Si j’étais un super héros…

 

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Depuis des années je fais souvent le même rêve; celui d’arriver dans différents pays et de communiquer verbalement et spontanément avec les gens. C’est un fantasme très libérateur, mais bien sûr utopique puisqu’il n’y a dans ce cas, ni barrières linguistiques, ni conflits, ni incompréhensions. Le bonheur de se comprendre sans intermédiaires! Un vœu pieux?

Je pense que tout cela remonte à mes cours de catéchisme et plus particulièrement au récit biblique de la tour de Babel. Je vous remets dans le contexte de cette histoire que l’on m’a racontée quand j’étais petite fille et qui visiblement m’a marquée et impressionnée. Les hommes parlaient une langue unique. Par orgueil, ils décidèrent de défier Dieu et de construire une immense tour pour atteindre les portes célestes. Dieu en fût courroucé et pour les punir, multiplia les langues. Hélas, plus personne ne se comprenait. Cela créa le chaos, la confusion et la discorde, d’où l’expression populaire : c’est une vraie tour de Babel!

Je parle le français, l’anglais et me débrouille en espagnol. J’aimerais connaitre d’autres langues, mais serais évidemment très loin du compte puisqu’il y en a au moins 6000 répertoriées dans le monde! Je considère leur enseignement essentiel et tiens le même discours à mes enfants.Lire la suite »

Je réalise un rêve de petite fille…

Voilà une semaine qui se termine bien! 35 ans plus tard, je réalise un rêve de petite fille…

J’ai connu Guillaume à l’âge de 8 ans. Nos parents possédaient une maison à la campagne et nous passions des étés mémorables au bord de celui que j’appelle encore “mon lac”, le Memphrémagog. De purs moments de joie, de bonheur et d’insouciance. Nous pouvions l’être encore à cette époque…

Guillaume et moi étions inséparables et même les petites chicanes de bande d’amis n’ont jamais eu raison de notre connivence. Nous appartenions indéniablement à la même équipe!

Que ce soit en balade à vélo, en disputant un match de tennis ou étendus dans l’herbe à nous prélasser au soleil, nous parlions tout le temps! Ça n’a pas changé aujourd’hui. Nous refaisions le monde et nous nous projetions dans l’avenir. Rien n’arrêtait nos rêves les plus fous.

Les après-midis pluvieux se passaient au son de la bonne musique des années 80, sous la véranda chez Guillaume! C’est là que je lui ai proposé ce pacte et que nous nous sommes fait cette promesse… Je voulais devenir actrice, il souhaitait travailler dans le domaine de la mode. Je deviendrais sa muse à l’instar de Hubert de Givenchy avec sa chère Audrey Hepburn. Comme dans la chanson d’Aznavour, “Je me voyais déjà en haut de l’affiche” arborant fièrement une robe signée “Guillaume”!

Au tout début de notre vingtaine, nous vivions dans le 6e arrondissement de Paris, à quelques rues l’un de l’autre. Sa présence non loin de moi me rassurait. Combien de fois nous sommes-nous encouragés à persister dans la jungle parisienne? C’était une période exploratoire, formatrice, excitante, mais ô combien difficile.Lire la suite »

Amour royal

 

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« Tu es la plus belle fille du monde… après Meghan. » Quoi? Jusqu’au samedi 19 mai, j’étais à ses yeux la plus belle fille du monde. Point. C’était avant que mon amoureux ne se décide d’assister par écran plat interposé au mariage de l’actrice Meghan Markle et du prince Harry. La couleur de notre peau étant similaire, il n’en a pas fallu plus pour qu’il me surnomme sa Meghan. Mon métissage a le dos large. Disons que les bleus de nos voitures décapotables ont plus de liens de sang que les épidermes caramel de la désormais duchesse de Sussex et de la roturière du Mile-End que je suis. Mais quand tu veux vivre un rêve royal par procuration…

Comme je souhaite regagner la première place de son concours de beauté, je me suis mise à nous chercher des similitudes à Meghan Chose et à moi (ben non, je ne suis pas jalouse!). Nos jeunesses? Nos goûts vestimentaires? Nos aspirations sociales et professionnelles? Notre chute de rein? Nos produits capillaires? Notre compte de banque? En vain. Rien trouvé. Nada.

Jugez plutôt! Lorsque l’homme de ma vie m’a demandé en mariage, il y a quatre ans,  je lui ai fait savoir que j’aspirais à une modeste réception d’au plus 300 invités. Pas 600 comme dimanche dernier. Ma robe? Je vise les boutiques de la Plaza St-Hubert pour me draper de blanc, comme la directrice de Givenchy retourne rarement mes appels.  Je n’ai jamais fréquenté de gars aux cheveux roux. Je ne connais pas les jumeaux de Ben Mulroney. Oui, j’adore Londres, mais pour son histoire musicale avant son Palais de Buckingham. La grand-mère de mon époux n’a pas cette fâcheuse manie de faire coordonner sa jupe, sa veste, son sac à main, ses bas-culottes, ses souliers et son chapeau dans des tons pastel depuis des décennies. Après vérification dans mon porte-monnaie, je confirme qu’aucun membre de ma famille ne figure sur des billets de banque canadiens.Lire la suite »

Déroule ta jupe ma grande!

Les chiens ne font pas des chats! Ma fille Billie a le goût de l’écriture comme sa maman! Elle veut que je précise qu’elle a écrit ce billet toute seule! C’est tellement important d’encourager nos enfants à se réaliser et à poursuivre leurs rêves…  Bravo ma Biquette et surtout, continue… 

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Collaboration spéciale – Billie du Page

Même si les surveillantes disent « déroule ta jupe, monte tes bas », toutes les filles qui portent des uniformes scolaires trouvent des moyens pour être plus « stylées » avec leur tenue. La tactique la plus connue est de rouler la jupe à la taille pour la rendre plus courte. Cette « tradition » remonte à très longtemps puisque ma mère ainsi que ma grand-mère faisaient pareil!Lire la suite »

#MoiAussi

Julie moiausi

On m’avait dit que Paris était une jungle. On m’avait prévenue… À 18 ans, sur l’invitation d’un grand agent parisien, je débarquais dans la Ville Lumière. Très jeune je voulais être actrice, et le film « La gifle »  avec Isabelle Adjani fût l’un des déclencheurs de cette passion. Je dévorais les films les uns après les autres, même s’ils n’étaient pas de mon âge. Kusturika, Almodovar, Wilder, Kazan, Truffaut, etc. Le même phénomène se produisait avec les livres. Cette envie d’incarner des personnages, de vivre une vie qui ne serait jamais la mienne. Ce désir viscéral d’être parfois tout et son contraire, tantôt douce et fragile, tantôt forte et puissante… J’étais profondément attirée par ces différentes nuances.

Je me suis retrouvée seule au début des années 90 dans mon petit studio de la rue Princesse, le cœur gonflé à bloc et la tête pleine d’espoir. L’avenir m’appartenait, j’y croyais plus que jamais ! Mais à quel prix…Lire la suite »