Prove them wrong!

par Madame Lise Watier

Je suis très admiratrice du parcours de Madame Lise Watier. Il y a quelques semaines, j’étais assise à ses côtés et elle me racontait tous les projets sur lesquels elle travaillait. Elle n’arrête jamais! Ses conseils: croire en soi et persévérer… Madame Watier m’a fait l’honneur d’écrire un billet pour mon blog… Voici la leçon de son grand-papa…

Julie pour ton blog, une leçon apprise de mon grand-papa adoré:

Jeune étudiante, je me faisais taquiner par mes compagnes de classe qui me disaient: « les premières de classe, ça ne réussit jamais dans la vie! » Ambitieuse et travaillante comme j’étais, ces mots m’atteignaient beaucoup.

En confiant ma peine à mon grand-père adoré, j’ai reçu ce conseil précieux: « C’est simple! Tu n’as qu’à leur prouver qu’elles ont tort »

Prove them wrong!

Ce bon conseil m’a servie tout au long de ma vie.

Quand je me suis lancée en affaires, personne ne croyait en mon rêve. Et même une étude de marché que j’avais commandée en 1971, avait été dévastatrice! Personne n’achèterait de produits Lise Watier, compagnie québécoise, alors que toutes les consommatrices de l’époque achetaient soit des produits français, soit des produits américains déjà bien implantés ici. 30 ans plus tard, les produits Lise Watier occupaient la première position des ventes de cosmétiques au Québec.

I proved them wrong!

En 1996, à Paris, alors que l’acheteuse principale de la promotion Noël au Canada, avait levé le nez, d’une façon très hautaine, sur notre parfum Neiges, (le parfum #1 au Québec). Parmi tous les produits en provenance du Canada représentés dans cette promotion, le produit qui s’est le plus vendu? Neiges!

I proved her wrong! Encore une fois.

Ce conseil m’a tellement motivée à me surpasser, à croire en moi, et à persévérer dans l’atteinte de mes objectifs, que je ne peux m’empêcher de le partager avec celles qui doivent se battre et se débattre pour atteindre leur but.

J’ai appris aussi que le mot bonheur se conjugue mieux avec le verbe ÊTRE qu’avec le verbe AVOIR.

Lise Watier

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#MoiAussi

Julie moiausi

On m’avait dit que Paris était une jungle. On m’avait prévenue… À 18 ans, sur l’invitation d’un grand agent parisien, je débarquais dans la Ville Lumière. Très jeune je voulais être actrice, et le film « La gifle »  avec Isabelle Adjani fût l’un des déclencheurs de cette passion. Je dévorais les films les uns après les autres, même s’ils n’étaient pas de mon âge. Kusturika, Almodovar, Wilder, Kazan, Truffaut, etc. Le même phénomène se produisait avec les livres. Cette envie d’incarner des personnages, de vivre une vie qui ne serait jamais la mienne. Ce désir viscéral d’être parfois tout et son contraire, tantôt douce et fragile, tantôt forte et puissante… J’étais profondément attirée par ces différentes nuances.

Je me suis retrouvée seule au début des années 90 dans mon petit studio de la rue Princesse, le cœur gonflé à bloc et la tête pleine d’espoir. L’avenir m’appartenait, j’y croyais plus que jamais ! Mais à quel prix…Lire la suite »

Hey la Balance, sors de ce corps !

Julie Dupage -1133 fl

Je ne crois pas à l’astrologie et encore moins aux signes du zodiaque. En fait, ça ne m’intéresse pas vraiment. Mais force est d’admettre qu’en bonne Balance du 6 octobre que je suis, j’hésite beaucoup ! Mon hésitation est diamétralement opposée à l’importance des décisions que j’ai à prendre, c’est-à-dire que plus c’est niaiseux, nono et anodin, plus je tergiverse.

Tenez, pas plus tard qu’hier, j’étais à la pharmacie pour m’acheter une brosse à dents. Avez-vous déjà remarqué le choix qui s’offre à nous ? La douceur, la souplesse, l’inclinaison des poils pour un brossage plus efficace et moins de plaque… Sans oublier les couleurs ! Est-ce que j’avais envie d’une rose ou d’une bleue, ma couleur favorite ? Et pourquoi ne pas sortir de ma zone de confort et choisir une orange ! Oups, elles existent en deux tons, c’est chouette ça aussi ! Je n’étais pas sortie de l’auberge ! Bref, j’ai dû perdre au moins 10 minutes de mon précieux temps !

Si j’ai le malheur d’aller dans un restaurant au menu imposant, Lire la suite »

J’ai dit non, plus jamais !

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Non, plus jamais ! Ce sont les mots que j’ai prononcés lorsque j’ai amené ma chienne Olga chez le vétérinaire. C’était la fin, 15 ans, malade, plus de dents, une cataracte et j’en passe, la pauvre ne ressemblait plus à l’adorable petit Yorkshire que j’étais allée chercher à Chartres. Mais l’amour rend aveugle et j’ai versé de chaudes larmes pour cette petite bête qui avait partagé ma vie de jeune adulte, entre Paris, Los Angeles et Montréal. « Non plus jamais, maman a trop de peine ! » ai-je dit aux enfants. Quelques années plus tard, j’ai changé d’idée…

Il y a presque deux ans, une nouvelle fracassante est venue ébranler notre petit cocon familial. Petit à petit, nous nous sommes reconstruits, puis l’idée d’accueillir un chien est revenue sur le sujet. Pour recoller, comme il le faut, nos petits cœurs ébranlés qui avaient tant pleuré. Lire la suite »

PARIS

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Ce matin, j’ai reçu d’un ami français, ce très beau poème d’Aragon…

PARIS

Où fait-il bon même au coeur de l’orage


Où fait-il clair même au coeur de la nuit


L’air est alcool et le malheur courage


Carreaux cassés l’espoir encore y luit


Et les chansons montent des murs détruits

 

Jamais éteint renaissant de la braise

Perpétuel brûlot de la patrie

Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise

Ce doux rosier au mois d’août refleuri

Gens de partout c’est le sang de Paris

 

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre

Rien n’est si pur que son front d’insurgé

Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre

Que mon Paris défiant les dangers

Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

 

Rien ne m’a fait jamais battre le coeur

Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer

Comme ce cri de mon peuple vainqueur

Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré

Paris Paris soi-même libéré

Louis Aragon, 1944