Le paradis de l’uniforme

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À la veille du retour en classe si plusieurs parents fondent en larmes à l’idée de reprendre leur quart de travail de faiseurs de lunchs au quotidien, mon drame est ailleurs. Et il se nomme « uniforme scolaire». On y voit d’abord que des avantages à habiller en série nos enfants: pas de discrimination possible entre étudiants lorsqu’on a le choix de se vêtir qu’en bleu et blanc, blanc et bleu ou bleu et bleu. Il y a aussi le bonheur, chaque matin, de pouvoir simplement allonger le bras pour récupérer un polo, pantalon ou jupe, au sortir du lit, un œil ouvert alors que l’autre termine un songe.

C’est ce que j’entends et constate depuis de nombreuses années, moi qui ai fait mon primaire chez les « sœurs », dans une banlieue de Montréal. On y défilait alors dans les corridors et classes du pensionnat avec une tunique à carreaux bleu et vert pour les filles et un pantalon gris à la coupe qui défiait le bon goût pour les garçons. Le tout garni d’un chandail à col roulé, trop roulé et exagérément serré au cou.

Un réel avantage ces habits d’école imposés? Oui mais… À la fin de l’été, mon garçon de nature souriante en perd sa bonne humeur contagieuse dès qu’on ose lui dire : « Monte dans la voiture, on s’en va acheter ton uniforme! ». Avec raison! Pas qu’il déteste l’idée de retourner à l’école, pas qu’il lève le nez sur l’uniforme en soit, mais parce que des entreprises qui vendent des uniformes ont trouvé le moyen de se mériter un D en matière d’expérience d’achat. C’est, (comment dire les choses en restant polie) d’une désarmante platitude lorsqu’on se rend dans un tel magasin débourser des centaines de dollars pour des vêtements neufs. À mes yeux, un tel magasinage annuel soporifique et inefficace rend une conversation avec un vendeur de chauffe-eau ou un rendez-vous pour un plombage palpitant!

Heureusement, j’ai pensé faire le plein d’essence avant de rouler jusqu’au magasin d’uniformes à des kilomètres de ma maison. Je regrette mon ancien fournisseur qui était situé à deux pas, jusqu’à ce qu’il ferme ses portes après une faillite. Et si au moins c’était l’Olympe au bout de la route! On a plutôt droit à un entrepôt beige à côté duquel un magasin Sears passerait pour Disneyworld. À l’ère des expériences d’achat à la Frank & Oak et Cos, il est étonnant qu’on choisisse d’étaler sa marchandise dans des lieux drabes. Que les parents doivent se heurter à des étalages qui ne contiennent pas toutes les tailles requises, alors que l’entreprise sait exactement combien d’étudiants fréquenteront les établissements qu’elle fournit en uniformes, me dépasse également. Par ailleurs, j’ai une pensée pour le personnel qui doit se farcir les moues pas toujours agréables de parents exaspérés.

Avec deux enfants, j’en ai encore pour quelques années à fréquenter ces endroits paradisiaques. J’aspirerais à un lieu avec espace aménagé en salon et café, salle de jeux, passerelle pour défilés de mode, le tout zen avec fond sonore de bruit de chute d’eau… non, je divague! Il y a probablement une bonne raison (financière, logistique?) d’installer la marchandise dans de tels entrepôts, mais un simple petit coin fauteuil avec un tapis de chez IKEA et des magazines de l’an dernier avec Marie-Mai en couverture, est-ce trop demander? Des cabines d’essayage qui restent fixées au sol, plutôt que de rouler jusqu’à la caisse, quand notre enfant s’y trouve? Des endroits qui ne nécessitent pas l’activation d’un GPS pour s’y rendre? Je ne demande pas la lune. Pas même un espace 5 étoiles ou un environnement «instagrammable» à la pop-up store. Simplement un endroit où on ne fera pas d’urticaire en y entrant, mais où on pourra plutôt vivre un moment agréable. Tant qu’à nous l’imposer… Oui, agréable, ça se peut? Et qui ramènera la tâche de faire les lunchs au premier rang des petits irritants dans mon agenda scolaire!

