Mignonne…

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Depuis le début de l’été, je retrouve mes classiques de la poésie. Certains me reviennent en mémoire, j’aime les réciter à voix haute et me laisser porter par les mots et leur musique… Voici celui qui fût un des premiers à émouvoir ma sensibilité d’adolescente. La jeunesse passe comme le temps d’une fleur…Lire la suite »

« Dieu ne pouvait pas être partout, alors il créa la mère »

Au début de leur mariage, mes parents vivaient en France. Mon père avait été muté dans une petite ville du sud et travaillait beaucoup. Ma mère s’ennuyait de sa famille au Québec, de ses amies, de ses repères … Puis, je suis née, et maman recréa ce qu’elle avait avec sa propre mère, et ce que sa mère avait avec la sienne, c’est-à-dire une osmose totale. Toute ma vie, j’ai ressenti son rôle protecteur, bienveillant, jamais étouffant.

Beaucoup d’amour et juste assez de liberté pour assouvir mes rêves et me donner des ailes !Lire la suite »

PARIS

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Ce matin, j’ai reçu d’un ami français, ce très beau poème d’Aragon…

PARIS

Où fait-il bon même au coeur de l’orage


Où fait-il clair même au coeur de la nuit


L’air est alcool et le malheur courage


Carreaux cassés l’espoir encore y luit


Et les chansons montent des murs détruits

 

Jamais éteint renaissant de la braise

Perpétuel brûlot de la patrie

Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise

Ce doux rosier au mois d’août refleuri

Gens de partout c’est le sang de Paris

 

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre

Rien n’est si pur que son front d’insurgé

Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre

Que mon Paris défiant les dangers

Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

 

Rien ne m’a fait jamais battre le coeur

Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer

Comme ce cri de mon peuple vainqueur

Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré

Paris Paris soi-même libéré

Louis Aragon, 1944