Être femme…

ACS_0086 (5)

Il y des rencontres marquantes, celle avec Aimée en est une. Voici un billet que j’ai écrit il y a un an exactement. Pour les commémorations des 25 ans du génocide rwandais, j’ai eu envie de partager à nouveau avec vous mon coup de cœur pour cette femme au parcours dur et atypique…

Depuis trois ans je m’assois toutes les semaines sur sa chaise et nous parlons. Même si j’ai de la lecture ou du travail à faire, Aimée trouve toujours le moyen de me distraire et de m’intéresser par ses propos pertinents. Elle parle beaucoup, jamais pour ne rien dire et les sujets sont très variés. Nous passons aisément de la politique à la littérature, la cause des femmes, la mode, etc. Comme Julie La Pie, Aimée est curieuse et notre heure de conversation devient un incontournable de ma semaine. En plus de tout ça, elle fait de magnifiques « brushing » ce qui n’est pas banal non plus ! VaVa Voom !

Aimée a 28 ans et vient du Rwanda. Elle ne passe pas inaperçue, grande, exubérante, souriante et féminine jusqu’au bout des doigts !

Depuis plusieurs mois, elle travaillait assidûment à l’écriture d’une histoire avec son amoureux. Ne dit-on pas que nous portons tous un livre en soi ? Le projet prit de l’importance et un jour le nom de l’éditeur Gallimard fut évoqué. J’étais si heureuse pour elle !

À la fin février, Aimée me tendit fièrement le carton d’invitation de son lancement. Bien sûr, elle pouvait compter sur moi !

Comme d’habitude elle sécha mes cheveux, mais semblait agitée et nerveuse. Elle parlait tellement vite que les mots et les phrases se bousculaient. Est-ce que j’avais bien compris ce qu’elle tentait de me dire ?

« Moi qui suis une femme trans ? Oui ma chérie, tu as très bien entendu ! »Lire la suite »

Janvier le terrible!

Si j’avais à choisir un mot pour qualifier le mois de janvier, j’utiliserais “réflexion”. Ce premier mois de l’année me fait chaque fois le même effet; celui d’une parenthèse ou d’une bulle nécessaire, mais étouffante. Un long lendemain de veille qui dure 31 jours où je me convaincs d’entamer ce nouveau cycle sur de bonnes bases. C’est dans cet état d’esprit de première de classe un peu fatigante que je décide de dormir encore plus, de manger encore mieux, de faire une cuisine plus variée pour ma petite famille, de ne pas boire une goutte d’alcool (maudit Dry January), de m’entraîner plus fort, de rester davantage à la maison, de tout réorganiser…

Cette hibernation consciente me donne l’impression d’être en “pénitence” tout janvier et d’attendre impatiemment février, où l’espoir renait, pour avoir du fun et revenir à une vie certes réglée, (pas le choix) mais ô combien plus palpitante! Comme si ce moment en “veilleuse” était inévitablement un passage obligé.

Il faut dire que notre cher hiver n’aide pas beaucoup. Ses caprices et sautes d’humeur (changements climatiques obligent) rendent le quotidien bien pénible… “On l’a pas facile” comme dirait l’autre, particulièrement cette semaine…Lire la suite »

Retrouver la magie de Noël

Chaque année je me fais la même réflexion; je ne profite pas du mois de décembre. Non seulement il passe si vite, mais j’ai l’impression d’une course effrénée, d’une sorte d’urgence incontrôlée pour maximiser le temps! Tout faire pour clore l’année comme il le faut, même ce qui n’est pas nécessaire!