Isabelle

Ces profs qui font la différence 

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Nous étions à table tous les quatre et comme il est de mise en juin, mes enfants faisaient le bilan de leur année scolaire : les points forts, les coups de cœur, les embûches, les profs, les amis, etc. J’aime ces rituels de famille où nous prenons le temps. Je suis toujours étonnée de voir combien les langues se délient autour d’un bon repas, même du côté de mon ado de 13 ans ½ !

Ma Biquette traverse cette phase où le roulement des yeux est de rigueur et où nous, ses parents, ne pouvons juste pas comprendre! Je me rattrape avec mon fils de 11 ans qui me trouve encore cool et fun ! Mais pour combien de temps ?

Notre discussion était animée et joyeuse et soudainement ma fille s’est mise à pleurer. De chaudes larmes qui m’ont émue. Je l’ai prise dans mes bras et doucement j’ai cherché à comprendre la raison de ce gros chagrin.

Entre deux sanglots et d’une voix à peine audible, j’ai compris… Elle allait quitter Madame M. sa titulaire de secondaire 2 et aussi sa prof de maths. Celle qui aura toujours une place spéciale dans son cœur…

En principe, Billie plus  maths  egal pas  une histoire d’amour, bien au contraire ! L’année dernière, elle avait un professeur cérébral, élitiste qui s’intéressait davantage aux élèves  matheux et très doués.

De semaine en semaine, de mois en mois, ma Biquette désemparée et stressée perdait confiance en elle, doutait de ses capacités, obtenait de piètres notes et maudissait encore plus les « foutues » mathématiques.

À la rentrée, sa rencontre avec Madame M. changea absolument tout ! Lire la suite »

Déroule ta jupe ma grande!

Les chiens ne font pas des chats! Ma fille Billie a le goût de l’écriture comme sa maman! Elle veut que je précise qu’elle a écrit ce billet toute seule! C’est tellement important d’encourager nos enfants à se réaliser et à poursuivre leurs rêves…  Bravo ma Biquette et surtout, continue… 

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Collaboration spéciale – Billie du Page

Même si les surveillantes disent « déroule ta jupe, monte tes bas », toutes les filles qui portent des uniformes scolaires trouvent des moyens pour être plus « stylées » avec leur tenue. La tactique la plus connue est de rouler la jupe à la taille pour la rendre plus courte. Cette « tradition » remonte à très longtemps puisque ma mère ainsi que ma grand-mère faisaient pareil!Lire la suite »

Ces étés d’insouciance

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La fraîcheur d’aujourd’hui nous rappelle à l’ordre! Dès demain 8h30, l’école recommence pour mon Titou. Son enthousiasme n’est pas débordant (le mien oui!), mais ses yeux pétillent à l’idée de retrouver les copains de classe, rencontrer son professeur et découvrir fièrement ses nouveaux livres de 5ème année!

Je suis assise à mon bureau et je l’entends discuter avec sa sœur des formidables vacances qu’ils ont eues, particulièrement des moments précieux passés avec les cousins de France. Lire la suite »

Julie, calme-toi le pompon !

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C’est à se demander si c’est ma fille Billie ou moi qui s’apprête à passer les tests d’admission au secondaire ! Vivement le 4 octobre midi pour que ce calvaire cesse…

Tout a débuté sur un terrain de soccer au mois de mai dernier… Entre deux tweets, une photo Instagram et un statut Facebook, j’encourageais distraitement l’équipe de mon fils. On est encore loin du jeu de pieds de Didier Drogba!

Une maman que je connaissais est venue me demander si j’avais pris un tuteur pour préparer Billie aux examens du secondaire. Je suis de nature organisée, mais là, je n’avais pas encore anticipé ou même envisagé la chose. Pourquoi un tuteur quand les résultats scolaires sont bons ? Est-ce vraiment nécessaire ? Je pensais tout simplement acheter les livres de révision, superviser le tout et hop, l’affaire était dans le sac ! No problemo amigo !Lire la suite »