’art et monuments exceptionnels.

Native de Paris, j’y suis revenue dans la vingtaine et ai vécu des moments exaltants, parfois difficiles, des expériences riches qui ont su me forger le caractère! Étudiante en art dramatique au Cours Florent, je me suis mise à travailler assez rapidement. Les hauts et les bas du métier d’actrice font en sorte qu’il est impératif de savoir gérer ses temps libres. Ma mère inquiète et protectrice me répétait souvent: « L’oisiveté est mère de tous les vices… » Je crois que c’est en partie grâce ou à cause de cette maxime que je suis incapable de ne rien faire. J’ai des défauts, mais pas ceux de la paresse et de l’oisiveté!

Bref, comment combler mes temps libres?Lire la suite »

Rester jeune et avoir du fun!

 

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Je ne me vois pas vieillir. Je ne parle pas du physique, mais de mon esprit et de mon cœur. J’ai une fougue et une énergie presque plus vive qu’à vingt ans! Sky is the limit! J’irais même jusqu’à dire que j’ai retrouvé une certaine folie de jeunesse qui n’est évidemment pas incompatible avec la maman responsable, sérieuse, mais imparfaite que je suis.

Avoir du fun n’est pas seulement l’apanage des jeunes! Au party d’anniversaire de mon ado à la fin de l’été dernier, ma présence n’était évidemment pas souhaitée (ce que je comprends tout à fait), mais mon envie d’aller danser et de me pitcher dans la piscine avec la gang était bien réelle! Je me suis évidemment retenue…

Après la parenthèse de deux maternités et d’une liberté restreinte liée à des enfants très jeunes, j’ai éprouvé le besoin de me retrouver pour renouer avec mes rêves et ambitions que j’avais mis en vieilleuse pour la bonne cause. Mon blogue #julielapie et les billets que j’écris régulièrement depuis quatre ans en sont la preuve évidente. J’avais envie de m’exprimer autrement, d’être libre d’aborder différents sujets, de partager des réflexions qui me tiennent à cœur. Un peu thérapeutique tout ça? Oui certainement, il n’y a pas de mal à se faire du bien!Lire la suite »

Danger: cocos de Pâques!

Isabelle Massé est une amie chère, j’aime son humour et suis toujours heureuse qu’elle partage un billet sur #julielapie! Je vous souhaite un très bon week-end pascal! Julie Xx

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Les traditions, c’est important. Il paraît… On ne sait trop pourquoi, mais on s’y accroche comme les photographes à Céline Dion pendant un défilé de mode à Paris. Je parle ici des petites activités familiales qui s’apparentent à la routine. Pas à la transmission du savoir, de la langue, des habiletés pour allumer un feu ou construire un igloo.

Dans ma famille, ces petites traditions ou occasions, programmées chaque année, sont sacrées et inscrites de notre sang dans l’agenda. Au risque de voir quelques membres bouder à l’écoute d’un commentaire légèrement dissident du genre « Pourrait-on changer de resto cette année pour la fête des Pères? ». Vous l’aurez compris, à la fête des Mères, nous nous réunissons toujours au même resto haïtien dans Cartierville. Pour celle des pères, on a souvent élu domicile à une adresse italienne de Saint-Bruno. À Noël, celui qui remet en question le montant consacré à l’échange de cadeaux risque de se faire savonner la langue.

Pourquoi on tend à conduire jusqu’à la même cabane à sucre année après année alors qu’il en existe des dizaines près de la maison ou du chalet? Pourquoi jette-t-on son dévolu et son bikini sur le même tout-inclus à Cuba, au lieu de lorgner d’autres plages et pina colada? Pourquoi le beau-frère tient-il mordicus à son Guide de l’auto de l’année, sous le sapin, depuis 1996? Un psy à cinq cennes me répondrait que, malgré son désir de découvrir de nouvelles contrées lointaines et d’ouvrir de nouveaux livres de recettes, l’être humain s’accroche à ses bons souvenirs et ses repères sécurisants.Lire la suite »