C’est ça la vraie liberté!

 

 

Il y a un an, c’est avec un brin de nostalgie que je laissais partir l’année 2019 car elle avait été bonne. Fidèle à une tradition suédoise que je pratique depuis longtemps, je lui avais dit au revoir avec douceur et gratitude par la porte arrière de ma maison. Puis, par la porte principale en grande pompe et avec un décorum qui frôle l’excessif, j’avais accueilli 2020.

Un tel nombre ne pouvait que laisser présager une année grandiose! Le prochain alignement numérique de la sorte n’interviendrait qu’en 2222! Mes attentes étaient hautes et force est de constater que nous avons été bien servis… Quelle déconfiture!!!Lire la suite »

Revivre une émotion intense…

Les parfums et les senteurs ont chez moi un pouvoir évocateur puissant. Il suffit de quelques effluves pour être transporté dans un univers du passé et revivre une émotion intense. Le temps s’arrête grâce à un parfum, une tarte aux pommes, un gazon fraîchement coupé, une pluie d’été… Des photos et des airs de musique me procurent aussi cette sensation bienveillante.

Par un petit matin gris de décembre, un courriel reçu de ma mère a piqué ma curiosité: « 835 rue L.  à vendre. »

J’ai attendu d’être seule à mon bureau, loin de l’agitation familiale du début de journée, puis j’ai cliqué sur le lien…Lire la suite »

Tradition suédoise

Julie DuPageChaque année depuis longtemps, je pratique cette tradition suédoise découverte lors d’un voyage en Scandinavie dans ma vingtaine, juste avant les fêtes de Noël. Mes enfants pensent que je suis une peu bizarre, mais qu’à cela ne tienne ce ne sera pas la première fois!

En janvier, il s’agit de faire sortir l’année terminée par la porte arrière. Si elle a été bonne, lui dire au revoir avec douceur et gratitude. Par contre, si l’année s’est révélée difficile, on la sort à coups de pieds dans le c…  Le balai est de mise et il est important (toujours selon la coutume) d’exprimer ses sentiments à voix haute. D’où le jugement et roulement d’yeux de ma progéniture gênée par l’attitude surprenante leur « moman » !

Ensuite, par la porte de l’entrée, on accueille en grande pompe avec décorum et comme il se doit la nouvelle année, tel un invité prestigieux qu’on aimerait mettre de notre bord! « S’il-te-plaît 2020, soit heureuse et chanceuse! »

Si la coutume vous intéresse et comme moi n’avez pas peur du ridicule, sachez que vous avez jusqu’au 31 janvier! Vous ne perdrez rien à essayer et gagnerez peut-être un fou rire salutaire, qui sait!

Je n’ai rien à redire de 2019 que j’ai laissé partir avec un brin de nostalgie… Je suis excitée par 2020, je la sens bien!Lire la suite »

Ouf… les cadeaux de Noël

Et dans votre famille, comment ça se passe les cadeaux de Noël? Êtes-vous à bout de souffle?  Bonne lecture! Julie

immagini-auguri-natale-3-720x509

Dans mon entourage, les avis sont partagés. Il y a les «traditionnels» qui ont un quotidien s’apparentant à un marathon en décembre. Qui s’essoufflent pour acheter les 37 présents qu’ils souhaitent ab-so-lu-ment donner à fiston, à l’amoureux, à grand-maman, l’autre grand-maman, la nouvelle blonde de papa, Fido, la gardienne, la prof de piano, l’électricien-qui-était-donc-ben-fin-et-qui-nous-a-juste-facturé-une-heure-alors-qu’il-en-a-travaillé-deux. Ceux qui tiennent à trouver les objets les plus originaux, inattendus. Le truc de fou déniché au kiosque 434 du Salon des métiers d’arts. Parce que Noël, c’est aussi des surprises.

Puis il y a ceux, comme moi et mes proches, qui souhaitent encore avoir un compte de banque garni en janvier et ne pas dire «santé» à bout de souffle le 25 décembre. Ceux qui optent, en famille, pour un échange de cadeaux. Oui, un peu par paresse. Mais surtout parce que courir pendant un mois à presque temps plein pour mettre la main sur un centre de table personnalisé ne fait plus sécréter d’hormone du plaisir. 

La pige chez nous a été implantée il y a 14 ans. Quelle joie «pratico-pratique» depuis d’avoir une seule personne à chouchouter (bon un peu plus, car on n’embarque pas nos enfants dans l’échange et on estime que la prof de mon plus jeune a besoin de sa boîte de chocolats ou de sa bouteille de cidre de glace pour enfin décompresser)!

Dans une autre vie, ma quête de cadeaux se terminait le 24 à 17h. Le dernier à qui je trouvais quelque chose à offrir à la pharmacie du coin, je l’avoue, était un peu négligé… 

Jugez-moi, mais j’aime bien aujourd’hui que ma liste de cadeaux ne tienne que sur un Post-it d’un pouce par un pouce et demi. C’est ça pour moi, la magie de Noël, ho, ho, ho!

Cette année, on s’est fixé un budget de 75$.  Je ne me ferai pas remettre de sac à main griffé ni de boucles d’oreille en or ni de robe de chambre en satin par le cousin. Mais il me restera des sous pour me les procurer. À mon goût, en temps et lieu. Sans avoir à conserver la facture, au cas où…

Heureusement, une pige ne veut pas dire que recevoir est exempt de surprises. Nous accompagnons toujours notre échange de cadeaux d’un petit jeu pour faire découvrir notre heureux élu: un poème, une chanson, un dessin ou un bricolage. Ça, c’est quand tout se passe bien… Car cette année, mon amoureux a égaré le bout de papier de la personne qu’il a pigée…avec les suggestions-cadeaux accrochées à son nom. Vous dire à quel point il a prié le petit Jésus pour que le papier lui revienne comme par miracle dans sa paire de jeans. Sa Foi en a pris un coup devant ses poches de pantalons toujours vides. On soupçonne la laveuse de conserver à tout jamais le secret.

Notre «tradition» d’échange familial a réduit d’une heure la période de déballage de cadeaux. Et, du même coup, nous devançons le repas de dinde farcie. Et que dire de la réduction du budget de rouleaux de papier d’emballage? Et l’élimination de doublons de pyjamas en flannalette? Eh! oui, opter pour une telle activité, c’est faire une jambette à la surconsommation. J’imagine déjà David Suzuki sourire en me lisant.

Isabelle