En pleine heure de pointe, quelle folle idée d’aller porter une vieille jupe chez la couturière? Ben parce que « tant qu’à faire » pis c’est Noël! Si jamais l’envie me prenait de la mettre au bout de trois ans… Niaiseux comme ça, je vous épargne les autres exemples! Fatigue et essoufflement garantis…

Et si je ralentissais un peu la cadence pour apprécier le temps des Fêtes? Je suis à la campagne, la maison est finalement calme. Les lumières sont tamisées et l’ambiance chaleureuse. Je suis allongée sur le canapé, la jetée jusqu’au nez et j’admire l’arbre de Noël qui brille majestueusement. Je ne veux ni musique, ni télé, ni bruit. Simplement me poser quelques instants et entrer dans ma bulle afin de retrouver la magie de Noël…

24 décembre, mon jour préféré. J’ai sept ans et comme chaque année papa commente le parcours du père Noël autour du monde. Sa longue tournée est déjà terminée en Australie puis en Asie. Est-il peut-être déjà passé en France chez les cousins et s’apprête-t-il à traverser l’Atlantique pour se diriger vers le Québec ?  Ma sœur et moi venons de regarder Astérix à Ciné-Cadeau, maman veut que nous allions nous coucher afin de pouvoir réveillonner. Je suis trop excitée pour dormir, mon cœur bat la chamade ! Je résiste au sommeil de peur de rater quelque chose, mais en vain…Lire la suite »

Mais d’où viennent les expressions?

image

 

Petit billet léger et ludique à lire les doigts de pieds en éventail, si possible au bord d’une piscine, d’un lac ou allongé dans l’herbe!

J’ai un plaisir fou à utiliser des expressions dans mon langage de tous les jours. Ce qui fait beaucoup rire mes enfants ! Les phrases semblent plus colorées et les idées, tellement plus imagées. Je fais un savoureux mélange des genres grâce à ma double nationalité : Québécoise par ma mère, Française par mon père. Je ratisse même du côté de la Suisse avec leur fameux  « Y’a pas le feu au lac ! »

Mais d’où viennent-elles ces expressions ? Quelles sont leurs origines ? Quelle est la petite histoire de la chienne à Jacques ou des bidous? Pourquoi c’est quétaine ou c’est une autre paire de manches? Derrière ces expressions se cachent des traditions, des légendes et du folklore.   Évidemment inutile de préciser que tout n’est pas coulé dans le béton ! En voici un petit résumé.

La chienne à Jacques

J’adore cette expression ! Qui est Jacques, qui est sa chienne ? Expression du bas du fleuve datant du 19e siècle. Jacques Aubert était un célibataire endurci et vivait avec sa chienne qui avait une maladie et avait perdu tout son poil. Pour qu’elle n’ait pas froid, Jacques lui mettait de vieux chandails usés. Donc quand on voulait se moquer de quelqu’un de mal attifé, on disait qu’il était habillé comme la chienne à Jacques !

C’est quétaineLire la suite »

Cinq petites heures…

paris-cdn-locations-images.tripomatic.com_

Il y a quelques semaines, mes parents sont allés rendre visite à ma sœur et à mes neveux qui habitent en France. Le lendemain de leur arrivée, mon père ne se sentait pas très bien et avait du mal à reprendre son souffle.

Papa est une force de la nature, il est de cette génération de Baby Boomers qui ne se plaint jamais ! Le voir dans cet état n’était pas habituel, ma sœur Clara a immédiatement téléphoné au Samu (service d’aide médical urgente). À la seule mention de l’âge de mon père et du récent vol d’avion, le Samu n’a pris aucune chance et a aussitôt dépêché SOS Médecins sur place. Trente minutes plus tard, mon père faisait un électrocardiogramme qui semblait normal, mais l’écoute des ses poumons et sa toux n’étaient pas bonnes. Le docteur à domicile souhaitait valider ses impressions par des examens plus poussés. Avec une ordonnance, il a envoyé papa à l’hôpital.

Les services hospitaliers ont pris le relais avec radiographie des poumons et prises de sang. Un autre médecin a analysé le dossier mais un doute persistait, celui d’une embolie pulmonaire. Les risques sont effectivement plus élevés après un long vol d’avion. Dans l’incertitude, un spécialiste fut consulté et un scanner des poumons a été effectué. Tous doutes finalement et heureusement écartés, papa avait une grosse infection des bronches et des poumons, une broncho-pneumonie. On lui administra d’emblée une première dose d’antibiotiques puis il repartit chez ma sœur mal en point et fiévreux, mais néanmoins soulagé du diagnostic.

Le plus étonnant dans cette histoire ? Lire la suite »