À quand le girl’s club?

 

shakira-and-jennifer-lopez-perform-onstage-during-the-pepsi-news-photo-1580742509

Ce n’est pas vraiment le Super Bowl qui m’intéresse, mais bien le spectacle de la mi-temps. Cette année c’était différent. Motivation et fierté étaient au rendez-vous pour la novice de football que je suis! La présence de Laurent Duvernay-Tardif, que j’ai eu la chance de rencontrer lors de l’animation du triathlon de la Fondation CHU Ste-Justine, changeait tout! Il suffit de discuter cinq minutes avec ce grand gars pour réaliser à quel point c’est un être à part, généreux et rassembleur. Son impressionnant parcours atypique, fait de lui un modèle à suivre pour les jeunes qui pensent trop souvent à emprunter des avenues faciles et instantanées… Quel bel exemple de persévérance! Tracer sa route à travers les difficultés, triompher magistralement à force de travail acharné et de détermination, oui c’est possible! Serait-ce le mythe du héros auquel il est si rassurant de s’identifier pour mieux se projeter?

Depuis hier, je lis des critiques acerbes, souvent de la part de femmes, sur le spectacle de Jennifer Lopez et de Shakira; Hypersexualisation, culture du pimp, vulgarité, etc. Les réseaux sociaux et les lignes ouvertes se sont enflammés. Il y a certes du vrai dans ces réactions.

Néanmoins dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ces performances! J’y ai vu un hymne au pouvoir des femmes qui s’unissent et s’assument librement, pleinement. C’est aussi une des expressions du féminisme en 2020, être bien dans son corps, en contrôle de son image, revendiquer sa sexualité, sachant pertinemment que cela n’empêche aucunement d’avoir une tête bien faite et d’accomplir de grandes choses.Lire la suite »

#MoiAussi

Julie moiausi

On m’avait dit que Paris était une jungle. On m’avait prévenue… À 18 ans, sur l’invitation d’un grand agent parisien, je débarquais dans la Ville Lumière. Très jeune je voulais être actrice, et le film « La gifle »  avec Isabelle Adjani fût l’un des déclencheurs de cette passion. Je dévorais les films les uns après les autres, même s’ils n’étaient pas de mon âge. Kusturika, Almodovar, Wilder, Kazan, Truffaut, etc. Le même phénomène se produisait avec les livres. Cette envie d’incarner des personnages, de vivre une vie qui ne serait jamais la mienne. Ce désir viscéral d’être parfois tout et son contraire, tantôt douce et fragile, tantôt forte et puissante… J’étais profondément attirée par ces différentes nuances.

Je me suis retrouvée seule au début des années 90 dans mon petit studio de la rue Princesse, le cœur gonflé à bloc et la tête pleine d’espoir. L’avenir m’appartenait, j’y croyais plus que jamais ! Mais à quel prix…Lire la suite »